Maman, c’est fini!

20151030_103010Cette année, à 13 ans, c’est définitif : il ne veut pas faire la cueillette des bonbons! Un désir que je respecterai, non sans me remémorer toutes les fois où je l’ai vu courir dans la maison en imitant Spiderman ou un Ninja Transformers! De l’ourson « cute » au superhéros, sans oublier le joueur de hockey (son costume préféré!). Se costumer, il aimait… à vrai dire, il usait ses costumes jusqu’à la déchirure. Par contre, la cueillette de bonbons, ce n’était pas son moment préféré! Il l’appréhendait toujours un peu, mais après quelques maisons, le plaisir gagnait la partie et le tri des bonbons valait les quelques hésitations du début.

Scandal_-_Warrior_albumMais là, c’est fini! Il ne veut plus jouer à l’Halloween! J’essaie de me rappeler à quel âge j’ai décidé de mettre un terme à ce rituel annuel… peut-être ça, 13 ou 14 ans… l’âge où je commençais à trouver les garçons de mon goût et qu’arriver face à face avec l’un d’eux déguisée en mouffette m’aurait valu la palme du pire cauchemar d’adolescente! Je parle de costume, mais bon… je ne me rappelle pas avoir élaboré LE costume du tonnerre. Souvent, c’était un mélange de maquillage tout croche et d’habillage en « chienne à Jacques »! L’objectif, ce n’était pas de me costumer, mais de ramasser des bonbons! Le maquillage le plus élaboré que j’ai réalisé, c’était un maquillage comme Patty Smith, la chanteuse de la formation Scandal (voir la photo à droite), avec la moitié du visage nu et l’autre couvert de stries rouges, noires et blanches…

Pour ce qui est de la cueillette, j’habitais sur la Transcanadienne à St-Louis-du-Ha! Ha!, alors on formait un petit groupe de voisins et on passait l’Halloween. Il y avait des maisons très populaires, celles qui distribuaient des barres de chocolat et des chips… et les moins prisées, celles qui donnaient des « kisses », des « peanuts » et des cennes noires! Et il n’y avait pas de code de décoration… On sonnait partout, quitte à se faire recevoir avec une brique et un fanal!

L’Halloween, dans les années 80, n’était pas célébrée comme elle l’est aujourd’hui. Les maisons ne se transformaient pas en temples de l’horreur comme celles que l’on voit à Rivière-du-Loup en ce 31 octobre 2015. De plus en plus de familles rivalisent d’imagination pour créer LA maison de l’Halloween du quartier, sans oublier toutes ces activités organisées. Des maisons hantées, un festival comme celui de La Pocatière, des partys privés thématiques… Et les costumes que l’on trouve sur le marché laissent peu de place à l’imaginaire, à la fantaisie… ils sont déjà tout prêts, tout « cutes », préemballés!  Mais bon, ça nous facilite la tâche quand l’horaire du mois d’octobre est surchargé et que vient le temps de concocter un costume à la dernière minute.

Profitez de vos petits monstres pendant qu’il en est encore temps! Bientôt, ils se déclareront trop grands pour célébrer l’Halloween… Et vous regarderez les photos de ces jolis minois costumés avec un soupir nostalgique… Happy Halloween à vous tous! Et… préparez-vous à tourner la page du calendrier pour tomber dans les préparatifs du temps des fêtes!

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La BD à l’honneur!

Quel est votre héros préféré du 9e art? Moi, c’était et c’est toujours… Gaston Lagaffe! J’ai toujours eu un faible pour la binette de ce grand maladroit vêtu d’un pull vert que l’on qualifie « d’antihéros par excellence ». En quoi me ressemble-il? Il engendre gaffe sur gaffe, il est doté d’une vision du monde idéaliste et il est… rêveur! Jeune écolière, j’aimais me plonger dans ces courtes histoires que j’enfilais à la vitesse de l’éclair, m’arrêtant un instant pour laisser passer un éclat de rire! J’ai su apprécier les incontournables du genre, tels Astérix et Lucky Luke, mais c’est Gaston Lagaffe qui remportait la palme… et bien sûr, les héros d’Archie! Je raffolais de ces luttes entre Betty et Véronica qui se disputaient le cœur du beau rouquin de Riverdale!

©site : avoir-alire.com

©site : avoir-alire.com

Parfois considérée comme un sous-genre de la littérature ou un sous-art, la bande dessinée n’en demeure pas moins une forme d’expression artistique qui bénéficie d’un haut taux de popularité. C’est sans doute cette dernière propriété qui fait en sorte que l’intelligentsia la regarde de haut. Je me souviens d’ailleurs comment on se faisait rappeler, à l’école, que les bandes dessinées, ce n’était pas de la « vraie lecture ». C’était bien, mais ce n’était pas excellent! Elle était tolérée, limitée et parfois même… carrément boudée. Il fallait choisir au moins deux livres pour une bande dessinée… et encore!  Et pourtant, c’est le genre qui réussissait à attirer ceux qui étaient les plus réfractaires à la lecture. La bande dessinée est expressive, dynamique, colorée et attractive! Et elle nous divertit en nous racontant une histoire: que demander de plus?ACH003739525_1445054109_320x320

Aujourd’hui, elle semble toujours bien vivante. Les héros à l’affiche varient selon le public cible… Géronimo Stilton, L’Agent Jean, Les Légendaires, La Célibataire (d’India Desjardins), Les Nombrils… Et dernièrement, Astérix avec Le Papyrus de César qui est de retour. Il figure d’ailleurs au top des ventes chez Archambault, ce qui démontre que la BD conserve une place bien importante dans le cœur de ses adeptes!

La bande dessinée est bel et bien un art à part entière! Question de lui donner toute l’attention qu’elle mérite, la Bibliothèque Françoise-Bédard de Rivière-du-Loup lui consacre un événement. En effet, que vous soyez amateur ou passionné de cet art, ne manquez pas la 5e édition de l’Événement BD qui se tiendra les 14 et 15 novembre prochains. En voici la programmation : à vos agendas et… à vos BD!

Samedi 14 novembre:

-11h:  Remise des prix du concours de BD 2015.

-12h: Pic Nic BD en biblio! Viens manger ton lunch (avec ta famille) à la biblio!

-13h à 15h: Dessin en direct avec David Lemelin, l’illustrateur de la populaire série Galoche. Participe à l’atelier et cours la chance de gagner un dessin de Galoche unique et autographié.

-13h à 16h: Parle de BD avec des artistes d’ici qui seront là pour te présenter leur travail.

Dimanche 15 novembre:

13h30 à 15h: Génies en herbe Spécial BD en biblio. Tu as envie d’être dans une équipe? Contacte Isabelle Moffet au 418-867-6668 ou donne ton nom au comptoir du prêt de la Bibliothèque Françoise-Bédard.

Mon premier panneau d’adresse!

Il y a déjà quelques mois que ce panneau d’adresse traîne dans mon atelier. Il était dédié à notre propre résidence, évidemment, mais je n’arrivais pas à me lancer dans cette première réalisation d’un panneau d’adresse. Ça m’arrive des fois de manquer de confiance comme ça! La nouveauté m’inspire, mais elle me fait peur également! À chaque essai, c’est un peu comme si j’avais peur de me réveiller en plein milieu d’un rêve en criant : je ne suis pas une artiste! Quel cauchemar…20151021_181910

Mais bon, revenons à la réalité de ce fameux panneau qui trainait…  La semaine passée, je l’ai pris d’assaut. Une couche de gesso pour préparer la surface, première étape.  Je savais déjà avec quelle représentation je désirais l’orner : un geai bleu. On voit régulièrement des panneaux d’adresse avec des fleurs. Ça aurait été très joli… mais moi, je suis la seule schtroumphette dans cette maison remplie de testostérone…  Disons que les fleurs bleues n’auraient pas nécessairement bien représenté l’âme de ce foyer!

4083611463_0122c16f58_bJ’optai donc pour un oiseau… bleu comme un garçon. Et pas n’importe lequel : un geai bleu… un « Blue Jays » pour les 5 amateurs de baseball qui habitent derrière la porte numéro 54.  Je me suis inspirée de cette photo prise au hasard sur le net et j’avoue que, pour un premier essai, je suis quand même fière du résultat.

D’ailleurs, le geai bleu est détenteur d’une symbolique particulière aux yeux des Amérindiens. On dit qu’il est porteur de clarté dans les situations sombres, qu’il amène la lumière et la joie. N’est-ce pas le meilleur totem pour une maison où vivent 4 grands garçons?

Mes demoiselles!

Je vous présente Mes Demoiselles! L’idée de départ de cette série de tableaux m’est venue de deux toiles réalisées par l’artiste Peggy Petit et parues dans le magazine L’Artiste en Moi en 2011.  Sur la première « Love is Art », j’aimais les bandes de livres qui entourent le personnage. Sur la deuxième « Reine de cœur », c’est l’aspect thématique, l’expression en lien avec un élément de la demoiselle, qui je désirais utiliser.  Voici les toiles inspiratrices en question :

©Peggy Petit.

©Peggy Petit.

©Peggy Petit.

©Peggy Petit.

J’ai donc réalisé une série de 5 toiles. Pour les 5, le processus est le même, mais la thématique change. D’abord, une toile galerie de 16 X 16 pouces. Je commence par peindre le fond avec une couleur contrastante (acrylique). Les bandes de livres sont collées au Mod Podge pour établir le cadre et sont soulignées à l’aide d’un crayon aquarellable (Derwent Inktense) noir. Les fleurs sont un collage fait à partir d’une feuille de musique (collées au Mod Podge également). Les bijoux et le centre des fleurs sont des petites paillettes ou des fausses perles achetées au rayon d’artisanat chez Dollarama.

Les demoiselles ont toutes le même visage, mais j’ai varié la couleur des cheveux (ainsi que la coiffure) et des yeux. Pour les robes, c’est un collage réalisé à partir d’une page de scrapbooking choisie en fonction du thème évoqué.  L’illustration en lien avec le thème est peinte à l’acrylique. Et l’expression est imprimée avec la police d’écriture « Gigi », collée avec du Mod Podge et encadrée en noir avec le crayon aquarellable. Les ronds sont faits avec des bouchons de bouteilles d’eau trempés dans la peinture acrylique et des barioles au pastel aquarellable sont effectuées ici et là sur le fond de la toile.

Il en résulte une série de toiles qui se distinguent l’une de l’autre par le contenu, mais se rejoignent dans la technique.

13- chapeau melon

Chapeau Melon : un fond vert, une robe couleur melon, une demoiselle rousse aux yeux verts, une tranche de melon d’eau.  C’est la première que  j’ai réalisée.

Rose Bonbon : certains l’ont qualifiée d’autoportrait!  Un fond gris, une robe rose avec des roses comme motifs, une demoiselle aux cheveux blonds et aux yeux bleus, une poignée de bonbons.14- rose bonbon

15- reine du discoReine du Disco : je la voulais typique d’une dancing queen.   Fond violet, robe à paillettes, cheveux afro et yeux bruns, ainsi que la fameuse boule disco!

Madame Ladybug : c’est une demande spéciale d’Isabelle. Lorsque j’ai publié Chapeau Melon sur ma page Facebook, elle me lança le défi d’en réaliser une affichant une coccinelle. Je lui ai donc présenté cette demoiselle arborant une robe estivale fleurie et jaune accompagnée d’une belle grosse coccinelle. Et elle l’a adoptée! 17 - madame ladybug

16 - perle rare

Perle Rare : celle-ci a également trouvé preneur!  Je la voulais à thématique perlée! Une robe à motif de perles et de dentelles, une blonde aux allures de sirène, et une huitre à perle entourée de coquillages collés pour appuyer le thème.

Lorsque je vous parlais de la valeur inspiratrice des magazines d’art créatif il y a quelque temps, c’est à ce type d’adaptation que je faisais allusion. Les consulter peut, en effet, générer de nouveaux projets avec lesquels vous vous appropriez la technique. Tout le crédit de l’idée de base va à Peggy Petit, bien entendu, mais il a quand même fallu que je me creuse les méninges pour trouver une identité propre à chacune de mes demoiselles!

Mono / Stéréo: le 33-tours réinventé!

Hâtez-vous! Vous avez jusqu’au 8 novembre pour visiter l’exposition Mono/Stéréo de l’artiste Lucie Bélanger au deuxième étage de La Maison de la Culture de Rivière-du-Loup. Elle nous présente une série de cadres où figurent des collages réalisés à partir de logos d’étiquettes de disques issus des pochettes de carton ainsi que quelques assemblages de morceaux de disques.

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Bien que l’exposition s’avère un bref échantillon de l’œuvre complète de Lucie Bélanger, elle vaut un petit détour vers le 2e étage de la Maison de la Culture puisqu’on y découvre une nouvelle vision de l’objet qui, sous les mains habiles d’une bricoleuse passionnée, peut retrouver une deuxième vie, inspirée de sa mission originelle.

En effet, Lucie Bélanger se qualifie de bricoleuse. Elle cumule des logos, des produits de consommation et des pièces de mobiliers abandonnées pour les transformer en œuvres d’art! Elle fait de « l’art récup » qui n’est pas sans rappeler le pop art où la culture publicitaire s’avérait la principale source d’inspiration.  La répétitivité du thème vient brillamment appuyer cette impression.

Mono/Stéréo manipule le microsillon en plusieurs cadres, mais l’ensemble de ses créations, que vous pouvez visualiser sur luciebelanger.net est nettement plus exhaustive. Des exemples? Une table ornée de caps de bières, une causeuse décorée de bouchons de liège et des accessoires réalisés à partir de disques de vinyles (range-crayons, sacs à main, bijoux). Elle y présente également d’autres collages sur disques de vinyle (33, 45 et 78 tours) dont sa série réalisée à partir de logos Quaker et différents logos d’emballages commerciaux.

Reflet de la société actuelle qui consomme sans modération, les collages de Lucie Bélanger nous ramènent à l’esprit ces biens abandonnés auxquels elle donne une nouvelle signification.  Le disque est mort? Vive le disque!

L’art-thérapie par le journal créatif

« Cher journal… »… Combien de fois ai-je calligraphié cette amorce dans un cahier tout neuf avec l’intention de le noircir chaque jour avec rigueur et fidélité? Mais bon, comme bien d’autres résolutions, ça ne tient pas! Me contraindre à rédiger selon une formule trop étroite suffit à me décourager et le journal intime prend le bord du bac à recyclage (jadis, la poubelle).

journal creatif 2Mais c’était jusqu’à ce que je découvre une nouvelle méthode d’adhérer à ce concept. Et ce, grâce à l’auteure Anne-Marie Jobin, l’auteure du livre Le Journal Créatif que je me procurai en 2002. Depuis, je suis une mordue de tout ce que publie Anne-Marie Jobin et je suis une adepte de l’art-thérapie.

La méthode proposée par madame Jobin consiste en la tenue d’un journal personnel dans lequel nous explorons nos pensées profondes et bien enfouies par le dessin, le collage, l’utilisation des couleurs, de la main non dominante, de l’écriture spontanée, à travers une grande variété d’exercices qui nous permettent d’exprimer notre vérité intérieure. Les exercices pratiques sont appuyés d’exemples tirés de ses ateliers et sont très simples à réaliser. Pas besoin d’être né artiste pour s’y amuser.

Anne-Marie Jobin a fondé, en 2004, l’École Le Jet d’Ancre afin de former des professionnels et des particuliers à la méthode du journal créatif. Vous pouvez visiter le site à journalcreatif.com. D’ailleurs, à compter de janvier 2016, des ateliers en ligne seront disponibles!

Vous désirez explorer la technique du journal créatif? Voici quelques livres que vous pouvez vous procurer, tous parus aux éditions Le Jour et tous de l’auteure Anne-Marie Jobin :

Fantaisies et Gribouillis : 85 suggestions d’activités créatives (barbouillage, griffonnage, flânerie poétique, dessin guérisseur…) Paru en 2008 et réédité en 2015.

Exprime-toi! avec le journal créatif : activités destinées particulièrement aux 12-18 ans pour mieux se connaitre et mieux comprendre ce qui arrive dans sa vie. Paru en 2015.

Créez la vie qui vous ressemble : un ouvrage sur la créativité qui inclut des exercices créatifs visant à débloquer et à stimuler l’énergie créatrice. Paru sous le titre La vie faite à la main et réédité en 2013.

Le Nouveau Journal Créatif : comment aller à la rencontre de soi par l’écriture, le dessin et le collage. Il comprend plusieurs exercices pratiques et 50 pages de plus que la version originale parue en 2002 (Le Journal Créatif). Cette réédition est sortie en 2010.

Exercices Créatifs Zen : un complément en quelque sorte du Nouveau Journal Créatif qui propose de nouvelles activités apaisantes et thérapeutiques. Paru en 2013.journal créatif 3

Vous n’êtes pas obligé de vous procurer cette bibliographie complète pour exercer cette méthode, mais si vous appréciez, vous ne pourrez résister à la tentation d’en découvrir encore plus! Personnellement, cette technique m’a permis de mieux me comprendre à certaines périodes de ma vie où j’avais besoin d’une réflexion profonde sur ce que je suis et surtout, ce que je veux.

À titre d’exemple: deux semaines après mon congé de maternité, la gardienne de mon fils m’annonça que je devrais trouver une nouvelle garderie. Déjà que d’en trouver une, c’était un miracle… J’étais désespérée. Alors, je fis un exercice qui s’appelait le dialogue. De la main droite, je me posais des questions et de la gauche, je laissais les réponses s’écrire, spontanément… Ça peut sembler enfantin comme procédé, mais croyez-moi, sans savoir exactement pourquoi je me réponds ceci ou cela, j’y ai trouvé la force de plonger sur le téléphone et de repartir le processus de recherche de garderie à zéro.  J’ai même réussi à trouver une nouvelle garderie quelques jours plus tard – une dame adorable qui a pris soin de mon fiston pendant les 2 années suivantes! L’exercice m’avait tout simplement permis d’exprimer mon angoisse et l’effet apaisant de cette expression libératrice m’a aidé à prendre en main la situation avec plus de recul et de confiance. Aujourd’hui encore, lorsque je me prends la tête à deux mains à cause d’un problème X, je sors mes crayons de couleur et mon cahier et je laisse aller ma créativité afin de retrouver ma si précieuse zénitude! Et la solution se révèle bien souvent à travers mes gribouillis!  J’adore l’art-thérapie!

Les ponts de Québec

Je vous présente la demande spéciale de mon amie Nancy!  Elle désirait une toile qui représente les deux ponts de la Ville de Québec, soit le vieux Pont de Québec et le Pont Pierre-Laporte. Le tout, sous un ciel ombragé qui ne viendrait pas voler la vedette aux 2 beautés qui surplombent le Fleuve Saint-Laurent.

Il s’agit d’une toile galerie de 36 par 18 pouces réalisée en techniques mixtes, soit avec de la peinture acrylique et une technique de collage. En effet, pour donner du relief au fleuve, j’ai collé du papier de soie au Mod Podge, sur lequel j’ai enfilé des couches de bleu et de gris ainsi que du « midnight blue » en glacis. Pour le rocher qui apparait en premier plan, j’ai utilisé de la pâte de structure. Et, question d’ajouter un petite touche colorée sur le fleuve, j’ai peint une représentation du Louis-Jolliet voguant sur un fleuve plus ou moins calme.

Afin de réaliser cette toile, moi et mon copain, on a pris quelques photographies à St-Nicolas, sur la rive-sud de Québec. Nous avons trouvé une petite rue qui mène au bord du fleuve et qui donne une vue idéale des deux ponts. Vous désirez une toile personnalisée pour décorer votre demeure?  N’hésitez pas à me contacter!

La petite fille qui peint, écrit et chante!

Depuis un an, on dirait que j’ai laissé parler l’enfant en moi. Celle que j’avais jadis troquée pour mes airs de rebelle adolescente. Je lui ai donné le droit d’exister parce que ça fait au moins trente ans qu’elle se tait. Je lui ai dégourdi les doigts et je lui ai remis des pinceaux et des pastels entre les mains. J’ai caché ses ambitions professionnelles et j’ai remis une plume sur son pupitre (pas un clavier, mais un vrai de vrai crayon). J’ai aussi rangé sous clef sa liste d’objections et je lui ai redonné un micro pour faire crier cette voix qu’elle n’aimait pas. Tous ces petits rêves qu’elle caressait au moment où une multitude de chemins s’offraient devant elle, je les lui ai remémorés. Et, depuis cet instant précieux, je me sens revivre.

Je me suis rappelée que j’avais déjà aimé dessiner!  En 5e et en 6e année du primaire, j’avais remporté le concours de dessin annuel de la Caisse Desjardins dans mon école!  J’avais remporté, la première fois, une petite malle remplie de crayons, de feutres et de peinture… Wow!  La deuxième fois, j’avais gagné un petit appareil pour graver le bois. J’étais tellement fière!  Je me rappelle également que, durant nos cours d’arts plastiques, nous avions le mandat de dessiner les personnages d’Astérix pour décorer l’école, parce qu’il s’agissait de la thématique des examens du Ministère. Astérix, Obélix, Panoramix, Falbala… Je n’arrêtais plus de dessiner, par Toutatis!

Je me suis rappelée que j’adorais écrire des histoires!  Je jouais à la maîtresse d’école avec mes cousines Manon et Valérie. Moi et mon amie France, on se concoctait des cahiers d’exercices et on se corrigeait mutuellement. Et, quand c’était la fête d’un ami de ma classe, je lui fabriquais un vrai livre: des feuilles brochées avec une couverture en carton et une histoire originale que je composais moi-même.  J’illustrais mon chef-d’œuvre également. Et que dire de ces poèmes que j’offrais à mon père où j’alignais les rimes… parfois de façon un peu maladroite: « Papa, qui que tu sois, je n’aimerai toujours que toi! »  Il m’en parle encore!  J’étais la poète de la famille!

Je me suis rappelée également que j’aimais imiter Cyndi Lauper devant mon miroir! J’essayais d’imiter à la perfection sa lèvre supérieure grimaçante lorsqu’elle chantait…  et je faisais trembler les tuiles de la cuisine (ma chambre était à l’étage, juste au-dessus de la tête de mes parents!). Je rêvais de chanter comme mon amie Kathie Dubé, dont la voix mélodieuse brillait sur les chansons de Chantal Pary. Je passais des heures et des heures à pratiquer…  J’écoutais les disques de Nicole Martin et j’écrivais les paroles. Écoute, stop, écris. Écoute, stop, écris. Et j’écrivais bel et bien ce que j’entendais… On n’avait pas Google dans ce temps-là pour trouver les vraies paroles de chansons.

J’avais oublié cette petite fille-là, pleine de rêves et de créativité! Elle m’est revenue lorsque j’ai osé m’inscrire à un atelier d’art abstrait. J’ai aussi osé participer à un concours littéraire (et  j’ai remporté le premier prix!). Et, depuis 2-3 ans, je monte à Québec une fois par mois ou aux deux mois pour m’épivarder sur les rythmes alternatif de mon groupe de musique, un groupe dont fait également partie mon frérot (Rich Mellow).  Non, je ne brille pas sur la scène internationale parce que je suis allée au bout de mes rêves. Mais j’ai du plaisir à la tonne! Je peins, j’écris, je chante…  à 40 ans. Je remercie la petite fille de 10 ans d’avoir refait surface dans ma vie. Elle me manquait terriblement et, en passant, mon fils la trouve pas mal cool!

Intéressant pour lui, mais conçu pour elles!

Professionnelles, futures mamans ou mariées, organisatrices, étudiantes, sportives, coquettes, épicuriennes… Au Salon pour Elles, vous serez conquises par la variété et le dynamisme déployé pour vous offrir un événement à la hauteur de ce vous êtes, mesdames!  Jusqu’à dimanche, le Best Western Plus Hôtel Levesque devient LE rendez-vous par excellence pour se faire du bien et se créer des besoins juste pour le plaisir de la chose!

20151023_173350D’une découverte à l’autre, une seule pensée: j’aurais dû prévoir un budget magasinage pour vraiment apprécier l’offre…  Parce qu’il y a du choix et que, si j’avais été à l’écoute mes 5 sens, je serais repartie avec un sac rempli à craquer de parfums, de savons, de produits de beauté et plus encore!  Au fait, les domaines abordés par la quarantaine d’exposants ratisse large:  coiffure, maternité, esthétique, alimentation, chaussures, vélo, spa, bijoux, savonnerie artisanale, agence de voyage, workout, décoration, stylisme et plus encore. Des stations participatives vous sont également proposées, des défilés de mode et de nombreux concours. Sans oublier les activités et conférences!

Carole Dionne vous entretiendra sur l’hypnose holistique, les co-fondatrices de Chic Tonique, Marie-Philippe Jean et Simone Fortin vous convie à leur conférence, le défi allaitement Nourrissons-Lait, la Zumba Fiesta ou l’entraînement spinal ainsi que le Cardioboxe sont à l’honneur. De plus, une table ronde « Femmes d’influence » se tiendra avec la présence des grandes dames telles que : Régine Laurent (présidente de la FIQ), Maryse Rancourt (Femmessor), Denise Lévesque (ancienne mairesse de Rivière-du-Loup), Danielle Amyot (Jardins de Lotus) et Stéphanie Poitras (Aliments Asta). Pour consulter la programmation complète, cliquez sur le lien suivant: Salon pour Elles.

De mon côté, j’ai fait une tournée des kiosques et je suis repartie avec un produit d’aromathérapie, un petit carton de parfum des produits Mary Kay qui sera mon prochain choix de fragrance, un magazine « Mariage » (gratuit) que je vais laisser sur ma table de chevet pour faire friser mon chum et plein d’information. J’ai été tentée par les produits Épicure, les savons du Quai des Bulles (que je connais trop bien) et les magnifiques foulards de BoFoul’Art créés à partir d’œuvres d’artistes québécois. 20151023_174231

Ce soir, vous avez jusqu’à 21h pour visiter le Salon pour Elles. Samedi, allez-y entre 10h et 18h et dimanche, entre 10h et 16h. L’admission: 10$ pour les adultes, 5$ pour les étudiants et gratuit pour les 12 ans et moins. À noter qu’un passeport pour le week-end est également disponible. Bonne visite et félicitations à Événements VIP pour l’organisation du rendez-vous automnal incontournable pour toutes les filles du KRTB!

Tabloïd – Le quotidien à la une!

Il y a longtemps que je ne m’étais attablée devant un recueil de poésie. La faim me tenaillait… j’avais envie d’avaler des images et des mots crus. Voilà donc que ma tante me demande de réaliser un cadeau pour son gendre afin de souligner la sortie de son tout nouveau recueil. Pour un poète, quoi de mieux qu’une coupe de vin à l’effigie de sa création?

Par curiosité, je me procurai le fameux recueil de Mathieu K. Blais intitulé Tabloïd. Et, je le dévorai en une soirée! Il faut dire que j’avais vraiment faim, mais aussi, que l’œuvre en valait la lecture. Lire de la poésie, lorsque bien ficelée, est un véritable plaisir : déchiffrer, analyser les images, se délecter d’un assemblage de mots dont le fil conducteur est à peine sous-entendu ou carrément crié.20151021_113838

Et Mathieu K. Blais maitrise l’art des images fortes. Il décortique le quotidien et ses petits gestes en leur conférant une aura de souffrance d’automate : « j’enfile ma présence », « chaque matin, le remake inoubliable de chaque matin »… La vaisselle sale devient une constatation de l’existence de ce monde bien réel… et la nourriture reflète le petit quotidien bien ordinaire, l’ennui et la lassitude qu’il génère et que l’on voudrait moins ordinaire. Entre « le beurre de peanut » et le « grilled cheese », le parfum du « steak haché » de la voisine prend des airs de roman-feuilleton.

Pendant quatre saisons où chaque page s’amorce par « Chaque matin », le quotidien pourrait se définir par sa présence dans les événements de l’actualité, mais ne le fait pas. Il se construit d’anodins événements répétitifs qui attendent. Le quotidien se livre à nous comme une guerre où les « miss météo [tombent] au combat ». Mais pendant ce temps, il y a « les caméras qui salivent », la voisine à la « bouche comme un grand livre ouvert », les actualités qui bombardent le temps qui passe et la surconsommation.

Vivre pour aboutir à la vieillesse, à la fin de vie, auxquels il fait référence de façon récurrente : « le cancer qui ne se tanne pas de jouer à la chaise musicale électrique ». La maladie, la salle d’attente, le refroidissement de l’être jusqu’à sa fin. Tel un tabloïd, le recueil du même titre nous saisit dans notre ordinaire quotidien pour nous présenter un festin poétique où se côtoient les patates pilées et les éclats d’obus qui n’en seront pas.

20151009_175839Alors, j’avoue : je suis vendue! La prochaine fois que Mathieu K. Blais publiera un recueil de poésie, je me ruerai à la première librairie pour me le procurer et cette fois, ce ne sera pas parce qu’il est le copain de ma cousine, mais parce qu’il s’avère un excellent poète dont l’écriture est un véritable plaisir à décoder! J’adore et je vous le conseille fortement – accompagné d’un verre de rouge pour compléter le tableau épicurien et déjouer la morosité de votre quotidien…

Tabloïd – Mathieu K. Blais – Éditions Le Quartanier (disponible sur le web via les grandes chaines de librairies telles que Archambault, Renaud-Bray, etc.)