Crazy Train!

Les gens passionnés sont inspirants!  Je parle ici de ces personnes qui se prennent d’amour pour un domaine, un sujet ou même, une idée, je les admire!  Quand ils nous partagent leur passion, on voit leur regard s’allumer, on entend le débit de leurs paroles s’accélérer, on ressent leur corps entier qui s’anime d’une excitation incontrôlable. Je les aime parce qu’ils sont curieux, parce qu’ils sont contagieux, parce qu’ils sont fascinants et que, même si on n’arrive pas à s’emballer de la même façon pour leur sujet de prédilection, on réussit à saisir l’essentiel de leur émotion, pure et simple.

20160201_102208Quel est le lien avec la toile que je désire vous présenter en ce moment?  Le sujet de mon œuvre, mais aussi son destinataire. En fait, il s’agit d’un tableau que j’ai transformé. Le cadre orné de fioritures dorées, de vert émeraude entourait une toile de fond de style nature morte avec des fruits. Il décorait la cuisine d’Éric, un ami de longue date qui est aussi le batteur de mon groupe de musique. Nous prenions une pause entre le premier et le deuxième set, réunis dans la cuisine, et j’avais le fixe sur ce fameux cadre. En me disant que les chances sont minces que le cadre en question soit un objet d’art ayant une quelconque valeur sentimentale, je lui demandai spontanément : « Que dirais-tu si je partais avec ton cadre et que je remplaçais ces fruits par un train? ».

Parce qu’Éric, c’est un passionné de train. Il travaille depuis plusieurs années comme wagonnier pour le CN. Quand il parle de ses trains, ses yeux s’animent!   Tellement qu’il s’est acheté une maison à St-Appolinaire, en banlieue de Québec, avec les rails du chemin de fer directement dans sa cours (ou presque!). Quand le train passe, la maison tremble et… Éric plane!

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Alors, je suis partie avec le cadre et je suis passée en mode train! J’ai commencé par retirer la toile du cadre, j’ai appliqué un apprêt et j’ai repeint le cadre en noir. J’ai ensuite fait un brossage à sec avec du gris pour donner un effet usé au cadre pour ensuite sceller le tout avec un vernis lustré. Pour la toile, j’ai utilisé une toile cartonnée de 16 X 20 que j’ai recouverte de coupures de journaux pigées ici et là sur le net, ayant toutes le train pour sujet : vieux articles, billets de gare, articles sur l’Intercolonial Railways, les partitions de Crazy Train…  Je les ai collées au Mod Podge pour ensuite les recouvrir d’un glacis gris. J’ai tracé la silhouette du train, je l’ai recouverte de pâte de structure et j’ai finalement peint un train… pour la première fois de ma vie!  J’ai unie ma passion pour l’art à celle de mon cher ami qui pourra désormais admirer, dans sa cuisine, son fameux Crazy Train!

 All aboard… Ha! Ha! Ha! …  I’m going off the rails on a crazy train!

Brioches et Babioles

Quel ingrédient magique faut-il pour donner à un café la petite touche qui fait toute la différence? Un soupçon de crème fouettée, des copeaux de chocolat, une crema qui goûte le ciel?  Ce sont autant d’éléments qui sauront satisfaire notre palais. Pour toucher le cœur, il faut plus encore que la crème de la crème!  Et chez Brioches et Babioles, on l’a bien compris!  Un sourire nous accueille avec chaleur, un décor nous enveloppe d’une ambiance qui se situe entre le magasin général d’antan et la boutique d’artisanat. Bref, entre les discussions des villageois et les objets de brocante, vous trouverez la promesse du café parfait au cœur de St-Arsène!

À quelques minutes de Rivière-du-Loup via la route 291, vous découvrirez un café aux allures de chaumière, un endroit qu’Élaine Bélanger a su rendre infiniment sympathique. Cette passionnée d’antiquité a fait l’acquisition d’un ancien magasin d’objets d’occasion afin de le transformer en café adjacent à la résidence principale, un rêve qu’elle a concrétisé à l’été 2015. Et le succès remporté par son initiative ne cesse de la surprendre, jour après jour.

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Vous aimerez, vous aussi, vous laisser inspirer par ce décor aux allures antiques, truffé de meubles dénichés dans les brocantes et de pièces recyclées, complètement métamorphosées, qui composent l’ameublement ainsi que le volet boutique de l’endroit : un cheval de manège en bois, une porte réutilisée en façade de comptoir, des tables et chaises différentes repeintes, une échelle recyclée en meuble-étagère… Son inspiration débordante lui a donné le souffle nécessaire pour redonner vie à cet endroit et le transformer en un lieu chaleureux où les gens aiment se réunir pour jaser, casser la croûte entre deux quarts de travail, tricoter ou encore, savourer en famille une viennoiserie par un beau samedi d’hiver.

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Plus qu’un café, Brioches et Babioles s’apprête à un devenir un incontournable rendez-vous, tellement confortable qu’aucune hésitation ne se pose lorsque vient le temps de franchir quelques kilomètres de plus pour déguster un délice matinal. Cafés expresso, allongé, latté, capucino, moka, thés/tisanes ou chocolat chaud, muffins, chocolatines, soupe, sandwiches et salades, croissants jambon/fromage composent le menu qu’Élaine élabore à partir de produits obtenus par quelques fournisseurs de la région (Bis la Boulange et La Brûlerie de l’Est). Côté boutique, on retrouve des antiquités, des bas de laine tricotés par des artisanes de St-Arsène ainsi qu’une grande variété de produits régionaux : les terrines de la Bergerie du Pont (St-Antonin), les thés LiberThé (St-Pacôme), les produits de l’érable de la Sucrerie chez Jean-Pierre (St-Arsène), les bijoux Simali…et plus encore.

Elle offre également une vitrine intéressante aux artistes régionaux puisqu’elle a transformé le mur principal du café en mur d’exposition où elle offre la tribune à un artiste différent à chaque mois. En visitant régulièrement Brioches et Babioles, vous aurez le loisir d’admirer des œuvres d’ici. Lors de ma visite, en février, Michèle Bérubé de St-Arsène en était l’artiste vedette.

Alors, que ce soit pour une pause du midi qui vous dépayse un brin ou encore, pour donner libre-cours à l’amateur d’objets d’art qui sommeille en vous, je vous invite à faire un détour volontaire par St-Arsène pour découvrir cet endroit qui a tout pour vous charmer. Réconfortant comme une brioche, simple comme une babiole, le café d’Élaine Bélanger surpasse la crème du meilleur des lattés!

Brioches et Babioles: 95, rue Principale, St-Arsène.  Sur Facebook: Brioches et Babioles.

Des ateliers de Journal Créatif!

Sur une page, un arbre dont les racines représentent le passé; le tronc, le présent et le feuillage, l’avenir. Sur une autre page, des écritures en bleu, en rose, et des notes en marge, en vert. D’une couverture à l’autre, un même processus dans lequel s’investit depuis de nombreuses années Mireille Landry, une animatrice certifiée en Journal Créatif de l’École le Jet d’Ancre inc.  D’ailleurs, c’est avec plaisir qu’elle animera deux ateliers qui se tiendront à la Bibliothèque Françoise Bédard, mais avant de vous donner l’information sur ces ateliers, laissez-moi vous parler de ma rencontre avec Mireille Landry, une passionnée du Journal Créatif.

C’est depuis l’âge de 9 ans qu’elle noircit (et colore!) les pages de son journal intime. Après avoir travaillé une grande partie de sa vie dans les communications et l’éducation des adultes, elle a suivi une formation intense à l’École le Jet d’Ancre afin de répandre dans notre belle région sa passion du Journal Créatif. Créée par Anne-Marie Jobin, cette école forme des animateurs qui, après une formation d’une durée de 9 mois (150 heures), seront en mesure d’animer des d’ateliers de Journal Créatif. La formule gagne en popularité au Canada et en Europe depuis 2004, l’année où l’école a été fondée.

Depuis 2 ans, Mireille Landry habite Notre-Dame-du-Portage, un milieu où la proximité du fleuve et sa connexion avec la nature créent un environnement propice à la créativité. Son regard s’anime dès qu’elle se met à expliquer sa démarche entourant le médium du Journal Créatif. Cette façon de libérer sa créativité lui a été bénéfique tout au long de sa vie et elle aime la partager!  Elle a donc développé différentes activités pouvant s’adapter à différents contextes : des ateliers d’initiation, des journées sur un thème particulier, des rencontres autour du journal créatif où sont explorées plusieurs facettes de cette activité, des fins de semaine de ressourcement (pour les gens habitant un milieu urbain et désirant faire le vide auprès du fleuve, à Notre-Dame-du-Portage) et des ateliers sur mesure s’adressant à des groupes en particulier (adolescents, retraités et préretraités, jeunes mamans, etc.) sur demande.

Faut-il être un artiste pour participer aux ateliers? Non. Faut-il maîtriser le dessin ou des techniques particulières?  Non. S’agit-il d’une nouvelle forme de thérapie?  Non. Mireille Landry ne porte pas le chapeau de thérapeute, mais bien d’animatrice. Elle offre un atelier qui peut convenir à tous. Le Journal Créatif, ce n’est pas un cours de dessin. C’est une façon de laisser aller sa créativité tout en s’amusant. Le ton est léger, la démarche est simple et l’objectif, c’est d’apprendre à mieux se connaitre. C’est une façon d’explorer ce que l’on est, ce que l’on vit, ce que l’on veut, de se situer dans le réel et de répondre à un besoin humain : celui de créer!

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Pour chaque atelier, elle veille à ce que l’espace soit propice à la création, que chacun participe dans la mesure où il se sent à l’aise de le faire et que la confidentialité soit respectée. Les règles sont dispensées dès le début de l’atelier et les exercices sont établis selon la formule suivante : se réchauffer, effectuer quelques exercices qui vont plus en profondeur, constater ce que l’on a réalisé (pour soi), discuter sur une base volontaire et donner nos impressions sur l’exercice (et non en partager le contenu) et boucler la boucle de sa propre réflexion. Aucune analyse, aucun commentaire sur l’esthétisme de la réalisation, aucune interprétation. Il s’agit d’un processus libre et personnel.

Par la suite, vous repartez avec votre petit cahier en main et libre à vous de poursuivre la tenue de ce journal si vous avez aimé l’expérience. D’ailleurs, le matériel est fourni (journal, feutres, crayons, pastels) pour la durée de l’atelier. Vous n’avez qu’à réserver votre place et vous amuser! Vous désirez en savoir plus ou organiser un atelier sur le Journal créatif dans votre milieu? Vous pouvez contacter Mireille Landry au 418 605.1865 ou par courriel à mireillelandry@ymail.com (ce n’est pas une erreur de frappe, c’est bien ymail!). Pour en savoir plus sur le Journal créatif ou l’École le Jet d’Ancre : journalcreatif.com.

Pour ce qui est des deux ateliers qu’elle animera à la Bibliothèque Françoise-Bédard, les dates sont

Jeudi, 24 mars, de 9h à 11h30.

Jeudi, 5 mai, de 17h30 à 20h.

Inscription obligatoire. Coût : 10$ par personne. Les places sont limitées, alors faites vite! Vous pouvez vous inscrire auprès du personnel du comptoir du prêt ou en composant le 418 862.4252 (numéro de la bibliothèque) ou le 418 867.6668 (numéro pour joindre Isabelle Moffet, coordonnatrice à l’animation de la bibliothèque).

Crédit-photo: collection personnelle de Mireille Landry.

 

 

 

Réflexion post-érotisme!

S’il est un sujet au langage universel, n’est-ce pas le sexe? Mais, malgré ce point d’union humain, chaque peuple utilise son propre dialecte pour évoquer notre rapport au corps, à l’acte sexuel et à ce qui allume le désir en chacun. En région, l’obstacle premier est le malaise créé par l’absence d’anonymat. Vous êtes en ces lieux où des visages connus vous entourent et vous devez conjuguer avec ce regard que vous recroiserez à l’épicerie du coin ou lors de votre prochain rendez-vous chez le dentiste. En soi, offrir un spectacle où l’érotisme est au centre de l’action ici-même, à Rivière-du-Loup, relève de l’audace! Et, heureusement, la compagnie du Loup de Cambronne a osé imager, verbaliser et mettre en scène cet inédit Cabaret Érotique!

Cet enchainement de numéros variés nous transporte d’un univers à un autre avec brio. Un effet crescendo nous mène vers l’apothéose, que ce soit en première ou en deuxième partie. D’abord, l’animation est assurée de main de maître par les comédiens Eve Landry et Sébastien Leblanc. Un brin irrévérencieux, les deux animateurs se sont « mouillés » dès le départ en nous partageant leur première expérience sexuelle. Quelques confidences à saveur locale de la belle (originaire de la région) lancèrent la soirée!

Le premier numéro est un amalgame de la musique langoureuse de Johnny Noland sur laquelle s’étale la poésie érotique murmurée par Marie-Amélie Dubé, la metteure en scène du spectacle. La glace est ainsi brisée! On enchaine avec une aventure médicale fantasmatique et humoristique racontée par Louis Gagnon. Ce sera suivi d’une chanson interprétée par Marilie Bilodeau et le slammeur rimouskois Jean-Maxime Lévesque, un duo où le gentleman adopte un langage de plus en plus explicite pour témoigner ses intentions à la dame qui, bien naïve, n’y comprend rien. Frank Malenfant s’amène pour nous raconter une brûlante passion, vêtu d’une robe de chambre, qui visiblement, lui donnait des chaleurs! Par la suite, la volupté s’en est donnée à cœur joie avec une lecture coquine dans le noir mettant en vedette la voix grave et appétissante de Sylvain Dionne, secondé par une Constance Céline Brousseau vibrante et… complètement jouissive!  Un numéro savoureux! La première partie s’est terminée par le visionnement d’une vidéo réalisée par Louis-Philippe Gélineau-Busque dans laquelle une toile est réalisée avec un pinceau, disons… corporel! Cette façon de traiter le sujet de l’érotisme résulta en une vidéo d’une beauté artistique indéniable. La dite toile fût ensuite vendue en enchère aux profits du Théâtre du Loup de Cambronne, non sans susciter quelques gags de la part de Sébastien Leblanc!  L’entracte se révéla le prétexte parfait pour admirer les clichés suggestifs de la photographe Valérie Lavoie.

On amorce la deuxième partie du spectacle avec une vidéo de Léa Didelot et Niels de Sevin où une jeune femme tente de séduire par la danse et l’expression corporelle un jeune homme qui semble ne pas trop saisir le message… C’est suivi d’un numéro amusant de Karine Vincent, un happening sonore où le public se transforme en bruiteur érotique! Johnny Noland nous sert ensuite un numéro instrumental : une interprétation très sixties et lascive de What a wonderful world à la guitare. On revient à l’art vidéo dans une réalisation de Gabriel Drapeau où nous visualisons un strip-tease sur un fond musical très underground, une vidéo dont les effets visuels ont été créés par l’utilisation de l’écran cathodique. Molo (Marc-Olivier Dugas) s’amène ensuite ans un théâtre mimé  à la Mr. Bean, un numéro très réussi et hilarant, où un jeune homme maladroit vivra un rendez-vous haut en émotions! Et, finalement, l’excellent conteur Mathieu Barrette nous livre un récit « coup de poing » où la rancoeur et l’érotisme se côtoient, une prestation très sentie qui nous cloue sur notre chaise… au moment où l’on doit quitter la salle!

Le Cabaret érotique se déroulait en deux soirées, deux représentations distinctes dotées d’une programmation différente. J’ai assisté à la grande première, soit celle du vendredi 12 février de cette 2e édition du cabaret. La salle, disposée en formule cabaret, avec tables et chaises dispersées, me permit de côtoyer un très sympathique couple de Montmagny qui avait assisté à la première édition. Dès le départ, la barre était haute puisqu’ils avaient littéralement adoré leur première expérience. Ils avaient donc de très grandes attentes pour cette récidive. Ils m’ont confié que les numéros présentés ne rivalisaient pas avec l’ambiance générale de l’année précédente. Les présentations, bien que très intéressantes, abordaient le sujet de façon plus intellectuelle que l’an passé.

Néanmoins, de mon côté, n’ayant aucun référent, j’ai savouré le spectacle avec un œil non-initié et j’ai apprécié l’univers dans lequel on a voulu me plonger. Par contre, j’en aurais pris encore… ce qui est bon signe, n’est-ce pas?!  Le ton irrévérencieux, la place laissée à l’humour et l’aspect expérimental de l’événement m’ont agréablement divertie. Il y a de ces incontournables qui s’inscrivent dans notre paysage culturel, et je crois que le Cabaret érotique s’inscrit dans cette lignée. Le Cabaret érotique sera à la St-Valentin ce que le Bye Bye est à la nouvelle année!

Crédit-photo: Gabriel Goulet / Théâtre du Loup de Cambonne.

Des mots d’amour… pour tous!

Des mots d’amour, des mots doux, des mots drôles… pour la St-Valentin! La Bibliothèque Françoise-Bédard a eu l’originale idée d’organiser un « spectacle » de lectures improvisées sur le thème de l’amour. Cette activité familiale se déroulera en bibliothèque où 6 membres de la Ligue d’Improvisation Louperivienne (LIL) vous berceront les oreilles sur la thématique de la St-Valentin.  Et je le répète : l’événement a été déclaré officiellement pour un public familial, donc aucune lecture à faire rougir : vous aurez droit à des lectures mignonnes qui plairont tant aux plus jeunes qu’à leurs parents.

 C’est donc un rendez-vous le samedi 13 février, entre 10h et midi, pour réchauffer l’hiver (le café est offert!) avec des mots qui vous feront rire, sauront vous émouvoir ou encore, vous amuseront, tout simplement. Laissez-vous divertir : l’activité est gratuite. Par contre, une contribution volontaire peut être offerte afin d’aider les organisateurs du tournoi d’improvisation L’Épopée 2016, un grand tournoi d’improvisation qui se tiendra du 18 au 20 mars prochain au Cégep de Rivière-du-Loup – voir leur page sur Facebook.

Bonne St-Valentin!

Ça slam pour toi, Rivière-du-Loup!

Réglons la question en partant : le slam, ce n’est pas du rap! En effet, il y a un monde qui sépare le slam du rap, même si notre réflexe premier s’avère de comparer les deux genres. Dans le slam, tout repose sur la force du texte et le talent de l’orateur. Pour le rap, on s’appuie sur la sonorité des mots, le rythme et la musique. C’est réglé? Alors maintenant, parlons de slam, puisque des soirées de slam se déroulent présentement à Rivière-du-Loup. Le saviez-vous?

Nouveau genre poétique, le slam réfère à l’art oratoire, à une poésie que l’on qualifie d’urbaine. L’idée d’origine du slam étant de « rendre les lectures poétiques moins ennuyeuses », celui-ci se rapproche beaucoup plus du monologue. Humoristique ou dramatique, souvent revendicateur, le texte prend vie d’après le ton de la voix, les gestes, l’expression du visage.

Les règles du slam sont simples. Il est ouvert à tous. Votre texte peut traiter de n’importe quel sujet et être lu dans le style et la langue de votre choix. Sur scène, votre passage est limité à un texte à la fois, pas de musique ni accessoire, ni costume, ni décor, ni mise en scène extérieure. Votre texte doit être original et d’une durée maximale de 3 minutes. La performance repose sur les mots, la façon de les enligner (lire, chantonner, murmurer, hoqueter, etc.) et la relation qu’a le slammeur (ou la slammeuse) avec ses spectateurs.

Le slam vient de loin… mais il est arrivé au Québec, à Montréal, en 2006 et c’est en 2007 qu’a été fondée la Ligue québécoise de slam afin d’encourager les régions à adhérer à ce nouveau mouvement artistique où la liberté d’expression figure à titre de reine mère. Ici même, à Rivière-du-Loup, c’est en 2015 que l’organisme Sparages a décidé de former sa propre cellule de slam.

Pour assister ou participer à ces soirées où la poésie et le verbe sont à l’honneur, pas de besoin de s’inscrire à l’avance! Rendez-vous simplement au Super Bar, situé sur la rue Lafontaine à Rivière-du-Loup, ce jeudi 11 février à compter de 20 h où se tiendra la prochaine soirée de slam. Coût d’entrée minime de 3.00 $. Pour plus d’information et pour vous tenir au courant des prochaines Soirées Slam, visitez la page Facebook de Slam Rivière-du-Loup.

Voici une performance de la slammeuse québécoise Marie Beauchesne (Venir au monde, 2014) qui vous donnera peut-être le goût de découvrir cet art de la scène qu’est le slam, que ce soit en tant que spectateur, ou encore, comme slammeur (se)!

 

 

 

 

Invitation… érotique!

L’érotisme, c’est quoi? Une image évocatrice… un torse nu, la courbe d’une hanche? Un objet de désir… un fouet, des talons hauts? Une musique lascive… « Erotic, Erotic, put your hands all over my body »? Une ambiance invitante… la lueur d’une chandelle, un lieu interdit?  Désolée d’interrompre votre rêverie, mais voici la définition qu’en fait le Larousse : Description et exaltation par la littérature, l’art, le cinéma, etc. de l’amour sensuel, de la sexualité.

Des mots, de l’art, de l’évocation… On peut décrire une simple pomme en lui donnant un caractère érotique; n’est-ce pas?  L’érotisme est un art!  Et l’art peut être érotique… Et c’est dans cette zone étoffée que se loge le Cabaret Érotique auquel vous convie la compagnie Le Théâtre du Loup de Cambronne, dans une mise en scène signée Marie-Amélie Dubé.

Pour cette 2e édition, on célèbre la St-Valentin d’une façon toute spéciale  dans une formule que l’on veut « simple et conviviale », dans une ambiance que l’on désire «chaleureuse et sensuelle ».  Des numéros se succèderont dans une grande variété de styles, question de ne laisser aucune zone érogène de notre cerveau en reste!  Danse, chant, slam, théâtre, arts visuels, poésie, conte et effeuillage, sans oublier que certains écrits soumis par des auteurs anonymes de la région  nous feront découvrir les fantasmes de gens d’ici!  Qui sait?  S’agit-il de votre voisin? De votre collègue?  D’une personnalité connue?  « Des mots, rien que des mots… » Laissez-vous charmer par la musicalité de ces murmures à peine voilés ou complètement dénudés.

Le Théâtre du Loup de Cambronne vous promet du rire, des émotions et de l’insolence à travers ces numéros minutieusement peaufinés pour vous offrir une expérience théâtrale unique. Le Cabaret Érotique, un spectacle multidisciplinaire à dévorer! Présenté vendredi et samedi, les 12 et 13 février prochains, à la salle Prelco de l’École de Musique Alain Caron. Les portes ouvriront à 20h00 et le spectacle débutera à 20h30. Un service de bar sera offert sur place. À noter également qu’il s’agit d’un spectacle qui s’adresse à un public averti de 16 ans et plus.  Billets disponibles en ligne sur le site web du Loup de Cambronne.

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©Loup de Cambronne / Agence MAD

Psssst… « Chasse aux fantasmes… on veut tout savoir! »… Vous désirez soumettre des textes sur le thème des fantasmes pour ajouter votre touche anonyme à ce fabuleux spectacle? Faites vite : vous avez jusqu’au 10 février pour envoyer vos textes à info@loupdecambronne.com ou par message privé (si vous désirez rester anonyme, bien entendu!) sur leur page Facebook.

Jusqu’à ce jour, les artistes dont la présence est confirmée pour cette 2e édition sont : Ève Landry et Sébastien Leblanc à l’animation, Marilie Bilodeau, Jean-Maxime Lévesque, Betty Cayenne et Mister Byseven, Alexandre April, Soraïda Caron, Mathieu Sanchez, Louis-Philippe Gélineau-Busque (en collaboration avec Jean-Philippe Cloutier), Marc-Olivier Dugas, Louis Gagnon, Frank Malenfant, Valérie Simone, Sylvain Dionne, Sophie Poulin de Courval, Nathalie Clément, Dominique Malacort, Johnny Noland Jean-Claude Boudreault…  et plusieurs autres qui vous seront dévoilés sur la page Facebook de la troupe et ce, jusqu’à la fin du décompte nous menant vers ce week-end de la grande première.

Bon théâtre… et joyeux plaisir!

 

Famille, documentaires et émotions!

Ce dimanche matin, 10h00, on débute le festival Vues dans la tête de… par une présentation familiale gratuite : le film La gang de hors-la-loi. Les jeunes amateurs de baseball se donneront rendez-vous au Cinéma Princesse pour amorcer cette dernière journée de festivités autour du cinéma québécois. Pour consulter la programmation complète ou accéder aux formations offertes, visitez le www.vuesrdl.com.

Voici donc les films présentés cet après-midi au Cinéma Princesse :

Mon père sans mon père. Réalisé par Pascale Paroissien, ce court-métrage d’une durée de 9 minutes est un documentaire où la réalisatrice nous présente sa réunion avec son père de 80 ans qui rompt avec sa deuxième femme. Heure de présentation : 13h15.

Transatlantique. Un essai documentaire réalisé par Félix Dufour Laperrière. Une traversée de l’océan à bord d’un navire de charge où il nous présente le quotidien des marins. Ce film a connu des représentations remarquées dans plusieurs festivals internationaux. Heure de présentation : 13h25. Le film sera suivi d’une discussion avec Félix Dufour Laperrière. Admission : 10$ ou gratuit avec le laissez-passer.

Maurice. Réalisé par François Jaros. Il s’agit d’un court-métrage d’une durée de 14 minutes qui nous parle de Maurice, un homme qui a pris une décision : mourir dans la dignité… Nominé aux Jutras pour le meilleur court-métrage 2016. Heure de présentation : 15h15.

L’Ange-Gardien. Un film de Jean-Sébastien Lord mettant en vedette les excellents acteurs Guy Nadon et Marilyn Castonguay. Ce drame prenant nous raconte la relation intigante qui se crée entre un gardien de nuit et une jeune femme, qu’il a surprise à voler, alors que celle-ci lui demande refuge dans l’immeuble où il travaille. Heure de présentation : 15h30. Le film sera suivi d’une discussion avec Jean-Sébastien Lord. Admission : 10$ ou gratuit avec le laissez-passer.

Notez que vous devez arriver au moins 15 minutes avant la projection du court-métrage pour vous assurer une place.

À 17h30, la cérémonie de clôture du festival prendra place au Cinéma Princesse et commenceront, assurément, l’idéation et la réflexion pour la 5e édition qui se déroulera en 2017.

Bon cinéma!

La fête du cinéma se poursuit!

Vues dans la tête de Micheline Lanctôt se poursuit en ce samedi 6 février ! Et la programmation d’aujourd’hui vous permettra d’entrer dans l’univers de la réalisatrice puisqu’elle vous présentera son long-métrage Autrui. Laissez-vous également dépayser par le premier long-métrage de Samer Najari et Dominique Chila, Arwad, et prenez part aux différentes discussions ! Pour accéder aux différentes formations offertes, visitez le www.vuesrdl.com.

Voici donc les films présentés aujourd’hui au Cinéma Princesse :

Le petit oiseau va sortir. Réalisé par Samer Najari, ce court-métrage d’une durée de 18 minutes se construit autour de 3 séances de portraits de jeunes gens qui se font photographier avant de commettre différentes opérations suicides. Heure de présentation : 13h45.

Arwad. Un drame réalisé par Samer Najari et Dominique Chila où Ali, le personnage principal du film, quitte Montréal en direction de l’ile d’Arwad, en Syrie, accompagné de Marie, sa maîtresse, afin de retrouver ses racines. Suite à un événement inattendu, la rencontre entre sa femme, Gabrielle, et Marie sera inévitable. Heure de présentation : 14h10. Le film sera suivi d’une discussion avec les réalisateurs du film. Admission : 10$ ou gratuit avec le laissez-passer.

Sur le ciment. Réalisé par Robin Aubert, il s’agit d’un court-métrage d’une durée de 14 minutes qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui peint son numéro de cellulaire sur les murs de la ville jusqu’à ce qu’une vieille dame décide de lui téléphoner. Heure de présentation : 20h00.

Autrui. Un film de Micheline Lanctôt mettant en vedette Robin Aubert et Brigitte Pogonat. Lucie, une jeune femme introvertie, recueille chez elle Éloi, un clochard sur le point de mourir de froid. Une relation compliquée naîtra entre les deux protagonistes, mais qui les mènera sur le chemin de l’espoir. Heure de présentation : 20h15. Le film sera suivi d’une discussion avec Micheline Lanctôt, réalisatrice et porte-parole du festival, ainsi que Robin Aubert. Admission : 10$ ou gratuit avec le laissez-passer.

Notez que vous devez arriver au moins 15 minutes avant la projection du court-métrage pour vous assurer une place.

Vous êtes également invités à la Table ronde où Micheline Lanctôt vous convie à une discussion en compagnie de Philippe Falardeau, Robin Aubert, Jean-Sébastien Lord, Sameer Najari, Dominique Chila et Félix Dufour-Laperrière sur le rôle des acteurs dans les étapes de la réalisation. Admission : 8$ ou gratuit avec le laissez-passer.

La journée se conclut dans une ambiance jazzée à la Microbrasserie Aux Fous Brassant où vous pourrez assister à une performance de Trio Olivier Martin à compter de 22h45.

Bon cinéma!

Un vendredi politico-comique!

Et c’est un départ! Fraichement arrivée en ville, Micheline Lanctôt a officiellement pris la tête d’affiche de la 4e édition du Festival Vues dans la tête de… Après quelques visites à nos médias louperivois, sous la coordination de l’Agence MAD, elle nous faisait l’honneur de participer à une classe de maître sur le montage, qui se tenait cet après-midi, en compagnie d’Aube Foglia et de Natacha Dufaux. Fière de participer à l’événement, elle profite de l’occasion pour clamer, au passage, l’importance de s’approprier notre cinéma québécois.

Pour le grand public, c’est ce soir que débutent les représentations cinématographiques! Une soirée cinoche à saveur politique vous attend au Cinéma Princesse de Rivière-du-Loup avec:

une_idee_de_grandeur_posterUne idée de grandeur. Réalisé par Vincent Biron, ce court-métrage d’une durée de 14 minutes nous raconte l’histoire d’un maire, Louis, qui vit un échec électoral après 20 ans de loyaux services. Un récit tragicomique mettant en vedette Luc Guérin. Heure de présentation : 19h45.

Guibord s’en va en guerre. Une comédie politique réalisée par Philippe Falardeau où vous pourrez suivre Patrick Huard, dans le rôle de Guibord, qui joue le rôle d’un député fédéral indépendant d’un immense comté du nord du Québec qui détient le vote décisif qui déterminera si le canada ira en guerre. Heure de présentation : 20h00. Le film sera suivi d’une discussion avec le réalisateur Philippe Falardeau. Admission : 10$ ou gratuit avec le laissez-passer.

Notez que vous devez arriver au moins 15 minutes avant la projection du premier film pour vous assurer une place.

Pour terminer la soirée, les festivaliers sont invités à se rendre à la Maison de la Culture pour la soirée Concours de courts-métrages où seront présentés des courts-métrages de fiction, documentaire, poétique, d’animation, de science-fiction de partout au Québec. Admission : 5$ ou gratuit avec le laissez-passer.

 Bon cinéma!

 Crédits-Photos: Agence MAD.