Des animaux imaginaires…en pédiatrie!

MJG3Oubliez l’allure morne des murs d’hôpital, le vert malade ou le blanc aseptisé! L’unité de pédiatrie du Centre hospitalier du Grand-Portage de Rivière-du-Loup a pris des airs de conte de fée pour les enfants qui doivent y séjourner. Les bobos sont moins difficiles à supporter lorsqu’un oiseau nous fait de l’œil, qu’un poisson tourne en rond ou qu’une montgolfière aux couleurs vives nous amène dans un monde où l’imaginaire est plus fort que la douleur !

La semaine passée, Le Journal de Québec publiait un intéressant article sur l’artiste louperivoise Marie-Josée Gagnon, auteure de ces œuvres qui animent les murs du département de la pédiatrie. Je ne vous répèterai donc pas le contenu de cet article que je vous invite à consulter en cliquant ici. Ce dont je veux vous parler, et ce que Marie-Josée tient à clamer haut et fort, c’est qu’il y a toute une équipe derrière ce magnifique travail !

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Il s’agit, en effet, d’un projet que Marie-Josée Gagnon a réalisé avec la collaboration de plusieurs bénévoles : Andrée Dubé, Maryse Thériault, Nicole Saindon, Diane Caron, Nancy Dumont, Alexandra Daudelin, Eloïse Cloutier, Laurence Michaud, Audrey Michaud, Valérie Chassé, Louise Dumont et Renée Lebel, sans oublier la collaboration de Jean-Philippe Nadeau, chef de service famille enfance jeunesse, et du personnel de la pédiatrie du centre hospitalier.

Cette équipe dynamique s’est dévouée à créer ces peintures à l’image du département. Elles ont d’ailleurs adoré réaliser ce projet et, bien entendu, travailler avec Marie-Josée. « C’est venu chercher notre côté enfantin, alors peut-être que ça nous a fait du bien à nous aussi ». En effet, ces dames souriantes ont réussi à opérer un changement qui est venu égayer le quotidien des enfants qui reçoivent des soins en pédiatrie. Et le personnel approuve en réitérant que cette initiative fait vraiment une différence qu’elles peuvent voir chaque jour dans les yeux émerveillés de ces enfants.

Les salles et les chambres ont été rebaptisées en fonction de ces dessins : la chambre des hiboux, la chambre des montgolfières, la salle du petit train… Tellement plus accueillant et distrayant! Alors, félicitations à l’équipe des pinceaux qui a su manœuvrer à travers le personnel occupé et bravo à Marie-Josée qui a su diriger cette équipe d’artistes bénévoles avec brio ! L’unité de pédiatrie peut maintenant être surnommée l’unité du Royaume enchanteur de Marie-Josée!

 

Un 5 à 7 à la hauteur… des auteurs!

Je me fais un devoir d’y assister à chaque année puisqu’il s’agit d’un événement qui, chaque fois, se renouvèle avec le dynamisme de son organisatrice, Isabelle Moffet, qui se démène pour lui donner une saveur bien particulière ! Je parle ici de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui se tenait ce jeudi, 21 avril, à la Bibliothèque Françoise-Bédard. Il s’agit aussi du grand moment tant attendu pour les auteurs amateurs qui ont prêté leur plume au concours Lire au Loup puisqu’on assistait au dévoilement des grands gagnants. En formule 5 à 7, le charmant Monsieur Mô (le lapin-mascotte de la bibliothèque) s’était aussi endimanché pour accueillir ses nombreux invités!

20160421_181009D’abord, la fameuse « Mauvaise Troupe », menée par le « Père Fouettard » alias Richard Lévesque, nous présentait quelques variations littéraires portant sur la racine des mots, soit le thème des ateliers d’écritures qui se sont déroulés cette année. Ce fût suivi du lancement de nouveau recueil Lire au Loup regroupant tous les textes participants de l’édition 2015 du concours sur le thème « Un long fleuve tranquille » (dont je fus récipiendaire du premier prix l’an passé !). Vous pouvez d’ailleurs vous procurer ce recueil au comptoir du prêt de la bibliothèque pour la modique somme de 5 dollars.

À 18h00, nous avons pu assister à un agréable moment de folie en biblio ! Annie Landreville, une auteure ayant notamment œuvré comme journaliste culturelle à la radio de Radio-Canada pendant 17 ans et collaboré au journal le Mouton Noir, proclamait l’envol du Manifeste pour le droit d’auteur ! Après avoir lu ce texte inédit, spécialement créé pour l’occasion, les spectateurs, du haut de la mezzanine, procédèrent au lancement de dizaines d’avions de papier dans un geste à la fois poétique et très ludique, mais aussi criant de vérité sur la réalité du droit d’auteur au Québec où les auteurs peinent à vivre de leurs écrits. Il s’agit donc d’une invitation à se « Tenir Droit » pour la cause littéraire.

Ce fût ensuite le dévoilement des gagnants du concours Lire au Loup pour lequel je me suis faite muette de plume cette année, mais auquel j’ai participé en étant membre du jury (nous étions 5). J’ai donc eu le plaisir de lire toutes ces belles créations sur le thème « 2050 ». En tout, 9 textes d’adolescents (13-17 ans) et 15 textes d’adultes où le thème fût une année, une adresse, un nombre de fenêtres, un nombre de jours, une quantité… Bref, l’imagination était au rendez-vous… et j’avais bien hâte de pouvoir coller un nom, un visage sur ces écrits! Bien entendu, les textes m’ont été soumis sous le couvert de l’anonymat, donc j’ignorais l’identité de ces auteurs. Et, j’ai pu constater à quel point la vision du futur de nos jeunes est négative… L’environnement les préoccupe énormément et le flot d’information dont ils sont bombardés via les médias sociaux contribue certainement à créer cette vision quasi-apocalyptique de l’année 2050.

Les gagnants de l’édition 2016 sont, dans la catégorie ado :

1er prix : Myriam St-Pierre.

2e prix : Corrine Viau.

3e prix : Léo Moffet.

Et pour la catégorie adulte :

1er prix : Marianne Rainville.

2e prix : Michel Lagacé.

3e prix : Léane Soucy.

 Félicitations à ces lauréats ainsi qu’à tous ceux qui se sont prêtés au jeu de la création littéraire !

 P.S. Voici une anecdote en lien avec le concours : la gagnante du premier prix adulte a participé au concours grâce à la lecture de l’article paru à ce sujet sur mon blogue ! J’avoue… ça m’a fait un petit velours!

Le monde d’Amélie Belzile

Faire un tour d’horizon, c’est discuter d’un sujet en explorant tous les aspects de celui-ci. L’artiste Amélie Belzile vous propose donc, dans son exposition Tour d’horizon, une présentation visuelle de la Terre en explorant chacun des continents. Des tableaux qui se dévoilent comme autant de lieux, d’animaux, de manifestations culturelles qui distinguent chacune de ces divisions continentales. Des richesses naturelles ou ethnologiques toutes en couleurs et dont le tracé topographique définit ce style pictural unique qui donne du mouvement à ses œuvres.

À partir de ses recherches d’images et d’inspiration, elle s’approprie ses sujets par le dessin qu’elle transpose sur ses toiles à l’encre de chine. Elle utilise ainsi une technique fine et gracieuse qui s’apparente à la calligraphie chinoise. Amélie compose ses œuvres par la définition de zones concentriques qui ensuite, par l’application de la couleur avec de la peinture, créeront profondeur et volume. Mais c’est sa sensibilité d’artiste qui donne autant de prestance aux sujets qu’elle choisit de représenter.

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En Afrique, la danse de la séduction du peuple Wodaabe, les lions et les huttes du Congo. En Antarctique, les manchots empereurs et les icebergs de la mer de Weddell. En Europe, le flamenco espagnol, les ruines du temple d’Appolonia et la Cathédrale Saint-Basile de Moscou. En Asie, dragon, calligraphie laotienne et fleur de lotus. En Amérique, un magnifique Ara Macao, un perroquet coloré, Times Square et l’Ile de Pâques. En Océanie, le kangourou, la Grande Barrière de Corail en Australie et le tatoo maori. Et finalement, en Arctique, un magnifique ours polaire de Boothia. Pour ne nommer que ceux-ci !

Ces quelques exemples ne sont qu’une introduction au vaste univers coloré et inspirant d’Amélie Belzile. Mieux vaut se rendre directement au Beaulieu Culturel du Témiscouata pour en visualiser de près toute la profondeur ! L’exposition Tour d’Horizon vous est présentée jusqu’au 26 mai. Vous pourrez la visiter une heure avant les représentations de spectacles au Café de l’endroit, ou encore, pendant le 5 à 7 du jeudi.

À la rencontre de Jeannine…

Je me rappelle, comme si c’était hier, de cette première journée de cours de mon secondaire 3. Plus précisément, le cours de français qui était à mon horaire. Premièrement, nous entrons dans une classe où les bureaux sont disposés en cercle. Et il y a Jeannine Viel, notre enseignante, qui s’assoit parmi nous. C’est à ce moment que les travaux sont devenus des projets, que l’enseignement est devenu un échange, que mon choix de carrière s’est dessiné. Je désirais faire honneur à cet amour de la langue française qu’elle savait si bien nous communiquer!

Jeannine Viel, c’est une communicatrice hors pair. Aujourd’hui à la retraite de son métier d’enseignante, elle n’en demeure pas moins « hyperactive » dans la sphère communautaire témiscouataine! Impliquée de part et d’autre, cette femme dynamique et appréciée de tous se veut l’instigatrice d’un nouveau concept qui, encore une fois, vise à enrichir le milieu témiscouatain.

Ce concept, il s’intitule « Jeannine rencontre… ». Un vendredi par mois, elle rencontre une personne impliquée dans le milieu devant public. Elle l’invite d’abord à nous communiquer son univers et ses réalisations, tout en installant un climat propice à l’échange, à la discussion. La rencontre se déroule au Beaulieu Culturel du Témiscouata dans la formule 5 à 7 où des bouchées de type « tapas » sont offertes au coût minime de 7 dollars. La rencontre en soi est gratuite.

Les gens s’amènent dans la salle de spectacle spécialement aménagée en salon pour l’occasion. Deux fauteuils trônent à l’avant, entourés de causeuses, de fauteuils et de chaises où les gens pourront s’installer confortablement. La rencontre s’amorce avec l’invité, mais rapidement, cette présentation prend une forme interactive. Le public se laisse gagner par la simplicité de l’animatrice et le charisme de son invité, et n’hésite pas à prendre la parole, ce qui contribue aisément à donner le sens désiré à l’événement « Jeannine rencontre… ».

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J’ai assisté, le 8 avril dernier, à la deuxième édition de ces rencontres où Jeannine Viel recevait Sébastien Ouellet. Début quarantaine, Sébastien fût, il y a quelques années, un de ces fiers jeunes à revenir en région. Plus encore, c’est lui aujourd’hui qui invite les jeunes familles à revenir au Témiscouata, en tant qu’agent de migration pour Places aux Jeunes Témiscouata, en organisant des séjours exploratoires, une opération de grande séduction qui leur présente les plus beaux attraits de la région. Il est également conseiller municipal pour la ville de Témiscouata-sur-le-Lac. Nous avons donc réalisé un voyage fort intéressant dans la vie de Sébastien : l’artiste de théâtre (Cabano P.Q.), le musicien (incluant une prestation musicale accompagnée de Sylvain Lacroix) et, bien entendu, son implication dans le milieu témiscouatain, du plus jeune âge à aujourd’hui. Sa jeunesse, ses influences, ses études… L’invité se livre et le public commente !

Jeannine guide la discussion en laissant le droit de parole ouvert! Et la magie opère… La rencontre se prolonge, au grand plaisir du public, qui en redemande! De mon côté, j’avoue que j’ai passé un agréable moment, souvenirs de jeunesse inclus (je connais Sébastien depuis plus de 20 ans)! Et l’objectif derrière tout ça? Se réunir pour discuter de l’avenir en région, mais aussi, Jeannine insiste sur le fait que « derrière chaque réussite, il n’y a pas de chances ni de hasard, que des rencontres »…

Vous désirez assister à la prochaine édition de « Jeannine rencontre »? Celle-ci se tiendra le vendredi 13 mai prochain. Suivez la page Facebook du Beaulieu Culturel du Témiscouata pour ne rien manquer. Pour ce qui est de l’invité, Sébastien Ouellet, vous pourrez le voir, ainsi que ses comparses, lors de l’ultime représentation de la pièce Cabano P.Q. du samedi 14 mai dès 20 h en ces mêmes lieux.

Crédit-photos: Merci à Mélanie Dumont du Beaulieu Culturel du Témiscouata, l’auteure des photographies accompagnant cet article.

Sculpture en mode virtuel / naturel

Un monde virtuel d’un côté, le contact avec la nature de l’autre. Le Musée du Bas-St-Laurent vous présente deux expositions mettant en vedette l’art de la sculpture, mais toutes deux situées dans des univers complètement différents, pour ne pas dire opposés : Post-it virtuel – 365 jours, 365 sculptures de Rino Côté et De chair et de terre de Jocelyne Gaudreau. Un jeu de contrastes qui ne fait qu’ajouter un peu de piquant à votre visite!

Post-it virtuel – 365 jours, 365 sculptures

Rino Côté

20160403_150529L’exposition vous présente un calendrier de Post-it de 12 tableaux de MDF jaunes, à l’image des célèbres carrés de papier autoadhésifs, un pour chaque mois. Sur ces panneaux sont fixés une trentaine de supports en aluminium sur lesquels repose une œuvre unique réalisée à partir d’une tablette électronique, d’une imprimante 3D… et de l’esprit innovateur et audacieux de l’artiste (d’origine louperivoise) Rino Côté.

Il y a 365 sculptures en tout, toutes créées à partir de l’application iDough. Suite à la conception virtuelle de l’image désirée, il imprime celle-ci en trois dimensions. Des sphères, des visages aux allures théâtrales, des masques, des formes cellulaires, des oiseaux… Certaines de ces sculptures se ressemblent, mais chaque pièce a sa particularité qui la rend unique, comme chaque journée de notre vie, réelle ou virtuelle.

Il soulève la question de l’utilisation d’outils technologiques pour la réalisation d’œuvres d’art. Sont-elles moins artistiques puisqu’elles ont été conçues à partir d’une imprimante et non d’une main d’artiste? Non. L’imprimante est un intermédiaire pour la réalisation de la pièce, nous dit-il, mais celle-ci a été pensée et créée par un cerveau d’artiste. Et cet artiste, qui travaille comme coordonnateur en recherche et développement au département d’accessoires et costumes du Cirque du Soleil, nous démontre la présence indéniable du processus créatif à travers cette exposition très ludique et, évidemment, originale.

De chair et de terre

Jocelyne Gaudreau

20160403_144155Les créations sculpturales de Jocelyne Gaudreau sauront vous surprendre! Cette artiste joue avec la matière, la façonne pour lui donner une nouvelle signification, ou parfois même, une double identité. Moulage, modelage, assemblage… Elle évoque avec beaucoup de sensibilité le lien entre le corps humain et les éléments naturels qui nous entourent.

Des pas portés par des pattes d’insecte, des branches qui dansent, des troncs d’arbre écorchés par des chalumeaux qui saignent, des bras parsemés d’épines… Elle s’inspire de son milieu de vie en pleine nature pour créer des œuvres débordantes de sens! Une nature parfois forte et violente, qui se révèle ensuite d’une grande fragilité. Elle nous questionne sur les gestes que l’on pose envers cette nature à qui l’on doit tout, et même la vie.

Originaire d’Edmundston et maintenant résidente de St-Alexandre-de-Kamouraska, Jocelyne Gaudreau vous invite à partager avec elle un instant à la fois étrange et poétique. Vous observerez ces œuvres selon vos propres référents, divinités sylvestres ou croyances ancestrales, qui feront en sorte que cette exposition vous apparaitra naturellement fascinante et incroyablement touchante…

Ces deux expositions vous sont présentées jusqu’au 29 mai 2016 au Musée du Bas-St-Laurent.

 

 

 

 

Les Invisibles… une exposition à voir et à réfléchir!

Des animaux que l’on domestique et cajole et d’autres, que l’on abat et dévore sans culpabilité: pourquoi? Voilà de quoi semer la pagaille dans notre esprit et c’est ce lien animal/humain qu’a désiré explorer l’artiste Gabrielle Gendron à travers ses œuvres. Sans s’avancer sur la voie de la dénonciation, elle opte plutôt pour le questionnement. Entre la domination et la protection, entre la domestication (qui va parfois même jusqu’à l’humanisation de l’animal) et l’exploitation (nourriture, fourrure, etc.) qui se déverse dans la surconsommation (les modes vestimentaire, les comptoirs de viandes remplis à outrance), elle exprime ce malaise collectif profond.

 L’exposition Les Invisibles s’attarde donc à l’histoire des animaux sauvages qu’elle qualifie d’entités. Renard, belettes, castors, rats musqués, loutres… Pensent-ils? Sont-ils sensibles ou raisonnés? Que signifie leur silence? C’est un séjour d’observation et de documentation avec un piégeur qui a semé en elle cette réflexion qu’elle a choisi d’approfondir par le biais de l’art. Elle a pu constater que le piégeur agit dans un geste presque spirituel, qu’il effectue un métier où la minutie et le savoir-faire sont de mise. Le piégeage est un art dont elle nous révèle la noblesse.

Dans ses oeuvres, Gabrielle Gendron utilise la peinture et le dessin afin de représenter cette cohabitation humain-animal. Elle s’inspire de photographies qu’elle a prises lors de son séjour d’observation. Dans ces clichés, elle s’attarde au regard de l’animal ou à la position de son corps, qu’elle sort de son contexte photographique pour le réinterpréter sous l’angle de sa relation avec l’humain. Des feuilles de patrons textiles rappellent l’utilisation de la fourrure pour créer des vêtements, du papier d’arche évoque la temporalité et la conception ancestrale du métier de piégeur. Sur chaque tableau d’animal piégé, un élément fait le lien entre celui-ci et l’humain, que ce soit un ciseau, une main, un enfant qui dort, une aiguille de couture, des cartes topographiques… Parfois même, le corps humain est dénudé de sa peau, comme un animal à qui l’on a enlevé sa fourrure.

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L’exposition ne sombre pas dans le sensationnalisme ni, comme je le disais plus tôt, dans la dénonciation. Les animaux sont peints avec un respect qui leur confère une certaine dignité dans cette mort passée sous silence. Les couleurs sont discrètes, un peu comme la vie et la mort de ces bêtes le sont. Pas d’effusion de sang, les seules touches de rouge que l’on y retrouve se rapportent au corps humain, à sa musculature. Les dessins sont réalisés avec beaucoup de précision et rendent hommage à ces sujets qui, avouons-le, nous imprègnent d’une culpabilité douloureuse et silencieuse. Une culpabilité qui nait de ce fameux questionnement que nous soumet Gabrielle Gendron. Les invisibles, ont-ils une âme?

Découvrez la sensibilité de cette artiste originaire du Témiscouata, plus précisément de Dégelis qui fût récipiendaire, en 2015, de la Bourse à la relève artistique du Bas-St-Laurent. Visitez l’exposition Les Invisibles de Gabrielle Gendron qui vous est présentée à la Maison de la Culture jusqu’au 22 mai 2016.

Sortie 2016: les finissants en Arts visuels s’exposent!

Expérimenter différentes pratiques artistiques. Exprimer sa créativité exacerbée par une multitude de projets, tous plus stimulants les uns que les autres. Vivre deux années dans un univers où la vitalité créative et le talent sont mis en valeur. Le programme en arts visuels du Cégep de Rivière-du-Loup offre aux jeunes créateurs une opportunité de choix qui leur ouvrira les portes de plus de 152 programmes universitaires. Pendant deux années, l’étudiant en arts explorera divers médiums, techniques et matériaux afin d’apprendre à mieux se connaître comme artiste.

Sculpture, moulage, peinture, dessin, photographie, images numériques, vidéo d’art, histoire de l’art : cette formation diversifiée s’avère un voyage dans les profondeurs de leur créativité. Et les œuvres qui émergent de cette plongée laborieuse et fascinante témoignent de cette magnifique expérience. Vous pourrez le constater en visitant l’exposition Sortie 2016 qui vous présente une quarantaine d’œuvres réalisées par ces finissants du programme et qui font, bien sûr, la fierté de leurs enseignants.

Ils sont sept étudiants : Laura Danière, Marianne Guignard, Justine Garant, France-Anabelle Vallée Tanguay, Alexy Deschamps, Julien De Bock et Rosalie St-Onge. Ils ont tous une façon de s’exprimer, par leur art, qui sait se distinguer dans la masse des œuvres présentées. Chacun son style, mais ils ont tous un talent indéniable et brut qui ne demande qu’à s’enrichir en années d’expérience. Le temps leur donnera tous raison, j’en suis certaine!

Exotisme, street art, figuratif, art animalier, abstrait, dénonciateur…  Laissez-vous surprendre par cette démonstration colorée de leur dernière année d’études et honorez leur talent en visitant l’exposition Sortie 2016 qui vous est présentée jusqu’au 15 mai prochain dans le foyer du Centre Culturel Berger de Rivière-du-Loup.  Voici un extrait de l’exposition pour chacun des artistes qui y figurent, question de susciter votre intérêt!

Laura Danière

Laura Danière

Marianne Guignard

Marianne Guignard

Justine Garant

Justine Garant

France-Anabelle Vallée Tanguay

France-Annabelle Vallée-Tanguay

Alexy Deschamps

Alexy Deschamps

Julien De Bock

Julien De Bock

Rosalie St-Onge.

Rosalie St-Onge

 

Pour plus de détails sur le programmes Arts visuels du Cégep de Rivière-du-Loup : http://www.cegeprdl.ca/futurs-etudiants/programmes/programmes-preuniversitaires/arts-visuels.