La Galerie Sylia: un espace d’inspiration au coeur de RDL!

  • Vernissage et porte ouverte à la Galerie Sylia le samedi, 11 février 2017, entre 13h et 16h au 126, rue Lafontaine, Rivière-du-Loup.

Depuis le 1er février, vous pouvez entrer librement pour admirer les œuvres d’une dizaine d’artistes à la Galerie Sylia située au 126, rue Lafontaine à Rivière-du-Loup. Les œuvres en exposition le sont sur une base de 2 à 4 mois, ce qui signifie que les œuvres seront renouvelées régulièrement, d’où l’importance de la visiter régulièrement. Coachée par la galeriste Esther Garneau de la Galerie Zen située à Québec, Sylvianne désire gérer sa galerie selon les règles de l’art, puisqu’il est d’une importance capitale, dans le milieu, de s’établir une réputation irréprochable qui saura séduire de grands noms. Et gare à ceux qui doutent de la pertinence d’une galerie d’art en région puisqu’il y a bel et bien un marché pour la vente d’œuvres d’art. Des collectionneurs sont effectivement en perpétuelle recherche du coup de cœur qui prendra de la valeur avec le temps…

C’est donc ce samedi, 11 février, que vous êtes conviés au premier vernissage de la toute nouvelle Galerie Sylia dont la propriétaire Sylvianne Paré, une artiste bien connue dans la région, se fera un plaisir de vous accueillir de sa touche chaleureuse avec un vin d’honneur et beaucoup de fierté.

L’artiste derrière la galeriste

12494698_10153975252274627_882764101440802743_nPendant six longs mois, Sylvianne Paré a vécu le cauchemar de la toile blanche. Après avoir parcouru une infinie quantité de symposiums, en l’occurrence une quinzaine par année, de la Gaspésie jusqu’à Trois-Rivières, en passant par le Nouveau-Brunswick, cette panne se devait d’aboutir sur une voie où elle pourrait vivre sa passion artistique sans souffrir des comparaisons, des commentaires acerbes qu’entonnent les jaloux du web en mal d’attention. Elle devait se détacher de cet univers glacial pour plonger à nouveau dans le monde de l’expression artistique. La création de boules de Noël peintes à la main et l’engouement suscité par ces magnifiques créations lui redonnèrent la confiance nécessaire pour retrouver ses pinceaux.

Elle eût l’idée de construire ses propres supports à partir de lambris de pin. Dénués de perfection, de rectitude et laissant place à l’imprévu qui crée l’unicité d’une œuvre, ces planches de pin au style brut se virent enjolivées d’images issues de belles histoires vécues par l’artiste. Bateaux, violon et autres sources d’inspiration, agrémentées d’éléments qui leur confèrent une troisième dimension, se plient aux caprices des complexités émanant du bois. Et c’est désormais ce qui incarne la signature artistique de Sylvianne Paré. Comme elle le dit si bien, elle crée ses œuvres de A à Y, le Z étant la complicité et le coup de pouce ménager de son conjoint Fernand.

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Des ateliers destinés à la population générale

Les lieux inspirants verront également naître de futurs artistes qui auront créé leur première œuvre à la Galerie Sylia!  En effet, des ateliers sont offerts à prix très abordables. Sylvianne offre des ateliers libres le jeudi en après-midi et en soirée ainsi que le vendredi après-midi. Vous apportez simplement votre matériel, votre patron et au coût minime de 7 dollars l’heure, vous bénéficieriez de conseils personnalisés. Des ateliers spécifiques sont également distribués, notamment durant la relâche scolaire où une programmation a été établie pour les plus jeunes, mais aussi pour les adultes qui désirent tenter l’expérience. Des ateliers sont également offerts par l’artiste Marie-Josée Gagnon les mercredis en après-midi et en soirée.

Voici les ateliers offerts prochainement :

20170210_121443« Je fabrique mon tableau »:  Vous pourrez reproduire une oeuvre de Sylvianne Paré – voir l’image à gauche de ce texte –  d’un tableau avec illustration réalisé avec de la peinture conçue pour créer un tableau noir inscriptible à la craie.   Samedi, 18 février, de 9h à 11h.

Semaine de relâche :

  • « Quand je danse, la vie est belle» : réalisation d’une toile à l’acrylique à partir d’un patron. Lundi, 6 mars. 9h à midi.
  •  « Souvenir d’enfance» : réalisation d’une toile à l’acrylique à partir d’un patron. Mardi, 7 mars. 9h à midi.
  • « On fait du chocolat» : réalisation d’une création chocolatée. Mercredi, 8 mars, 9h à midi.
  • « Un savon, sv.p.» : réalisation d’un savon à la main. Jeudi, 9 mars. 9h à midi.
  • « Hibou la nuit» : peinture sur une bûche de bois (bricolage et peinture). Vendredi, 10 mars, 9h à midi.

Matériel fourni pour tous ces ateliers. Pour connaitre les tarifs et réserver votre place : 418 894.9414 ou via la page facebook de la galerie. D’autres ateliers sont à venir.

Les artistes

La Galerie Sylia expose présentement des œuvres réalisées par 10 artistes qui, pour la plupart, seront présents au vernissage du samedi 11 février. Au plaisir de vous les présenter:

Sylvianne Paré  (Kamouraska):

La galeriste vous propose des œuvres en techniques mixtes réalisées sur des planches de pin, mais également des articles-cadeaux tels : sacs pour bouteille de vin, sacs de coton et tabliers (réalisés avec sa fille, Kim).

Rodrigue Laplante (St-Alexandre-de-Kamouraska) :

Un artiste paysagiste qui aime peindre les beautés du Kamouraska. Ses œuvres se distinguent jusqu’à Québec où il expose également à la galerie Douce Passion. Son médium de prédilection?  La peinture à l’huile. www.rodriguelaplante.com.

Julie Poliquin (St-Sauveur) :

Habituellement reconnue pour ses dames musiciennes, elle saura vous étonner avec ses magnifiques paysages abstraits. www.juliepoliquin.com.

Yvan L’Espérance (Rimouski) :

Son perfectionnisme, sa minutie et sa passion se lisent à travers ses paysages en bordure de fleuve ou de quartiers du Vieux-Québec. M. L’Espérance est un artiste multidisciplinaire de grand talent.

Claude Lépine (St-Sauveur) :

Il peint son personnage, Madame, qui s’inspire de sa mère couturière. Cet élément se retrouve donc dans la plupart de ses œuvres qui illustrent son style unique. www.claudelepineart.com.

Lynn Doiron Cyr  (St-Pascal) :

Originaire du Nouveau-Brunswick et nouvellement installée au Kamouraska, cette artiste se spécialise dans les natures mortes à l’huile. Depuis peu, elle réalise également des paysages à l’acrylique.

Marie-Josée Gagnon (Pohénégamook) :

Dans la région du KRTB, elle n’a plus besoin de présentation!  Ses œuvres en techniques mixtes oscillent entre le figuratif et l’abstrait et sa créativité n’a pas de limite!

Création Chantal (St-Pierre-de-Lamy) :

Chantal Ouellet vous présente ses bijoux peints à la main avec peinture vitrail et époxy.  Des bijoux au style unique.

Michèle Bérubé (St-Arsène) :

Ses paysages à l’acrylique affichent une sensibilité hors du commun. Vous serez séduits par la profondeur de ses œuvres.

Suzanne Côté Campagna  (St-Antonin) :

Artiste multidisciplinaire, elle vous présente ses œuvres sur porcelaine. Des tasses, des assiettes au design campagnard. Important : une partie des profits de la vente d’assiettes peintes par Mme Campagna est remise à la Maison Desjardins des Soins Palliatifs du KRTB.

 

Au plaisir de vous y rencontrer!

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle danse avec les couleurs!

Elle peint dans un mouvement qui lui inspire chaque couleur qu’elle dépose, tel un pas de danse, sur sa toile endimanchée. Hélène Hammond valse avec les paysages témiscouatains, son objet de prédilection qu’elle vous livre avec douceur ou vivacité, selon l’émotion qu’ils font jaillir en elle. Jusqu’au 14 juillet, elle vous invite à visiter son exposition La Danse des Couleurs où se regroupe un large éventail de ses œuvres représentatives de sa générosité artistique.

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À l’huile, à l’aquarelle ou à l’acrylique, elle exploite différents médiums afin de laisser libre-cours à sa créativité. L’inspiration du moment est son maître et la lumière crée le rythme. De chacune de ses œuvres émane cette passion pour les paysages de son coin de pays. Qu’elle vous présente sa vision du Parc Clair Soleil et son manteau hivernal, la rivière Caldwell, l’Ile Notre-Dame-du-Lac, le Parc National du Lac Témiscouata ou un superbe panorama campagnard de Dégelis, sa façon de jouer avec les couleurs atteint une délicatesse soigneusement imprégnée. 20160527_185042

Comme dans toute danse, le respect de son partenaire est essentiel et Hélène Hammond nous démontre merveilleusement cette relation que son œil d’artiste entretient avec la nature témiscouataine. Elle la fait danser, virevolter et créer le mouvement qui donne vie à ses œuvres. Elle explore sa passion avec beaucoup de curiosité et ses compositions nous dévoilent cette joie de vivre qui l’anime. D’ailleurs, elle a un sourire et une gentillesse qui s’harmonise avec cette transparence qui éclaire ses toiles.

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Prenez quelques instants de votre quotidien et laissez-vous charmer par ces variantes où l’eau est bien souvent présente. Que ce soit un lac (évidemment, le Lac Témiscouata), une rivière ou une chute, on sent qu’elle éprouve un léger penchant pour ces vagues inspirantes. Le soleil qui se lève, le bleu éclatant du ciel, la vivacité d’un cours d’eau en mouvement… Ses œuvres sont vivantes et captivantes, tellement qu’elles vous donnent envie de danser!

Rendez-vous au Beaulieu Culturel du Témiscouata où, jusqu’au 14 juillet, vous pourrez observer ces parcelles de natures de ce coin de pays. Jouez à la fois les touristes et les amateurs d’art et laissez-vous séduire par le talent raffiné de l’artiste Hélène Hammond.

Pour plus de détails: http://www.blct.ca.

 

 

 

De l’art et des gens!

Le mois d’avril se terminait avec un événement printanier rempli de couleurs! Des couleurs d’acrylique, de pastel, d’huile ou d’aquarelle, des sourires où le soleil se reflétait, une ambiance à la fête… Bref, le Symposium de St-Arsène, c’est tout ça et encore plus!  C’est un rendez-vous avec l’art, mais aussi, un instant d’inspiration énergisant!  « Un vent de couleurs »!

Cette 10e édition de l’événement a réussi à accueillir de nombreux visiteurs qui, yeux émerveillés, ont pu admirer le talent artistique qui fleurit notre région. Des artistes-peintres et des sculpteurs de Rivière-du-Loup, et ses municipalités environnantes, faisaient partie des participants, mais aussi des artistes venus du Témiscouata, des Basques, du Kamouraska, de Rimouski… et même de la région de Montréal.

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En suivant le trajet qui nous transporte d’un univers artistique à un autre, on ne cesse de s’étonner devant la diversité des styles représentés. À chaque artiste ses couleurs! Art naïf, paysager ou animalier, abstrait ou impressionnisme, portrait ou art décoratif… de tout pour tous les goûts!  De plus, certains se sont prêtés au jeu du volet innovation, soit de produire une œuvre qui les sortait de leur zone de confort. Ce fût fort intéressant de rechercher le logo qui identifiait les oeuvres résultant de ce défi ludique!  Un volet mentorat permettait également aux élèves de l’École Desbiens de réaliser une œuvre en compagnie d’un artiste auquel ils étaient jumelés. Une expérience enrichissante, de part et d’autre!

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En plus du plaisir d’admirer les œuvres exposées et leurs créateurs en action, le Symposium de St-Arsène nous offre l’opportunité de discuter avec ces généreux artistes, ce qui ajoute à la convivialité de l’événement. Lors de ma visite, j’ai pu assister à une discussion entre la présidente d’honneur du Symposium, Micheline Parent, et quelques visiteurs où elle expliquait, avec un plaisir évident, sa méthode de travail par le biais de son œuvre en cours de réalisation.

C’est ce contact direct avec l’artiste qui donne au Symposium son aspect exploratoire. D’une œuvre à l’autre, d’une discussion à une autre, se révèle l’humanité derrière une toile, derrière une sculpture en exposition. Alors, longue vie au Symposium de St-Arsène qui, après 10 ans d’existence, grandit toujours en humanité! Cet événement est devenu, au fil des ans, un incontournable lieu de rencontre dans le paysage artistique de notre région!

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Des animaux imaginaires…en pédiatrie!

MJG3Oubliez l’allure morne des murs d’hôpital, le vert malade ou le blanc aseptisé! L’unité de pédiatrie du Centre hospitalier du Grand-Portage de Rivière-du-Loup a pris des airs de conte de fée pour les enfants qui doivent y séjourner. Les bobos sont moins difficiles à supporter lorsqu’un oiseau nous fait de l’œil, qu’un poisson tourne en rond ou qu’une montgolfière aux couleurs vives nous amène dans un monde où l’imaginaire est plus fort que la douleur !

La semaine passée, Le Journal de Québec publiait un intéressant article sur l’artiste louperivoise Marie-Josée Gagnon, auteure de ces œuvres qui animent les murs du département de la pédiatrie. Je ne vous répèterai donc pas le contenu de cet article que je vous invite à consulter en cliquant ici. Ce dont je veux vous parler, et ce que Marie-Josée tient à clamer haut et fort, c’est qu’il y a toute une équipe derrière ce magnifique travail !

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Il s’agit, en effet, d’un projet que Marie-Josée Gagnon a réalisé avec la collaboration de plusieurs bénévoles : Andrée Dubé, Maryse Thériault, Nicole Saindon, Diane Caron, Nancy Dumont, Alexandra Daudelin, Eloïse Cloutier, Laurence Michaud, Audrey Michaud, Valérie Chassé, Louise Dumont et Renée Lebel, sans oublier la collaboration de Jean-Philippe Nadeau, chef de service famille enfance jeunesse, et du personnel de la pédiatrie du centre hospitalier.

Cette équipe dynamique s’est dévouée à créer ces peintures à l’image du département. Elles ont d’ailleurs adoré réaliser ce projet et, bien entendu, travailler avec Marie-Josée. « C’est venu chercher notre côté enfantin, alors peut-être que ça nous a fait du bien à nous aussi ». En effet, ces dames souriantes ont réussi à opérer un changement qui est venu égayer le quotidien des enfants qui reçoivent des soins en pédiatrie. Et le personnel approuve en réitérant que cette initiative fait vraiment une différence qu’elles peuvent voir chaque jour dans les yeux émerveillés de ces enfants.

Les salles et les chambres ont été rebaptisées en fonction de ces dessins : la chambre des hiboux, la chambre des montgolfières, la salle du petit train… Tellement plus accueillant et distrayant! Alors, félicitations à l’équipe des pinceaux qui a su manœuvrer à travers le personnel occupé et bravo à Marie-Josée qui a su diriger cette équipe d’artistes bénévoles avec brio ! L’unité de pédiatrie peut maintenant être surnommée l’unité du Royaume enchanteur de Marie-Josée!

 

Un 5 à 7 à la hauteur… des auteurs!

Je me fais un devoir d’y assister à chaque année puisqu’il s’agit d’un événement qui, chaque fois, se renouvèle avec le dynamisme de son organisatrice, Isabelle Moffet, qui se démène pour lui donner une saveur bien particulière ! Je parle ici de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui se tenait ce jeudi, 21 avril, à la Bibliothèque Françoise-Bédard. Il s’agit aussi du grand moment tant attendu pour les auteurs amateurs qui ont prêté leur plume au concours Lire au Loup puisqu’on assistait au dévoilement des grands gagnants. En formule 5 à 7, le charmant Monsieur Mô (le lapin-mascotte de la bibliothèque) s’était aussi endimanché pour accueillir ses nombreux invités!

20160421_181009D’abord, la fameuse « Mauvaise Troupe », menée par le « Père Fouettard » alias Richard Lévesque, nous présentait quelques variations littéraires portant sur la racine des mots, soit le thème des ateliers d’écritures qui se sont déroulés cette année. Ce fût suivi du lancement de nouveau recueil Lire au Loup regroupant tous les textes participants de l’édition 2015 du concours sur le thème « Un long fleuve tranquille » (dont je fus récipiendaire du premier prix l’an passé !). Vous pouvez d’ailleurs vous procurer ce recueil au comptoir du prêt de la bibliothèque pour la modique somme de 5 dollars.

À 18h00, nous avons pu assister à un agréable moment de folie en biblio ! Annie Landreville, une auteure ayant notamment œuvré comme journaliste culturelle à la radio de Radio-Canada pendant 17 ans et collaboré au journal le Mouton Noir, proclamait l’envol du Manifeste pour le droit d’auteur ! Après avoir lu ce texte inédit, spécialement créé pour l’occasion, les spectateurs, du haut de la mezzanine, procédèrent au lancement de dizaines d’avions de papier dans un geste à la fois poétique et très ludique, mais aussi criant de vérité sur la réalité du droit d’auteur au Québec où les auteurs peinent à vivre de leurs écrits. Il s’agit donc d’une invitation à se « Tenir Droit » pour la cause littéraire.

Ce fût ensuite le dévoilement des gagnants du concours Lire au Loup pour lequel je me suis faite muette de plume cette année, mais auquel j’ai participé en étant membre du jury (nous étions 5). J’ai donc eu le plaisir de lire toutes ces belles créations sur le thème « 2050 ». En tout, 9 textes d’adolescents (13-17 ans) et 15 textes d’adultes où le thème fût une année, une adresse, un nombre de fenêtres, un nombre de jours, une quantité… Bref, l’imagination était au rendez-vous… et j’avais bien hâte de pouvoir coller un nom, un visage sur ces écrits! Bien entendu, les textes m’ont été soumis sous le couvert de l’anonymat, donc j’ignorais l’identité de ces auteurs. Et, j’ai pu constater à quel point la vision du futur de nos jeunes est négative… L’environnement les préoccupe énormément et le flot d’information dont ils sont bombardés via les médias sociaux contribue certainement à créer cette vision quasi-apocalyptique de l’année 2050.

Les gagnants de l’édition 2016 sont, dans la catégorie ado :

1er prix : Myriam St-Pierre.

2e prix : Corrine Viau.

3e prix : Léo Moffet.

Et pour la catégorie adulte :

1er prix : Marianne Rainville.

2e prix : Michel Lagacé.

3e prix : Léane Soucy.

 Félicitations à ces lauréats ainsi qu’à tous ceux qui se sont prêtés au jeu de la création littéraire !

 P.S. Voici une anecdote en lien avec le concours : la gagnante du premier prix adulte a participé au concours grâce à la lecture de l’article paru à ce sujet sur mon blogue ! J’avoue… ça m’a fait un petit velours!

Le monde d’Amélie Belzile

Faire un tour d’horizon, c’est discuter d’un sujet en explorant tous les aspects de celui-ci. L’artiste Amélie Belzile vous propose donc, dans son exposition Tour d’horizon, une présentation visuelle de la Terre en explorant chacun des continents. Des tableaux qui se dévoilent comme autant de lieux, d’animaux, de manifestations culturelles qui distinguent chacune de ces divisions continentales. Des richesses naturelles ou ethnologiques toutes en couleurs et dont le tracé topographique définit ce style pictural unique qui donne du mouvement à ses œuvres.

À partir de ses recherches d’images et d’inspiration, elle s’approprie ses sujets par le dessin qu’elle transpose sur ses toiles à l’encre de chine. Elle utilise ainsi une technique fine et gracieuse qui s’apparente à la calligraphie chinoise. Amélie compose ses œuvres par la définition de zones concentriques qui ensuite, par l’application de la couleur avec de la peinture, créeront profondeur et volume. Mais c’est sa sensibilité d’artiste qui donne autant de prestance aux sujets qu’elle choisit de représenter.

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En Afrique, la danse de la séduction du peuple Wodaabe, les lions et les huttes du Congo. En Antarctique, les manchots empereurs et les icebergs de la mer de Weddell. En Europe, le flamenco espagnol, les ruines du temple d’Appolonia et la Cathédrale Saint-Basile de Moscou. En Asie, dragon, calligraphie laotienne et fleur de lotus. En Amérique, un magnifique Ara Macao, un perroquet coloré, Times Square et l’Ile de Pâques. En Océanie, le kangourou, la Grande Barrière de Corail en Australie et le tatoo maori. Et finalement, en Arctique, un magnifique ours polaire de Boothia. Pour ne nommer que ceux-ci !

Ces quelques exemples ne sont qu’une introduction au vaste univers coloré et inspirant d’Amélie Belzile. Mieux vaut se rendre directement au Beaulieu Culturel du Témiscouata pour en visualiser de près toute la profondeur ! L’exposition Tour d’Horizon vous est présentée jusqu’au 26 mai. Vous pourrez la visiter une heure avant les représentations de spectacles au Café de l’endroit, ou encore, pendant le 5 à 7 du jeudi.

À la rencontre de Jeannine…

Je me rappelle, comme si c’était hier, de cette première journée de cours de mon secondaire 3. Plus précisément, le cours de français qui était à mon horaire. Premièrement, nous entrons dans une classe où les bureaux sont disposés en cercle. Et il y a Jeannine Viel, notre enseignante, qui s’assoit parmi nous. C’est à ce moment que les travaux sont devenus des projets, que l’enseignement est devenu un échange, que mon choix de carrière s’est dessiné. Je désirais faire honneur à cet amour de la langue française qu’elle savait si bien nous communiquer!

Jeannine Viel, c’est une communicatrice hors pair. Aujourd’hui à la retraite de son métier d’enseignante, elle n’en demeure pas moins « hyperactive » dans la sphère communautaire témiscouataine! Impliquée de part et d’autre, cette femme dynamique et appréciée de tous se veut l’instigatrice d’un nouveau concept qui, encore une fois, vise à enrichir le milieu témiscouatain.

Ce concept, il s’intitule « Jeannine rencontre… ». Un vendredi par mois, elle rencontre une personne impliquée dans le milieu devant public. Elle l’invite d’abord à nous communiquer son univers et ses réalisations, tout en installant un climat propice à l’échange, à la discussion. La rencontre se déroule au Beaulieu Culturel du Témiscouata dans la formule 5 à 7 où des bouchées de type « tapas » sont offertes au coût minime de 7 dollars. La rencontre en soi est gratuite.

Les gens s’amènent dans la salle de spectacle spécialement aménagée en salon pour l’occasion. Deux fauteuils trônent à l’avant, entourés de causeuses, de fauteuils et de chaises où les gens pourront s’installer confortablement. La rencontre s’amorce avec l’invité, mais rapidement, cette présentation prend une forme interactive. Le public se laisse gagner par la simplicité de l’animatrice et le charisme de son invité, et n’hésite pas à prendre la parole, ce qui contribue aisément à donner le sens désiré à l’événement « Jeannine rencontre… ».

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J’ai assisté, le 8 avril dernier, à la deuxième édition de ces rencontres où Jeannine Viel recevait Sébastien Ouellet. Début quarantaine, Sébastien fût, il y a quelques années, un de ces fiers jeunes à revenir en région. Plus encore, c’est lui aujourd’hui qui invite les jeunes familles à revenir au Témiscouata, en tant qu’agent de migration pour Places aux Jeunes Témiscouata, en organisant des séjours exploratoires, une opération de grande séduction qui leur présente les plus beaux attraits de la région. Il est également conseiller municipal pour la ville de Témiscouata-sur-le-Lac. Nous avons donc réalisé un voyage fort intéressant dans la vie de Sébastien : l’artiste de théâtre (Cabano P.Q.), le musicien (incluant une prestation musicale accompagnée de Sylvain Lacroix) et, bien entendu, son implication dans le milieu témiscouatain, du plus jeune âge à aujourd’hui. Sa jeunesse, ses influences, ses études… L’invité se livre et le public commente !

Jeannine guide la discussion en laissant le droit de parole ouvert! Et la magie opère… La rencontre se prolonge, au grand plaisir du public, qui en redemande! De mon côté, j’avoue que j’ai passé un agréable moment, souvenirs de jeunesse inclus (je connais Sébastien depuis plus de 20 ans)! Et l’objectif derrière tout ça? Se réunir pour discuter de l’avenir en région, mais aussi, Jeannine insiste sur le fait que « derrière chaque réussite, il n’y a pas de chances ni de hasard, que des rencontres »…

Vous désirez assister à la prochaine édition de « Jeannine rencontre »? Celle-ci se tiendra le vendredi 13 mai prochain. Suivez la page Facebook du Beaulieu Culturel du Témiscouata pour ne rien manquer. Pour ce qui est de l’invité, Sébastien Ouellet, vous pourrez le voir, ainsi que ses comparses, lors de l’ultime représentation de la pièce Cabano P.Q. du samedi 14 mai dès 20 h en ces mêmes lieux.

Crédit-photos: Merci à Mélanie Dumont du Beaulieu Culturel du Témiscouata, l’auteure des photographies accompagnant cet article.

Sculpture en mode virtuel / naturel

Un monde virtuel d’un côté, le contact avec la nature de l’autre. Le Musée du Bas-St-Laurent vous présente deux expositions mettant en vedette l’art de la sculpture, mais toutes deux situées dans des univers complètement différents, pour ne pas dire opposés : Post-it virtuel – 365 jours, 365 sculptures de Rino Côté et De chair et de terre de Jocelyne Gaudreau. Un jeu de contrastes qui ne fait qu’ajouter un peu de piquant à votre visite!

Post-it virtuel – 365 jours, 365 sculptures

Rino Côté

20160403_150529L’exposition vous présente un calendrier de Post-it de 12 tableaux de MDF jaunes, à l’image des célèbres carrés de papier autoadhésifs, un pour chaque mois. Sur ces panneaux sont fixés une trentaine de supports en aluminium sur lesquels repose une œuvre unique réalisée à partir d’une tablette électronique, d’une imprimante 3D… et de l’esprit innovateur et audacieux de l’artiste (d’origine louperivoise) Rino Côté.

Il y a 365 sculptures en tout, toutes créées à partir de l’application iDough. Suite à la conception virtuelle de l’image désirée, il imprime celle-ci en trois dimensions. Des sphères, des visages aux allures théâtrales, des masques, des formes cellulaires, des oiseaux… Certaines de ces sculptures se ressemblent, mais chaque pièce a sa particularité qui la rend unique, comme chaque journée de notre vie, réelle ou virtuelle.

Il soulève la question de l’utilisation d’outils technologiques pour la réalisation d’œuvres d’art. Sont-elles moins artistiques puisqu’elles ont été conçues à partir d’une imprimante et non d’une main d’artiste? Non. L’imprimante est un intermédiaire pour la réalisation de la pièce, nous dit-il, mais celle-ci a été pensée et créée par un cerveau d’artiste. Et cet artiste, qui travaille comme coordonnateur en recherche et développement au département d’accessoires et costumes du Cirque du Soleil, nous démontre la présence indéniable du processus créatif à travers cette exposition très ludique et, évidemment, originale.

De chair et de terre

Jocelyne Gaudreau

20160403_144155Les créations sculpturales de Jocelyne Gaudreau sauront vous surprendre! Cette artiste joue avec la matière, la façonne pour lui donner une nouvelle signification, ou parfois même, une double identité. Moulage, modelage, assemblage… Elle évoque avec beaucoup de sensibilité le lien entre le corps humain et les éléments naturels qui nous entourent.

Des pas portés par des pattes d’insecte, des branches qui dansent, des troncs d’arbre écorchés par des chalumeaux qui saignent, des bras parsemés d’épines… Elle s’inspire de son milieu de vie en pleine nature pour créer des œuvres débordantes de sens! Une nature parfois forte et violente, qui se révèle ensuite d’une grande fragilité. Elle nous questionne sur les gestes que l’on pose envers cette nature à qui l’on doit tout, et même la vie.

Originaire d’Edmundston et maintenant résidente de St-Alexandre-de-Kamouraska, Jocelyne Gaudreau vous invite à partager avec elle un instant à la fois étrange et poétique. Vous observerez ces œuvres selon vos propres référents, divinités sylvestres ou croyances ancestrales, qui feront en sorte que cette exposition vous apparaitra naturellement fascinante et incroyablement touchante…

Ces deux expositions vous sont présentées jusqu’au 29 mai 2016 au Musée du Bas-St-Laurent.

 

 

 

 

Les Invisibles… une exposition à voir et à réfléchir!

Des animaux que l’on domestique et cajole et d’autres, que l’on abat et dévore sans culpabilité: pourquoi? Voilà de quoi semer la pagaille dans notre esprit et c’est ce lien animal/humain qu’a désiré explorer l’artiste Gabrielle Gendron à travers ses œuvres. Sans s’avancer sur la voie de la dénonciation, elle opte plutôt pour le questionnement. Entre la domination et la protection, entre la domestication (qui va parfois même jusqu’à l’humanisation de l’animal) et l’exploitation (nourriture, fourrure, etc.) qui se déverse dans la surconsommation (les modes vestimentaire, les comptoirs de viandes remplis à outrance), elle exprime ce malaise collectif profond.

 L’exposition Les Invisibles s’attarde donc à l’histoire des animaux sauvages qu’elle qualifie d’entités. Renard, belettes, castors, rats musqués, loutres… Pensent-ils? Sont-ils sensibles ou raisonnés? Que signifie leur silence? C’est un séjour d’observation et de documentation avec un piégeur qui a semé en elle cette réflexion qu’elle a choisi d’approfondir par le biais de l’art. Elle a pu constater que le piégeur agit dans un geste presque spirituel, qu’il effectue un métier où la minutie et le savoir-faire sont de mise. Le piégeage est un art dont elle nous révèle la noblesse.

Dans ses oeuvres, Gabrielle Gendron utilise la peinture et le dessin afin de représenter cette cohabitation humain-animal. Elle s’inspire de photographies qu’elle a prises lors de son séjour d’observation. Dans ces clichés, elle s’attarde au regard de l’animal ou à la position de son corps, qu’elle sort de son contexte photographique pour le réinterpréter sous l’angle de sa relation avec l’humain. Des feuilles de patrons textiles rappellent l’utilisation de la fourrure pour créer des vêtements, du papier d’arche évoque la temporalité et la conception ancestrale du métier de piégeur. Sur chaque tableau d’animal piégé, un élément fait le lien entre celui-ci et l’humain, que ce soit un ciseau, une main, un enfant qui dort, une aiguille de couture, des cartes topographiques… Parfois même, le corps humain est dénudé de sa peau, comme un animal à qui l’on a enlevé sa fourrure.

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L’exposition ne sombre pas dans le sensationnalisme ni, comme je le disais plus tôt, dans la dénonciation. Les animaux sont peints avec un respect qui leur confère une certaine dignité dans cette mort passée sous silence. Les couleurs sont discrètes, un peu comme la vie et la mort de ces bêtes le sont. Pas d’effusion de sang, les seules touches de rouge que l’on y retrouve se rapportent au corps humain, à sa musculature. Les dessins sont réalisés avec beaucoup de précision et rendent hommage à ces sujets qui, avouons-le, nous imprègnent d’une culpabilité douloureuse et silencieuse. Une culpabilité qui nait de ce fameux questionnement que nous soumet Gabrielle Gendron. Les invisibles, ont-ils une âme?

Découvrez la sensibilité de cette artiste originaire du Témiscouata, plus précisément de Dégelis qui fût récipiendaire, en 2015, de la Bourse à la relève artistique du Bas-St-Laurent. Visitez l’exposition Les Invisibles de Gabrielle Gendron qui vous est présentée à la Maison de la Culture jusqu’au 22 mai 2016.

Sortie 2016: les finissants en Arts visuels s’exposent!

Expérimenter différentes pratiques artistiques. Exprimer sa créativité exacerbée par une multitude de projets, tous plus stimulants les uns que les autres. Vivre deux années dans un univers où la vitalité créative et le talent sont mis en valeur. Le programme en arts visuels du Cégep de Rivière-du-Loup offre aux jeunes créateurs une opportunité de choix qui leur ouvrira les portes de plus de 152 programmes universitaires. Pendant deux années, l’étudiant en arts explorera divers médiums, techniques et matériaux afin d’apprendre à mieux se connaître comme artiste.

Sculpture, moulage, peinture, dessin, photographie, images numériques, vidéo d’art, histoire de l’art : cette formation diversifiée s’avère un voyage dans les profondeurs de leur créativité. Et les œuvres qui émergent de cette plongée laborieuse et fascinante témoignent de cette magnifique expérience. Vous pourrez le constater en visitant l’exposition Sortie 2016 qui vous présente une quarantaine d’œuvres réalisées par ces finissants du programme et qui font, bien sûr, la fierté de leurs enseignants.

Ils sont sept étudiants : Laura Danière, Marianne Guignard, Justine Garant, France-Anabelle Vallée Tanguay, Alexy Deschamps, Julien De Bock et Rosalie St-Onge. Ils ont tous une façon de s’exprimer, par leur art, qui sait se distinguer dans la masse des œuvres présentées. Chacun son style, mais ils ont tous un talent indéniable et brut qui ne demande qu’à s’enrichir en années d’expérience. Le temps leur donnera tous raison, j’en suis certaine!

Exotisme, street art, figuratif, art animalier, abstrait, dénonciateur…  Laissez-vous surprendre par cette démonstration colorée de leur dernière année d’études et honorez leur talent en visitant l’exposition Sortie 2016 qui vous est présentée jusqu’au 15 mai prochain dans le foyer du Centre Culturel Berger de Rivière-du-Loup.  Voici un extrait de l’exposition pour chacun des artistes qui y figurent, question de susciter votre intérêt!

Laura Danière

Laura Danière

Marianne Guignard

Marianne Guignard

Justine Garant

Justine Garant

France-Anabelle Vallée Tanguay

France-Annabelle Vallée-Tanguay

Alexy Deschamps

Alexy Deschamps

Julien De Bock

Julien De Bock

Rosalie St-Onge.

Rosalie St-Onge

 

Pour plus de détails sur le programmes Arts visuels du Cégep de Rivière-du-Loup : http://www.cegeprdl.ca/futurs-etudiants/programmes/programmes-preuniversitaires/arts-visuels.