21e Concours intercollégial de sculpture sur neige de RDL

Crédit-Photo: Premier prix de l’édition 2015 : « Portail éventuel » par Francis Cayer, Samantha Ranee Lourdenathan et Simon Quin Custeau du Cégep Marie-Victorin. Source: sculpturesurneige.wordPress.com.

Depuis plusieurs années, c’est un « must » familial!  Le dernier week-end de janvier est consacré à la traditionnelle promenade sur la Lafontaine, question d’admirer ces mastodontes de neige façonnés selon l’inspiration de collégiens vaillants. À chaque année, ils sont nombreux à braver le froid pour participer à ce happening hivernal artistique qu’est le Concours intercollégial de sculptures sur neige. De plus, plusieurs organisations se sont relevé les manches pour en faire un événement encore plus grandiose!

Le concours

La 21e édition du Concours intercollégial de sculpture sur neiges de Rivière-du-Loup, qui se déroule du 28 au 31 janvier,  accueille 11 équipes de partout au Québec, totalisant 48 participants qui, pour la plupart, sont des étudiants en arts. Incluant les accompagnateurs, c’est plus de 60 personnes qui débarquent dans notre ville pour lui donner un air de carnaval des neiges!  Le concours consiste à réaliser une sculpture à partir d’un bloc de 500 pieds cubes de neige sous le thème suivant (pour l’année 2016): « Le cinéma dans toutes ses dimensions ».  Lors de l’activité d’accueil de jeudi, les équipes devaient présenter une maquette en trois dimensions de leur projet. Et, du vendredi 8h au dimanche 10h, ils auront 50 heures pour réaliser leur sculpture à l’extérieur. Les œuvres seront ensuite jugées par un jury composé de 3 professionnels du domaine des arts visuels.  Des bourses totalisant 2000$ seront attribués aux lauréats.

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Un centre-ville animé

En plus de ces artistes à l’œuvre qui peaufineront leur sculpture pendant tout le week-end, le centre-ville de Rivière-du-Loup s’animera pour le plaisir des grands et petits!  D’abord, un spectacle en plein air d’Éric Gagné et son band et des Disciples du Vinyle avec DJ sera présenté sur la terrasse de l’Intercolonial (en plein air!) à compter de 20h le samedi 30 janvier. Un bar sur place servira la bière La Saison du Nordet, bière officielle de l’événement, de la Microbrasserie aux Fous Brassant. De plus, face à la Zone Sportive, un tournoi de hockey boule prendra place le samedi soir à compter de 19h ainsi que le dimanche entre 10h et 15h.  Venez encourager vos équipes!

Le dimanche, journée familiale toute désignée, de 10h à 15h, la rue Lafontaine se transforme en glissade urbaine! Vous êtes invités à apporter une denrée non-périssable pour le Carrefour d’Initiatives Populaires qui recueillera vos dons au départ de la glissade. Et, de 10h à 15h toujours, le Marché public Lafontaine se transforme en marché d’hiver spécial où animation et produits du terroir vous attendent au Carré Dubé. Sur place, 5 blocs de neige seront à la disposition des familles qui désirent exercer leurs talents de sculpteurs!

Un week-end où la créativité et le plaisir seront à l’honneur!  Laissez-vous tenter par l’ambiance qui règnera sur la rue Lafontaine et soyez de la fête!

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L’équipe organisationnelle de l’édition 2016: Espace centre-ville, Tourisme Rivière-du-Loup, la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, l’Auberge internationale de Rivière-du-Loup, la Ville de Rivière-du-Loup et le Service des affaires du département des arts du Cégep de Rivière-du-Loup, sans oublier les nombreux marchands du centre-ville qui participent à l’animation du centre-ville. Crédit-photo: cegeprdl.ca.

Inspiration terrestre

Deux artistes, deux univers dotés d’une préoccupation commune pour cette terre qui nous nourrit, cette terre qui nous fait vivre. La salle d’exposition de l’Édifice Gérard-Dallaire de La Pocatière vous invite à découvrir des œuvres de Noëlla Gagné et Marie-France Roy réunies dans une exposition intitulée De la terre à l’art. Leur inspiration commune : la terre. Et, par le biais de l’art, elles expriment leur attachement à celle-ci. La vision d’ensemble de ces œuvres rassemblées attire le regard et ne laisse personne indifférent.

 

20160123_114537~2Les majestueux arbres de Noëlla Gagné expriment une intériorité et une sensibilité palpables. Originaire de New Richmond, cette artiste s’inspire de la nature pour travailler l’acrylique, secondée par des effets d’empâtements qui donneront des toiles au fini texturé. Elle représente des arbres à la silhouette sinueuse dont les branches se répandent en lignes fragiles vers le ciel et contrastent avec le tronc nervuré qui s’enracine dans la profondeur de sa terre nourricière. Des couleurs et des textures jaillissent de ces troncs, des blessures; c’est la nature qui souffre…

Amateurs d’art abstrait, laissez-vous toucher par les oeuvres de Marie-France Roy. Ses grandes toiles où se juxtaposent des bandes de couleurs s’apparentent parfois à une représentation des couches terrestres ou encore, à l’horizon, au bout de la terre… Il s’agit, évidemment, de ma propre interprétation. Sur le plan visuel, l’harmonie et la brillance des couleurs créent un ensemble esthétiquement très attrayant et recherché. Cette peintre autodidacte,  originaire de St-Honoré-de-Témiscouata, situe sa démarche dans l’art contemporain.  Intuitivement, elle laisse place au geste de peindre afin d’explorer l’évolution de la couleur. Un espace à contempler…

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Inspirantes, les œuvres présentées dans cette exposition vous mèneront agréablement sur le sentier de l’art. Offrez-vous une pause afin de rendre hommage à cette vision harmonieuse que deux artistes ont empruntée afin de tisser un lien entre vous et cette chère terre-mère.

L’exposition De la terre à l’art : jusqu’au 29 février 2016 à la salle d’exposition de l’Édifice Gérard Dallaire situé au 900, 6e avenue à La Pocatière.

Les beautés aquarelles de Saint-André

Le fleuve l’inspire. La nature lui parle, surtout celle du Kamouraska. Et elle l’embrasse avec son regard d’artiste en laissant la fluidité de l’aquarelle lui dicter le mouvement. Thérèse Lévesque se révèle une aquarelliste dont la sensibilité se transpose visiblement sur ses toiles. Et, au fil des ans, son inspiration florissante lui a permis de créer de nombreuses œuvres mettant en vedette la beauté de son coin de pays.  C’est donc dans le cadre des célébrations du 225e de Saint-André-de-Kamouraska que Thérèse Lévesque vous présente son exposition Saint-André et sa nature.

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À l’école primaire Les Pèlerins de Saint-André et ce, jusqu’au 20 février, vous pouvez vous rendre au deuxième étage où, sur le mur adjacent à la bibliothèque municipale, vous pourrez contempler une vingtaine de ses œuvres. Certaines de style figuratif représentent des lieux de Saint-André que vous reconnaitrez et qui ont été adaptés selon l’interprétation de l’artiste. Parmi ceux-ci : des paysages témoignant de sa vision du fleuve, des granges, des boisés et la chapelle de St-André.

20160123_105208~2D’autres aquarelles ont été réalisées à partir de merveilles naturelles sur lesquelles elle pose un regard unique. Des éléments de sous-bois, champignons et branchages, montagnes et paysages hivernaux, des fleurs d’automne, des fleurs de pommier qu’elle peint de façon intuitive. Avec le temps, elle s’est tournée naturellement vers l’art abstrait, une façon d’exprimer sa liberté et de créer des effets étonnants.

Des jeux de couleurs, d’ombres et de lumières, des mouvements libres, une impression à fleur de peau se dégagent de ces magnifiques tableaux où elle fait honneur à la nature de Saint-André. Il faut dire que cette nature s’est naturellement ancrée en elle, puisqu’étant originaire du Kamouraska, elle baigne dans cet univers depuis sa tendre enfance. D’ailleurs, ses professeurs la prédestinaient, toute jeune, à une carrière artistique. Ce n’est qu’après avoir fait plusieurs détours (sciences humaines, littérature, photographie, décoration) qu’elle s’est découverte une passion pour les techniques évanescentes de l’aquarelle doublée d’une fascination pour les plus grands aquarellistes reconnus. Elle décide donc d’apprendre, de travailler, de se perfectionner afin de devenir l’aquarelliste de grand talent qui partage ses œuvres avec nous aujourd’hui.

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En plus de cette exposition sur les beautés naturelles de Saint-André, et toujours dans le cadre des Fêtes du 225e, Thérèse Lévesque vous invite à participer à deux ateliers de création qui s’adressent à toute la population de la région du KRTB.

  1. Le 30 janvier (ce samedi), un atelier de création d’un signet à l’aquarelle. L’atelier se déroulera à la bibliothèque de Saint-André à compter de 10h00.
  2. Le 20 février, un atelier de création d’un petit tableau à l’aquarelle, toujours à la bibliothèque de l’endroit, à compter de 10h00.

De plus, elle participera à l’exposition d’ART et de MOTS – L’Inspiration du moment, 6e édition, qui se tiendra à L’Espace Contemporain, galerie d’art de Québec, située au 313, rue Saint-Jean. Le vernissage de l’exposition a lieu le 23 février en formule 5 à 7 et l’exposition est présentée jusqu’au 28 février 2016 pendant les heures d’ouverture de la galerie d’art. Laissez-vous séduire par la finesse de ses représentations et découvrez cette artiste aquarelliste d’une générosité admirable qui nous livre des œuvres magnifiques où force et douceur se côtoient…

Une histoire de port de mer

Observer le fleuve avec un regard de passionné : monsieur Louis D’Amours s’y est dévoué entièrement au cours des 20 dernières années! Installé derrière son appareil-photo, il a capturé plus de 1000 clichés de navires entrant et sortant du port de mer de Gros-Cacouna et ce, par pur plaisir. Il suffit d’une rencontre fortuite avec certains administrateurs du Centre d’archives de la région de Rivière-du-Loup pour que le projet d’une exposition sur ce port de mer régional se mette en branle.  Celle-ci, intitulée Le port de mer de Gros-Cacouna et la voie maritime du Saint-Laurent, vous est présentée depuis le 21 janvier et jusqu’au 27 mars 2016 dans le foyer d’exposition du Centre Culturel Berger de Rivière-du-Loup.

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En tant que « rouage incontournable pour le développement économique de notre milieu », le Port de mer de Gros-Cacouna est un sujet d’exposition qui permet de fouiller allègrement dans les archives de notre région. Des articles de périodiques, des artéfacts, des images vidéo concernant sa construction et surtout, les photographies de monsieur D’Amours, en font une présentation dynamique et fascinante pour de nombreuses générations.

Lors du vernissage, j’ai d’ailleurs discuté avec monsieur Réjean Massé, l’un des fondateurs de la firme d’ingénierie Copac inc. ayant participé à la construction de ce port de mer qu’il qualifie « son bébé »! Visiblement, cette exposition rappelait de précieux souvenirs à cet homme qui travaille toujours dans le domaine maritime et, sans aucun doute, que le Port de mer de Gros-Cacouna fût l’une des réalisations à laquelle il est le plus fier d’avoir collaboré. Il faut dire que l’immensité du fleuve et la puissance de celui-ci convertit le moindre défi s’y rattachant en réussite majestueuse, génératrice de souvenirs pour tous ceux ayant été témoin de l’avènement.

Ce fût d’ailleurs un travail de longue haleine! En effet, les dirigeants de la Chambre de Commerce de Rivière-du-Loup ont établit les premiers contacts avec le gouvernement fédéral afin d’obtenir ce fameux port de mer en eaux profondes en 1897. Ce n’est qu’en 1965 que débuta l’aménagement de la chaussée reliant la 132 au site portuaire et, après plusieurs années d’efforts sans nouvelles encourageantes, les travaux n’ont réellement débuté qu’en 1979 suite à un investissement totalisant 34 millions et demi de dollars. Les travaux ont été complétés à l’hiver 1980 et l’ouverture officielle du port de Gros-Cacouna fût célébrée le 7 juin 1981. Vous pourrez découvrir les détails exacts des pourparlers de cette grande expédition en consultant le pamphlet de l’historique du port de mer qui accompagne l’exposition.

Vous aurez également le loisir d’admirer les photographies où sont représentées des navires transportant de multiples marchandises (pièces d’éoliennes, vermiculite, papier, etc.), des brise-glaces, des remorqueurs, des navires arrivant de partout dans le monde (Suède, Allemagne, Libéria, etc.), des photographies qui ont été prises au cours des 2 dernières décennies. Que vous soyez ou non passionné du domaine maritime, vous ne pourrez faire autrement que d’admirer tout le chemin parcouru par ces rêveurs grâce à qui nous pouvons aujourd’hui bénéficier d’un port de mer ayant servi, et servant encore, au transbordement d’un nombre incalculable de marchandises.

Rendez hommage à ces bâtisseurs, à la passion de monsieur D’Amours ainsi qu’au travail gigantesque du Centre d’archives de la région de Rivière-du-Loup pour mener à bon port cette exposition digne d’intérêt!

Dix ans sans fumer

Cette semaine, du 17 au 23 janvier, c’était la Semaine pour un Québec sans tabac 2016. Vous avez vu la campagne télévisée véhiculant des publicités chocs où l’on voit des personnes atteintes de maladies causée par le tabagisme. Vous avez entendu parler ici et là de sensibilisation, de prévention et des moyens disponibles pour se libérer du tabac. La question qui tue : après tous ces efforts déployés pour vous enlever le goût de la cigarette, avez-vous enfin décidé d’arrêter de fumer?

20160122_152427Malheureusement, la réponse est souvent non. Parce qu’aujourd’hui, lorsqu’on a la ténacité de poursuivre dans la voie du tabagisme, c’est qu’on a vraiment et définitivement la couenne dure! Quand, malgré les températures glaciales de janvier et février, on persiste à sortir dehors pour en griller une, quand on réussit à se trouver quelques endroits où le droit de fumer existe encore… C’est que l’on est un vrai fumeur, un dur de dur. N’est-ce pas pour cette raison qu’adolescente, je m’étais cachée pour toussoter ma première cigarette?  Je voulais avoir l’air d’une « toffe », d’une rebelle, d’une rock star…  Je voulais faire partie de la gang qui se rassemblait au fumoir et avoir l’air de celle qui se fout de tout. Mais aujourd’hui, même si fumer n’est plus aussi cool que dans le temps, qu’il n’y a plus de fumoir dans les écoles et que fumer est illégal pour les moins de 18 ans, le tabagisme réussit encore à se tailler une place au royaume de l’adolescence.  Au Québec, 23% des jeunes de secondaire 5 (1 élève sur 4) fument la cigarette.

Lorsqu’on est adolescent, le futur est une notion abstraite plus ou moins visualisable. Le cancer du poumon ou de la gorge, l’emphysème… ce sont des conséquences du tabagisme que l’on essaie de brandir sur la tête des ados comme une épée de Damoclès, mais qui sont des dangers à long terme… Alors comment faire en sorte qu’ils se sentent touchés maintenant par ce qui les attend dans 30, 40 ou 50 ans? Comment aurait-on pu me convaincre d’arrêter de fumer lorsque j’avais 15 ans? En m’envoyant une image « pas cool » du fumeur? Peut-être. Mais encore aurait-il fallu que cette image convainque également mes amis et surtout, le beau gars sur lequel j’avais un « gros kick » et qui avait l’air tellement « hot » avec sa Player’s sur le coin de la bouche. Quand on est ado, on n’a peur de rien, le futur est loin et on suit le groupe pour ne pas se faire rejeter. À moins de se forger une personnalité assez forte pour résister, pour exister en marge de ce qui est populaire ou non.

J’avais 16 ans lorsque je suis allée au chevet de ma grand-mère, qui a été fumeuse toute sa vie, qui venait de subir une crise cardiaque. Elle pleurait en me disant : « Ma Jo, arrête de fumer. C’est pas bon. Regarde ce que ça a fait à Mamie. » J’avoue que ça m’a secoué. J’avais l’impression qu’elle venait de m’envoyer un mauvais sort, pour réaliser plus tard que c’est la réalité que j’avais devant moi. Le réel sort de ceux qui n’éteignent jamais. Mais ce n’était pas un inconnu à la télé qui me le disait, c’était MA grand-mère. Elle, elle n’a pas eu le choix d’arrêter de fumer à ce moment-là. Mais un an plus tard, le passé la rattrapait et un infarctus nous l’enlevait pour de bon. Moi aussi, j’avais arrêté de fumer.  Et j’ai recommencé parce que je n’arrivais pas à croire qu’après un an d’efforts, elle perdait quand même la vie à cause de la cigarette. Ma grand-mère avait 61 ans. Moi, j’en avais 17.

J’ai arrêté de nouveau 10 plus tard lorsque j’ai su que j’étais enceinte de mon fiston, à l’âge de 28 ans. Pendant un an, je me suis fait violence pour ne pas flancher. Mon conjoint fumait à l’extérieur pendant ce temps, mais je pouvais humer l’odeur du tabac qui m’appelait cruellement… à chaque fois qu’il sortait pour donner libre-cours à son besoin d’inhaler. Je n’ai pas fumé de ma grossesse. C’est lors de notre première sortie « post-partum » pour souligner la St-Valentin, assis dans la section fumeur d’un bistro, que je lui demandai de m’en offrir « juste une poffe… ». Erreur!  Je recommençai à fumer le lendemain. Par contre, je tiens à préciser que je n’ai jamais à l’intérieur de l’appartement. Et je m’en fis un devoir jusqu’en février 2006 où mon corps me ramena à l’ordre…

Sinusite atroce. Antibiotiques. Pas capable de fumer sans me cracher le corps au complet… Je me suis ainsi retrouvée 5 jours sans pouvoir toucher une seule cigarette. 5 jours? Alors, pourquoi ne pas essayer de prolonger l’arrêt?  C’est ainsi que commença ma vie de non-fumeuse. Sans timbres, sans gomme de nicotine, sans médicament. Une vraie dure de dure!

Et dans quelques semaines, le 19 février 2016, je célèbrerai mes 10 ans sans tabac. Un anniversaire qui me fait penser à ma mamie à chaque année. Peut-être, dans le fond, que c’est elle qui a allumé une petite allumette dans mon cerveau lorsqu’elle me priait de ne pas fumer. Ça m’a pris du temps avant d’allumer (ou plutôt d’éteindre!), mais je l’ai fait. Pas à cause des publicités, pas à cause des autres. Mais j’avoue que si les lieux publics avait été « sans fumée » lors de ce fameux souper de St-Valentin, quelques mois après mon accouchement, peut-être que je n’aurais jamais recommencé. Ça, je ne le saurai jamais…

Pour moi, les nouvelles normes régissant l’usage du tabac dans les lieux publics fût un aidant naturel. Resserrer l’étau autour de la cigarette et des fumeurs peut avoir un effet bénéfiques pour certains, ce fût mon cas. Mais il en demeurera toujours que fumer ou arrêter de fumer est un choix. J’ai choisi d’arrêter de fumer à 31 ans.

J’aurais pu ne jamais commencer ni recommencer… De ça, je serais tellement plus fière!

Anima: un univers saisissant!

Ils nous transpercent. Chacun de leur regard s’infiltre en nous, faisant émerger une pointe de culpabilité. L’être humain que nous sommes se laisse hypnotiser par ces sujets avec lesquels nous nous retrouvons liés par le regard. Les oeuvres de l’exposition Anima de l’artiste Lizo nous frappent l’intérieur. Et c’est merveilleux qu’il en soit ainsi. Il faut parfois utiliser les grands moyens pour éveiller notre conscience et bouleverser notre confortable tranquillité.

20160121_172759Anima, c’est la deuxième exposition de Lizo qui nous propose une série de toiles sur lesquelles ont été peints et façonnés des animaux en plans rapprochés. Ces animaux sont en voie d’extinction ou encore, menacés par les comportements cruels de l’humain. Les réchauffements climatiques qui assombrissent le sort réservé à l’ours polaire ou au manchot à jugulaire, les combats illégaux de poissons bêta ou encore, la disparition éventuelle du panda ou du tigre de Sibérie font partie des dénonciations visées par l’exposition.

Chaque toile est accompagnée d’un texte informatif qui nous dresse un portrait de la situation actuelle de l’animal représenté. D’abord touché par la beauté de l’œuvre, le spectateur se voit ensuite conscientisé à un problème actuel engendré par le comportement humain. En empruntant la voie du regard, le message se fraye un chemin vers notre tête ou notre cœur et parfois même, les deux.

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L’univers coloré de Lizo vient égayer cette thématique sombre. Les techniques mixtes20160121_172905 utilisées, soit l’acrylique, l’empâtement et l’époxy, viennent ajouter du mouvement et de la texture pour nous offrir de magnifiques tableaux d’où jaillissent ces animaux. Des coupures de journaux ou de magazine traitant de l’animal agissent comme toile de fond. Des empâtements ajoutent du relief à ses sujets en leur donnant un aspect presque tridimensionnel. Il faut observer le museau de l’ours polaire (ou du panda) pour s’étonner de son réalisme fascinant (voir le plan rapproché sur la photographie à gauche), les nervures dans la queue ondulée du bêta, les pattes majestueuses du tigre de Sibérie… Cette façon de « sortir de la toile » accentue la proximité entre l’animal et le spectateur.

L’exposition Anima, présentée jusqu’au 27 mars à la Maison de la Culture de Rivière-du-Loup, mérite toute votre attention. L’objectif en est ambitieux, mais ne serait-ce que d’attirer votre regard, vous apprendre quelque chose sur une situation dont vous ignoriez l’existence ou encore, de vous toucher devant la beauté de ces animaux menacés d’extinction, elle aura atteint sa cible. Et, même si vous pouvez jeter un œil à ses créations sur le web, rien ne vaut l’impression laissée par l’œuvre en face-à-face. Les grands formats que Lizo préconise nous plongent littéralement au cœur de ses sujets.

 Visitez son site web : lizoart.com.

 

Santé et longévité à L’Amarante!

Nouvellement installée au centre-ville du quartier Cabano à Témiscouata-sur-le-Lac, l’épicerie écologique L’Amarante est un endroit à découvrir! Dès que l’on en franchit le seuil, l’ambiance chaleureuse de l’endroit, imputable à ses deux sympathiques propriétaires, nous séduit. Après une brève présentation de la façon dont le commerce fonctionne, les clients sont libres de visiter les lieux et de choisir parmi la grande variété de produits offerte. Des produits en vrac, des marques locales, des trésors issus du terroir témiscouatain et d’artisans locaux garnissent les tablettes de ce marché.

Mais avant de vous décrire ce que vous pouvez y trouver, laissez-moi vous présenter Valérie Bilodeau et Martine Poirier! Ces deux jeunes femmes sont arrivées au Témiscouata en 2006-2007, Valérie étant originaire de St-Jean-Chysostome et Martine, de Matapédia. Elles ont été charmées par la région et ont décidé, il y a 2 ans, d’y établir leur entreprise.  Elles désiraient transmettre leur passion pour une alimentation à la fois santé, gourmande, accessible et à faible empreinte sur l’environnement. Un rêve qui s’est concrétisé il y a 2 mois et demi lorsqu’elles ont reçu les clés du local situé au 763-A, rue Commerciale Nord dans le bâtiment dont le père de Valérie s’est d’abord porté acquéreur. Et le 14 janvier dernier, elles ouvraient boutique officiellement en offrant à leur future clientèle un 4 à 7 avec dégustation de produits, une activité qui fût couronnée de succès!

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Les lieux se divisent en deux zones distinctes. D’abord, une zone café où les clients sont invités à siroter un café latte, un thé au jasmin, une tisane à la lavande ou un chocolat chaud, en jetant un regard sur les passants. Un endroit parfait pour se réchauffer lors d’une promenade hivernale au centre-ville de Cabano!  Question d’ajouter à l’aspect chaleureux de l’endroit, un comptoir constitué de bois de grange vole la vedette dans ce décor aux accents boisés, une réalisation de Guillaume Turcotte qui ferait l’envie de nombreux designers! L’espace café abrite également quelques tables de bois où sont disposés quelques journaux. Une invitation à prendre la pause…

20160116_135855De l’autre côté, vous trouverez la zone épicerie qui prend des allures de marché général tellement la variété de produits proposée est variée! Difficile de résister à l’envie de se procurer quelques emplettes, surtout que les prix sont très abordables!   Et les produits locaux et régionaux sont, bien entendu, mis de l’avant. Vous y trouverez les produits du Domaine Vert Forêt d’Auclair (pâtés de foie, saucisses de porc, bacon, produits de l’érable et miel artisanal), de la Ferme Nature Sauvage de Squatec (viande de sanglier), de Douceur d’Ici de Ste-Rita(vinaigrette à l’érable, sauce BBQ et aigre-douce à la camerise, tartinades), des Jardins de la Mer de St-Germain-de-Kamouraska (algues et herbes séchées, poivre de mer, tisanes), de Viv-Herbes de Lejeune (tisanes et thés) et de La Jardinière d’Auclair (pousses).

Toujours du côté des produits alimentaires, vous y trouverez des champignons (en emballage sous vide) cueillis sur le territoire du Témiscouata : pleurotes, armillaires ventrus et bolets, chanterelles, selon les disponibilités. Également des produits de consommation courante tels que farine, poudre à pâte, germe de blé, pâtes alimentaires, riz, épices… en vrac ou emballés. Des huiles, des vinaigres, des céréales biologiques, des légumes frais, des épices… Bref, vous y trouverez une grande variété de produits, biologiques ou non, qui valorisent une alimentation saine. Ici, le mot d’ordre, c’est: l’accessibilité. Les deux propriétaires désirent offrir à la population témiscouataine un endroit où l’alimentation santé, les produits régionaux et les petites douceurs du terroir sont faciles à trouver et bon marché.

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Une section est également réservée aux produits non-alimentaires. Vous y trouverez les savons artisanaux et les sacoches faites à la main Del Sol (dont je vous ai déjà parlé), des boucles d’oreille en bois Tertoc (St-Elzéar), les couches lavables et autres produits de marque Funambule Ta20160116_142742ngerine créés par l’artiste témiscouataine Émie-Gail Gagné ainsi que les produits d’entretien ménager et corporels Pure fabriqués à St-Alexandre-de-Kamouraska. Ceux-ci vous sont offerts en vrac avec une réduction de 25% lorsque vous réutilisez l’emballage. J’ai répondu à ma curiosité en me procurant le savon à vaisselle à la mangue et il s’avère très performant (il mousse beaucoup plus – et plus longtemps- que les savons de marques populaires).

Des économies sur votre épicerie, des achats écologiquement responsables et une expérience de magasinage épicurienne… que demander de plus? Alors, maintenant, je vous laisse le découvrir par vous-mêmes!  Destination Témiscouata-sur-le-Lac: L’Amarante donnera une couleur locale et gourmande à votre assiette!

 Visitez leur page Facebook: L’Amarante épicerie écologique.  Leur site web est présentement en construction, mais sera bientôt disponible à l’adresse amarante.ca.

 

 

 

 

Plus intéressante que l’art!

La nouvelle exposition du Musée du Bas-St-Laurent s’intitule : L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art – Robert Filliou. Elle réunit les œuvres de 16 artistes du regroupement Voir à l’Est / Art Contemporain sous la coordination de Michel Lagacé. Pour chacun, leur vision personnelle de la célèbre formule de Robert Filliou s’exprime à travers une œuvre unique, qui se distingue dans cette diversité étonnante de déclinaisons. Sculpture,  photographie, impression numérique, vidéo, peinture, installations, assemblages, poésie…  Il en résulte une exposition dynamique qui génère une panoplie d’émotions.  Et c’est d’ailleurs l’objectif de Voir à l’Est: susciter, provoquer…  éblouir!

Comment vous décrire cette exposition sans tout vous révéler?  Quelques mots sur chaque œuvre vous donneront peut-être envie d’aller constater sur place l’originalité avec laquelle les artistes de Voir à l’Est / Art Contemporain ont interprété le thème du projet. Commençons par la première œuvre située à votre gauche…

Il s’agit d’un triptyque réalisé par Michel Asselin qui vous présente le bonheur de souvenirs d’enfance retrouvés. Ensuite, Denis Beauséjour vous plonge dans la spirale de l’existence avec une installation majestueuse qui nous rapproche de la nature, ses bois et ses vents. Les deux œuvres de Michel Lagacé présentées sont constituées d’images épinglées. L’une, gigantesque, présente des impressions offset de littérature sur l’art où s’intègrent des symboles et des figures baroques et l’autre, de personnages anonymes timbrés inspirés de L’Étranger de Camus. Dory’s Tremblay nous offre ses techniques mixtes où sont représentées les étapes de la relation amoureuse, des chuchotements poétiques à la création du lien dur comme le roc.  De son côté, Youri Blanchet nous livre sa « quintessence de la vie » : l’orgasme duquel il présente un portrait chaleureux, où s’amalgament le rythme des pulsations cardiaques et sa vision du bien-être ultime du sujet.

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©Youri Blanchet – La quintessence de la vie dans l’art.

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©Édith Croft – La cueilleuse de l’onde.

Face à ce tableau, une citation poétique a été peinte sur le mur par son auteur, Jacques Thisdel, un extrait de son recueil intitulé Roses. Une vidéo de la photographe Pilar Macias nous présente une chorégraphie de photos défilant afin de nous raconter une histoire de Corps Identitaires.  Une sculpture d’Édith Croft attire immédiatement le regard : une magnifique sculpture-fontaine, La cueilleuse de l’onde, qui représente le corps de la femme, « le cycle de l’eau et de la vie comme un éternel recommencement », originellement conçue pour être installée à l’extérieur.  Sur le mur du fond de la salle d’exposition, des boîtes sont installées sur le mur. Dans chacune, une feuille colorée chiffonnée.  Le tout pour former une œuvre dont voici le titre : « J’ai mis en boîte 92 artistes, pouvez-vous deviner lesquels? ». Fascinante et amusante, l’œuvre traduit à merveille l’humour naturel qui émane de l’artiste Raymonde Lamothe.

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@Raymonde Lamothe – J’ai mis en boite 92 artistes, pouvez-vous deviner lesquels?

De son côté, Fernande Forest a interprété le thème de l’exposition en assemblant plusieurs cadres carrés où figurent des photographies, des ombres, des dessins, des parties du corps plongées dans l’eau automnale d’une rivière, un lien entre la nature et le corps, la sensualité, l’art. Une installation de Louis-Pier Dupuis-Kingsbury réunit cadres, châssis et peintures à l’acrylique, une allusion visuelle au plaisir de créer, à l’émotion vécue lors de la création d’une œuvre. Le photographe François Gamache nous présente une magnifique photographie noir et blanc d’un enfant, inspirée du petit garçon en lui, Lost in transition. Mona Massé nous livre un assemblage de 70 œuvres à l’acrylique disposées sur panneau de bois où elle partage ses carnets de voyage, son ile intérieure.  Sylvie Pomerleau nous présente trois grands tableaux inspirés de son regard sur le paysage qui l’entoure, de superbes toiles où l’acrylique et le collage se fondent l’un dans l’autre. Une sculpture tirée d’une impression 3D – fascinante- réalisée par Rino Côté et 4 œuvres de Frédéric Henri complètent l’exposition, soit des formes sur pièces de fer vernies, une toile à l’acrylique où le souci du détail étonne ainsi qu’une impression numérique surréaliste qui nous présente un portrait de famille « choc ».

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©François Gamache – Lost in transition… et son généreux modèle!

Des points de vue différents qui nous dévoilent le potentiel de l’imaginaire de ces artistes! Lors du vernissage, la plupart des protagonistes de l’exposition étaient présents afin de nous présenter leur univers artistique et la façon dont ils ont représenté le thème L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art.   D’ailleurs, le nombre de personnes à s’être déplacées pour l’événement est plus qu’honorable. Question de rendre hommage au sujet, disons qu’il y avait de l’art et de la vie au Musée du Bas-St-Laurent en cet après-midi enneigé du dimanche 17 janvier!

L’exposition vous est présentée jusqu’au 6 mars prochain. Ne manquez pas cette occasion de vous connecter avec ce regroupement d’artistes qui nous démontre que l’expérience de la création exacerbe la vie. L’inspiration artistique illumine l’existence de l’artiste. Le processus de la création constitue le leitmotiv qui l’anime, le temps de la réalisation de l’œuvre. Et pour le spectateur, l’art s’imprègne dans le regard pour provoquer une émotion. Peut-on mieux profiter de la vie en laissant l’art y entrer? Chose certaine, cela la rendra toujours plus intéressante…  Offrez-vous la liberté de l’expérimenter!

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©Fernande Forest – L’eau clipote et clapote: le cœur s’agite.

Un tournoi d’ultimate Frisbee à Rivière-du-Loup!

Vous parler d’ultimate Frisbee?  Pourquoi pas!  J’aime habituellement vous parler d’art, de culture, d’endroits à visiter, mais aussi d’événements qui sortent de notre « ordinaire »!  Et, je crois que le tournoi d’ultimate Frisbee qui se déroule présentement à Rivière-du-Loup cadre bien dans cette catégorie!  Parce que c’est plutôt récent comme sport (ici et au Québec), parce que c’est un sport que l’on a tous pratiqué un jour ou l’autre dans sa version simple/familiale et parce que c’est un sport où le plaisir est à l’honneur!

Le Tournoi d’ultimate Frisbee La Flotte en est à sa 12e édition dans le Bas-St-Laurent. Et l’avènement du Stade Premier Tech s’avère la raison principale ayant amené les organisateurs à déplacer l’événement  à Rivière-du-Loup.  La nouvelle surface synthétique de l’endroit sera, tout au long du week-end, soit les 16 et 17 janvier, foulée par une trentaine d’équipes d’ultimate Frisbee venues de partout au Québec. Soyez spectateur de ce nouvel événement fraichement arrivé en ville: samedi entre 10h40 et 18h15 et dimanche entre 8h30 et 12h40.

Le jeu

20160116_121322L’ultimate Frisbee est un amalgame des caractéristiques de plusieurs sports : football, basketball ou soccer. Il s’agit d’un sport mixte, sans contact et sans arbitre. En fait, le jeu est arbitré par les joueurs mêmes, avec le simple recours à un observateur lors de certaines compétitions. L’objectif est de faire progresser le disque jusqu’à ce qu’il soit attrapé dans la zone de but de l’adversaire.  Le joueur ne peut se déplacer avec le disque, mais il peut utiliser un pied pivot afin de lancer le disque à un autre joueur, ce qu’il doit faire dans un délai de 10 secondes.  Les zones de but se trouvent à chaque extrémité du terrain et on compte 7 joueurs par alignement. Une charte de l’esprit du jeu a été établie afin d’identifier clairement l’importance de l’esprit sportif dans la pratique de l’ultimate Frisbee. Vous pouvez la consulter sur le site de la fédération : fqu.ca.

Un peu d’histoire…

L’ultimate, c’est le nom officiel du sport. L’ultime-passe, c’est le nom recommandé par la langue française. L’ ultimate Frisbee, c’est le nom utilisé par ses adeptes. Frisbee référant à la marque de commerce du premier disque du genre dont les droits de commercialisation ont été achetés par la compagnie californienne Wham-O en 1948.  Le Frisbee de compétition, lui, est né en 1960 et la première équipe d’ultimate Frisbee fût créée en 1967 par des étudiants de la Columbia High School du New Jersey. Son arrivée au Québec se fit au début des années 90 et ici-même à Rivière-du-Loup, l’ultimate frisbee est pratiqué depuis 2010. Au niveau provincial, le sport est coordonné par la FQU, la Fédération québécoise d’ultimate.

Un sport accessible et agréable!

Bien que récent, l’ultimate Frisbee gagne en popularité au fil des années! Vous désirez vous joindre à l’équipe louperivoise?  Visitez leur page Facebook : Ultimate Frisbee RDL. Les parties se déroulent les mardis (depuis le 5 janvier) au Stade Premier Tech de Rivière-du-Loup de 20h30 à 22h00. Vous hésitez?  Profitez du tournoi de ce week-end pour aller faire le plein de bonne humeur et plongez-vous dans l’ambiance festive du tournoi La Flotte 2016.  On dit que l’ultimate Frisbee est un sport à découvrir et que la simplicité de ses règlements en fait un sport très amusant pour les débutants.

Vous désirez évoluer dans un sport où le plaisir de jouer est mis de l’avant? La rumeur dit que c’est LE sport de l’heure à essayer!

Le Festival Vues dans la tête de Micheline Lanctôt

J’adore le cinéma québécois! Depuis mes années de cégep où j’ai pu découvrir les rudiments de base de l’art cinématographique à travers quelques cours optionnels destinés à nourrir ma curiosité. Depuis mes études universitaires où j’ai participé, le temps d’un été, à une publication qui faisait la couverture du Festival des Films du Monde, où j’ai pu assister à des visionnements de presse, bien installée à quelques bancs des René Homier-Roy et Francine Gimaldi, pour les premières de films tels que : Le Vent du Wyoming d’André Forcier, Le Petit Musée de Velasquez (avec LALALA Human Steps) de Bernar Hébert ou Les Seins dans la Tête de Mireille Dansereau.

Pendant quelques années, j’ai dû limiter mes visites au cinéma en privilégiant les sorties familiales afin d’initier mon fiston au plaisir du cinéma-pop corn, mais malgré cette absence passagère, je n’ai pas perdu ce goût du cinéma de chez nous. Et, chaque fois que je m’installe dans le confort du Cinéma Princesse pour une sortie «à moi de moi», je choisis les productions québécoises : 1987, Mommy, Ego Trip, Le Mirage… Bref, j’aime me faire raconter des histoires auxquelles je m’identifie. Des histoires qui véhiculent mon langage, mes paysages et la société dans laquelle j’évolue. J’aime rire, pleurer et sacrer en mode 100 % Québec.

Cinéma façadeEt voilà qu’ici même, à Rivière-du-Loup, se dessine de façon de plus en plus grandiose un événement qui, pour la 4e année, met en vedette la richesse de notre cinéma! Un événement accessible à tous, une grande fête du cinéma où le commun des mortels peut s’initier aux dessous du 7e art! Vous aimeriez apprendre quelques rudiments du montage? Vous initier à la caméra et à la prise de son? Discuter avec des réalisateurs et comprendre leur travail? Des ateliers, des classes de maître, des discussions après-films et des tables rondes s’offrent à vous! Vous aurez même l’occasion de croiser la cinéaste et comédienne Micheline Lanctôt (que plusieurs connaissent pour son rôle d’Élise dans Unité 9) qui prend la tête d’affiche du Festival Vues dans la tête de… pour l’édition 2016.

Du 5 au 7 février, osez franchir la porte du Cinéma Princesse et plongez dans le merveilleux monde du cinéma québécois! Des courts-métrages, des discussions avec certains réalisateurs, un spectacle jazz à la Microbrasserie Aux Fous Brassant le samedi soir et la projection de longs-métrages de grande qualité tout au long du week-end dont :

  • Guibord s’en va-t-en guerre, un film de Philippe Falardeau, mettant en vedette Patrick Huard et Suzanne Clément.
  • Arwad, réalisée par Samer Najari et Dominique Chila, avec Ramzi Choukair, Fanny Malette et Julie McClemens.
  • Autrui, un film de Micheline Lanctôt, avec Robin Aubert et Brigitte Pogonat.
  • La gang des hors-la-loi de Jean Aubry. Présentation familiale gratuite.
  • Transatlantique, un essai documentaire réalisé par Félix Dufour-Laperrière.
  • L’Ange-Gardien, un drame de Jean-Sébastien Lord avec Marilyn Castonguay et Guy Nadon.

À cela s’ajoute la présentation de films de l’École des métiers du cinéma et de la vidéo du Cégep de Rivière-du-Loup ainsi que des courts-métrages gagnants du concours « Ville et villages en images ». Pour consulter la programmation complète du festival et l’horaire de diffusion des films, visitez le site vuesrdl.com. Vous pourrez également vous procurer le laisser-passez au coût de 30 $ qui vous donne accès à toutes les projections et tables rondes de l’évènement.

Début Soirée de courts

L’art cinématographique… mystérieux et fascinant! Pour nous, simples spectateurs, le plaisir consiste à se délecter d’une histoire, d’images et d’émotions le temps d’un visionnement. Pour ces artistes au service de notre imaginaire, ceux qui jouent, filment, réalisent, montent, créent, etc., il s’agit d’un travail de moine où le moindre détail est calculé, où l’on vit à la seconde près. Beaucoup d’argent, d’efforts et de passion. Le cinéma québécois mérite donc d’être célébré en grand. Alors qu’autrefois, nos artisans se débattaient comme des diables dans l’eau bénite pour rivaliser avec les productions américaines, on peut dire aujourd’hui que leur travail a porté fruit. En plus d’avoir gagné le cœur de son peuple, notre cinéma nous gorge de fierté en se pavanant sur la scène des plus grands festivals du monde.

Vues dans la tête de Micheline Lanctôt, un événement louperivois que l’on se doit d’honorer! D’ailleurs, je vous invite à suivre mon blogue tout au long de l’événement. Je ne manquerai pas l’occasion de vous faire part de mes découvertes… et de ce qui se passe dans ma tête pendant cette expérience enrichissante!

vuesrdl.com

Crédit photos: Agence MAD de Rivière-du-Loup.