Dix ans sans fumer

Cette semaine, du 17 au 23 janvier, c’était la Semaine pour un Québec sans tabac 2016. Vous avez vu la campagne télévisée véhiculant des publicités chocs où l’on voit des personnes atteintes de maladies causée par le tabagisme. Vous avez entendu parler ici et là de sensibilisation, de prévention et des moyens disponibles pour se libérer du tabac. La question qui tue : après tous ces efforts déployés pour vous enlever le goût de la cigarette, avez-vous enfin décidé d’arrêter de fumer?

20160122_152427Malheureusement, la réponse est souvent non. Parce qu’aujourd’hui, lorsqu’on a la ténacité de poursuivre dans la voie du tabagisme, c’est qu’on a vraiment et définitivement la couenne dure! Quand, malgré les températures glaciales de janvier et février, on persiste à sortir dehors pour en griller une, quand on réussit à se trouver quelques endroits où le droit de fumer existe encore… C’est que l’on est un vrai fumeur, un dur de dur. N’est-ce pas pour cette raison qu’adolescente, je m’étais cachée pour toussoter ma première cigarette?  Je voulais avoir l’air d’une « toffe », d’une rebelle, d’une rock star…  Je voulais faire partie de la gang qui se rassemblait au fumoir et avoir l’air de celle qui se fout de tout. Mais aujourd’hui, même si fumer n’est plus aussi cool que dans le temps, qu’il n’y a plus de fumoir dans les écoles et que fumer est illégal pour les moins de 18 ans, le tabagisme réussit encore à se tailler une place au royaume de l’adolescence.  Au Québec, 23% des jeunes de secondaire 5 (1 élève sur 4) fument la cigarette.

Lorsqu’on est adolescent, le futur est une notion abstraite plus ou moins visualisable. Le cancer du poumon ou de la gorge, l’emphysème… ce sont des conséquences du tabagisme que l’on essaie de brandir sur la tête des ados comme une épée de Damoclès, mais qui sont des dangers à long terme… Alors comment faire en sorte qu’ils se sentent touchés maintenant par ce qui les attend dans 30, 40 ou 50 ans? Comment aurait-on pu me convaincre d’arrêter de fumer lorsque j’avais 15 ans? En m’envoyant une image « pas cool » du fumeur? Peut-être. Mais encore aurait-il fallu que cette image convainque également mes amis et surtout, le beau gars sur lequel j’avais un « gros kick » et qui avait l’air tellement « hot » avec sa Player’s sur le coin de la bouche. Quand on est ado, on n’a peur de rien, le futur est loin et on suit le groupe pour ne pas se faire rejeter. À moins de se forger une personnalité assez forte pour résister, pour exister en marge de ce qui est populaire ou non.

J’avais 16 ans lorsque je suis allée au chevet de ma grand-mère, qui a été fumeuse toute sa vie, qui venait de subir une crise cardiaque. Elle pleurait en me disant : « Ma Jo, arrête de fumer. C’est pas bon. Regarde ce que ça a fait à Mamie. » J’avoue que ça m’a secoué. J’avais l’impression qu’elle venait de m’envoyer un mauvais sort, pour réaliser plus tard que c’est la réalité que j’avais devant moi. Le réel sort de ceux qui n’éteignent jamais. Mais ce n’était pas un inconnu à la télé qui me le disait, c’était MA grand-mère. Elle, elle n’a pas eu le choix d’arrêter de fumer à ce moment-là. Mais un an plus tard, le passé la rattrapait et un infarctus nous l’enlevait pour de bon. Moi aussi, j’avais arrêté de fumer.  Et j’ai recommencé parce que je n’arrivais pas à croire qu’après un an d’efforts, elle perdait quand même la vie à cause de la cigarette. Ma grand-mère avait 61 ans. Moi, j’en avais 17.

J’ai arrêté de nouveau 10 plus tard lorsque j’ai su que j’étais enceinte de mon fiston, à l’âge de 28 ans. Pendant un an, je me suis fait violence pour ne pas flancher. Mon conjoint fumait à l’extérieur pendant ce temps, mais je pouvais humer l’odeur du tabac qui m’appelait cruellement… à chaque fois qu’il sortait pour donner libre-cours à son besoin d’inhaler. Je n’ai pas fumé de ma grossesse. C’est lors de notre première sortie « post-partum » pour souligner la St-Valentin, assis dans la section fumeur d’un bistro, que je lui demandai de m’en offrir « juste une poffe… ». Erreur!  Je recommençai à fumer le lendemain. Par contre, je tiens à préciser que je n’ai jamais à l’intérieur de l’appartement. Et je m’en fis un devoir jusqu’en février 2006 où mon corps me ramena à l’ordre…

Sinusite atroce. Antibiotiques. Pas capable de fumer sans me cracher le corps au complet… Je me suis ainsi retrouvée 5 jours sans pouvoir toucher une seule cigarette. 5 jours? Alors, pourquoi ne pas essayer de prolonger l’arrêt?  C’est ainsi que commença ma vie de non-fumeuse. Sans timbres, sans gomme de nicotine, sans médicament. Une vraie dure de dure!

Et dans quelques semaines, le 19 février 2016, je célèbrerai mes 10 ans sans tabac. Un anniversaire qui me fait penser à ma mamie à chaque année. Peut-être, dans le fond, que c’est elle qui a allumé une petite allumette dans mon cerveau lorsqu’elle me priait de ne pas fumer. Ça m’a pris du temps avant d’allumer (ou plutôt d’éteindre!), mais je l’ai fait. Pas à cause des publicités, pas à cause des autres. Mais j’avoue que si les lieux publics avait été « sans fumée » lors de ce fameux souper de St-Valentin, quelques mois après mon accouchement, peut-être que je n’aurais jamais recommencé. Ça, je ne le saurai jamais…

Pour moi, les nouvelles normes régissant l’usage du tabac dans les lieux publics fût un aidant naturel. Resserrer l’étau autour de la cigarette et des fumeurs peut avoir un effet bénéfiques pour certains, ce fût mon cas. Mais il en demeurera toujours que fumer ou arrêter de fumer est un choix. J’ai choisi d’arrêter de fumer à 31 ans.

J’aurais pu ne jamais commencer ni recommencer… De ça, je serais tellement plus fière!

Du temps de jeu…

Du temps de qualité… Nous entendons souvent cette expression qui porte une aura de reproche. Passer du temps de qualité avec les siens, n’est-ce pas ce que nous avons le plus de difficulté à faire dans ce quotidien rempli à craquer d’horaires, d’obligations et d’engagements? La garde partagée nous presse souvent le citron à cet effet. Le temps passé avec nos enfants se compte en journées et nous désirons que celles-ci soient maximisées en moments précieux. Ces instants où nous profitons pleinement du plaisir d’être ensemble, tout simplement.  Et il existe un moyen infaillible de s’arrêter pour s’amuser en famille: les jeux de société!

Que ce soit tous ensemble, installés autour d’une planche de Monopoly ou encore, en face-à-face pour une partie de Battleship, j’adore les jeux de société! Ils créent des échanges, des rires, des petites victoires et, quelques fois, s’y immisce un conflit entre mauvais perdants et mauvais gagnants… mais on finit toujours par trouver une façon de rétablir l’harmonie, comme de vendre à bon prix la Place du Parc à celui qui fait la moue!

Ceux qui me lisent depuis quelques temps savent bien à quel point je suis nostalgique! Alors, j’avoue que je prends un malin plaisir à faire découvrir à notre équipe de garçons les jeux de société que j’ai tant aimé durant mon enfance. Ils ont donc appris à jouer à Mille Bornes, Rummy, Destin, Risk et plusieurs autres. Les grands classiques – Clue, Uno, Skipbo, Yum – font toujours sensation lorsque vient le temps de rallier les troupes!  D’ailleurs, la fin de semaine passée, nous nous sommes rassemblés, tous les six, à jouer au Tricheur! Et, même si l’instant est purement ludique, il nous permet de constater les facilités et les difficultés de nos enfants…  Tout y passe… l’histoire, les maths, la lecture, la logique… Bref, sans s’en rendre compte, ils nous ont livré une partie de leurs acquis scolaires.

Ils pourront bien essayer de me convaincre qu’ils font la même chose lorsqu’ils ont du temps de jeux vidéo. Mais il suffit de les regarder pitonner sur une manette, avec ces regards fixés sur l’écran, pour saisir l’importance du jeu de société. Lorsqu’on joue autour d’une table, nous sommes installés en cercle, face à l’autre, et nous discutons. Il y a des échanges de regards, de paroles, des stratégies ancrées dans le réel. Un pion change le jeu, mais il occasionne aussi des réactions. Il demeurera toujours plus agréable de se mesurer à demi-frère ou grande soeur qu’à buddy541 ou l’ordinateur Xbox.

Il serait utopique de penser qu’il troquera la manette définitivement, mais je crois tout de même avoir réussi à transmettre mon amour des jeux de société à mon fiston puisqu’il lui arrive souvent de me réquisitionner pour une partie de Rummy ou de Skipbo! J’imagine que c’est sa façon à lui d’obtenir toute mon attention pour une heure où il y a zéro remontrance, zéro discussion, zéro négociation… juste du plaisir, du rire et du temps de qualité.

Road Trip USA – Kamouraska!

Ce week-end, j’ai décidé de m’offrir un vol à tire-d’aile vers le nowhere.  Plus ou moins un nowhere, parce que j’avais des destinations précises dans la tête, mais bon… disons que je me suis laissée porter par le plaisir de savourer le moment.  En couple et en solo, j’ai magasiné mes cadeaux de Noël en y ajoutant une touche de spontanéité!

12310419_10207847070671786_2752553959018455058_nD’abord, samedi, moi et mon amoureux, nous avons répété notre tradition du temps des fêtes : s’offrir une petite session de magasinage dans le Maine! Direction Madawaska. On traverse le pont qui sépare Edmundston et Madawaska et nous voilà aux USA! À peine 5 minutes, et nous sommes rendus à notre bric-à-brac préféré : Marden’s! Cette année, en raison du taux de change non avantageux pour nous, ce n’était pas la cohue aux douanes, mais chez Marden’s, taux de change ou pas, on réussit à faire des trouvailles qui valent le déplacement. Le plaisir d’y magasiner aussi. Un coup passé le choc de la première fois, on y trouve notre plaisir. Parce qu’il faut être averti : on n’entre pas dans un magasin de super-chaîne, mais bien dans un magasin de type entrepôt qui vend des surplus d’inventaire. Les rangées sont identifiées par des bannières de carton écrites à la main. Mais au fil des rangées, on trouve des items surprises qui varient d’une fois à l’autre. Cette année, j’ai trouvé une tablette de papier à pastel Canson à 3.99$ (elle se vend habituellement aux alentours de 12$), des blocs palette jetables à 1.99$ (prix régulier : entre 8 et 9$), un cardigan en acrylique avec capuchon à 10$…  Bref, il faut fouiner, mais le résultat est souvent étonnant!  Et on finit toujours par une petite virée de magasinage à Edmundston. Cette fois-ci, nous avons visité le NB Alcool-Liquor pour dénicher des bières de la microbrasserie Les Brasseurs de Petit-Sault. La Bob Leboeuf (la blonde) et la Kedgwick (la pilser) sont excellentes!

Dimanche, j’avais encore le goût de bouger et de m’évader!  Mon amoureux était dans un mode cocooning, mais pas moi! Alors, pour lui épargner ma joie de vivre un peu trop vive, je le graciai de ma présence en direction de St-Jean-Port-Joli!  Lorsque j’ai fait mon entrevue avec Marisol de Del Sol (savons artisanaux), elle m’avait informée qu’elle était exposante au Marché de Noël écologique de Terra Terre qui se déroulait ce week-end. Le concept m’intriguait et je désirais voir de mes propres yeux ce marché de Noël qui se distingue des autres du fait que les produits offerts au public se doivent d’adopter les valeurs écologiques de l’organisme. À preuve, les exposants qui doivent faire du kilométrage pour se rendre à l’événement ont un tarif plus élevé et cet argent est utilisé pour planter des arbres, question de compenser le geste. Et j’ai bien fait de m’y rendre (noté à mon agenda pour l’an prochain). Les produits proposés sont très variés : bijoux, planches en bois (Atelier Unik-Art), herbes pour tisanes (Les Jardins de la Mer), savons artisanaux, miel, produits d’érable ou de bouleau, et plus encore! Ce marché se distingue vraiment des autres puisqu’il met en vedette des artisans locaux que l’on ne retrouve pas nécessairement dans les autres marchés du genre.

20151206_165727J’ai aussi fait un arrêt à La Pocatière pour visiter une exposition dont je vous reparlerai plus tard cette semaine, mais j’ai aussi visité la superbe Librairie L’Option. Une librairie à visiter! Des livres à profusion, des magazines pour tous les goûts et plusieurs autres produits. J’y ai trouvé un CD auquel je n’ai pu résister : l’album de Noël de mon enfance!  Quand j’étais jeune, je le faisais jouer (ou scratcher) sur mon tourne-disque Michey Mouse et j’écrivais les paroles des chansons…  Je n’ai pu résister à cet achat qui titillait la nostalgique en moi! Alors, je vous avouerai que sur la route du retour, je chantais à tue-tête le Joyeux Noël de Michèle Richard… Et comme quand j’étais jeune, je n’avais en tête que « le feu danse dans la cheminée, dehors on entend le dodoi » (c’est ce que je chantais à 6 ans).  Parapapapam…  Kamouraska-L’Islet… je t’aime!

Scrapbooking… ou l’art de se souvenir!

P1040958En tant que nostalgique professionnelle, j’avoue que j’ai flirté il y a quelques années avec le scrapbooking, aussi appelé, pour les puristes de la langue française, le collimage! J’ai passé des heures et des heures à coller des photos sur des cartons, à choisir des autocollants, à écrire des notes, à organiser mes albums…  Et aujourd’hui, mon fiston peut bénéficier de ces nombreuses pages qui retracent les moments de sa petite enfance.

Bien des « albums de bébé » sont offerts sur le marché, mais aucun ne sera aussi complet que ces albums conçus à la main avec beaucoup, beaucoup d’amour. Et j’avoue que, quand mon fiston est chez son papa, il m’arrive parfois de feuilleter ces pages de souvenirs avec une larme à peine dissimulée sur la joue… Mais plus souvent, c’est un sourire qui apparait. Et je ne regrette aucunement les heures que j’y ai consacrées!

P1040961Un jour, il comprendra toute la signification de ces instants précieux…  Le test de grossesse avec les deux petites barres roses, les échographies, les manchettes du journal de la journée de sa naissance, le prix de l’essence en 2002 (75¢ le litre!) ou d’un timbre (48¢), la mèche de sa première coupe de cheveux, la première dent tombée…. Oui, toutes ces premières fois d’une vie où il est devenu grand!

Dernièrement, j’ai eu la curiosité de visiter une boutique spécialisée (Scrapbook Tendance sur le boulevard Pierre-Bertrand à Québec – scrapbooktendance.com) dans le matériel de scrapbooking et… je ne savais plus où donner de la tête!  Ce marché a tellement évolué. On ne parle plus de photos collées sur des feuilles carrées, mais bien d’œuvres d’art où chaque page peut se chiffrer à plusieurs dollars!  Des papiers aux motifs flyés, des autocollants thématiques pour toutes les occasions, des matériaux qui donneront une dimension 3D à vos assemblages, des étampes et plus encore…

J’ai, depuis un an ou deux, mis de côté mes petits autocollants et mes cartons. Le temps me manquait et les premières s’espaçaient! Aujourd’hui, je profite pleinement de chaque moment. Je prends toujours des photos, mais j’ai ralenti le rythme des pages. Les années passent et ses premières lui appartiennent. Il n’a plus besoin du « kodak » de maman pour tout saisir.  Plus tard, il aura Facebook pour lui rappeler le temps présent. Et les collages de maman prendront la poussière,  une poussière balayée de temps à autres par quelques larmes de nostalgie.

Ton prénom, je l’aimeeeeeee!

Combien de personnes de votre entourage portent le même prénom que vous? Quelle est l’histoire derrière ce choix précieux qu’ont fait vos parents? Combien parmi vous peuvent réellement affirmer qu’ils ont toujours aimé leur prénom et n’ont jamais rêvé d’être prénommés autrement?

Chaque naissance s’avère porteuse d’une mission périlleuse pour les géniteurs : le choix du prénom de leur progéniture. De mon côté, ma mère avait un autre prénom en tête, mais une de ses amies s’est trouvée à accoucher avant elle et lui vola ce Nadine qu’elle me prédestinait. Alors, elle opta pour Josée. C’était clair : pas Marie-Josée, mais « Josée tout court » et le curé en charge de la cérémonie du baptême se l’était clairement fait dire en pleine cérémonie! Tellement qu’il éleva les bras en disant : « Je te baptiste Josée tout court » pour la calmer un peu!

En grandissant, je réalisai rapidement que ce Josée, bien qu’il soit tout court, avait une longue portée en termes de popularité. Tellement qu’en maternelle, dans mon petit village de St-Louis-du-Ha! Ha!, sur 12 élèves, nous étions trois Josée!  La Dubé, la Bérubé et moi-même, la Marquis!  Repassons pour l’originalité, mais bon, on ne peut en vouloir à ces mères bienveillantes dont l’objectif était de nous fondre dans la normalité. Notre prénom ne devait pas devenir une tare à porter ni un spécimen pour les commères qui sauteraient sur ce prétexte pour me marginaliser.

Alors, je grandis, toute Josée que je fus, en rêvant à d’autres prénoms… Chantale, il me semblait que je ressemblais plus à une Chantale qu’à une Josée. Adolescente, je trouvais mon prénom trop doux pour la rebelle que je désirais tellement incarner. Et adulte, lorsque vint le temps de choisir, à mon tour, un prénom pour ma descendance, je me tournais naturellement vers des noms semi-populaires… Le nom de mon fils n’est pas unique en soi, mais il ne figure pas sur le Top 10 des naissances des années 2000. Un compromis : un nom cool (Dylan) prononcé à la française… Pas Daille-Lanne ou Di-leune, mais bien Di-lanne.

Josée, bien populaire de 70 à 74, figurait en 8e position des prénoms les plus populaires au Québec. Aujourd’hui cette 8e position est occupée par les Alice (2010-2014).  Surprise?  Alice était aussi en 8e position entre 1905 et 1909. C’est un fait que certains prénoms de modes anciennes reviennent en force ces dernières années.  Alors, amusons-nous à comparer les 5 prénoms les plus populaires des dernières décennies chez les garçons et chez les filles*.

1920-1924 (l’époque de mes grands-parents):

Marcel, Roger, Gérard, Roland, Maurice.

Rita, Thérèse, Cécile, Madeleine, Yvette.

1950-1954 (l’époque de mes parents):

Michel, Pierre, Jacques, Claude, Denis.

Diane, Louise, Francine, Lise, Nicole.

1970-1974 (l’époque de ma naissance):

Éric, Martin, Stéphane, Patrick, Steve.

Isabelle, Nathalie, Julie, Annie, Caroline.

2010-2014:

William, Alexis, Nathan, Thomas, Jacob.

Léa, Emma, Maélie, Mia, Alicia.

À voir pour le plaisir de se bidonner sur le sujet : le film Le Prénom, mettant en vedette Patrick Bruel. Un délice à voir et revoir!

*Les informations sont tirées du site web : lesprenoms.net. Vous désirez consulter cette liste en version complète, cliquez sur ce lien : liste des prénoms les plus populaires.

Maman, c’est fini!

20151030_103010Cette année, à 13 ans, c’est définitif : il ne veut pas faire la cueillette des bonbons! Un désir que je respecterai, non sans me remémorer toutes les fois où je l’ai vu courir dans la maison en imitant Spiderman ou un Ninja Transformers! De l’ourson « cute » au superhéros, sans oublier le joueur de hockey (son costume préféré!). Se costumer, il aimait… à vrai dire, il usait ses costumes jusqu’à la déchirure. Par contre, la cueillette de bonbons, ce n’était pas son moment préféré! Il l’appréhendait toujours un peu, mais après quelques maisons, le plaisir gagnait la partie et le tri des bonbons valait les quelques hésitations du début.

Scandal_-_Warrior_albumMais là, c’est fini! Il ne veut plus jouer à l’Halloween! J’essaie de me rappeler à quel âge j’ai décidé de mettre un terme à ce rituel annuel… peut-être ça, 13 ou 14 ans… l’âge où je commençais à trouver les garçons de mon goût et qu’arriver face à face avec l’un d’eux déguisée en mouffette m’aurait valu la palme du pire cauchemar d’adolescente! Je parle de costume, mais bon… je ne me rappelle pas avoir élaboré LE costume du tonnerre. Souvent, c’était un mélange de maquillage tout croche et d’habillage en « chienne à Jacques »! L’objectif, ce n’était pas de me costumer, mais de ramasser des bonbons! Le maquillage le plus élaboré que j’ai réalisé, c’était un maquillage comme Patty Smith, la chanteuse de la formation Scandal (voir la photo à droite), avec la moitié du visage nu et l’autre couvert de stries rouges, noires et blanches…

Pour ce qui est de la cueillette, j’habitais sur la Transcanadienne à St-Louis-du-Ha! Ha!, alors on formait un petit groupe de voisins et on passait l’Halloween. Il y avait des maisons très populaires, celles qui distribuaient des barres de chocolat et des chips… et les moins prisées, celles qui donnaient des « kisses », des « peanuts » et des cennes noires! Et il n’y avait pas de code de décoration… On sonnait partout, quitte à se faire recevoir avec une brique et un fanal!

L’Halloween, dans les années 80, n’était pas célébrée comme elle l’est aujourd’hui. Les maisons ne se transformaient pas en temples de l’horreur comme celles que l’on voit à Rivière-du-Loup en ce 31 octobre 2015. De plus en plus de familles rivalisent d’imagination pour créer LA maison de l’Halloween du quartier, sans oublier toutes ces activités organisées. Des maisons hantées, un festival comme celui de La Pocatière, des partys privés thématiques… Et les costumes que l’on trouve sur le marché laissent peu de place à l’imaginaire, à la fantaisie… ils sont déjà tout prêts, tout « cutes », préemballés!  Mais bon, ça nous facilite la tâche quand l’horaire du mois d’octobre est surchargé et que vient le temps de concocter un costume à la dernière minute.

Profitez de vos petits monstres pendant qu’il en est encore temps! Bientôt, ils se déclareront trop grands pour célébrer l’Halloween… Et vous regarderez les photos de ces jolis minois costumés avec un soupir nostalgique… Happy Halloween à vous tous! Et… préparez-vous à tourner la page du calendrier pour tomber dans les préparatifs du temps des fêtes!

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La petite fille qui peint, écrit et chante!

Depuis un an, on dirait que j’ai laissé parler l’enfant en moi. Celle que j’avais jadis troquée pour mes airs de rebelle adolescente. Je lui ai donné le droit d’exister parce que ça fait au moins trente ans qu’elle se tait. Je lui ai dégourdi les doigts et je lui ai remis des pinceaux et des pastels entre les mains. J’ai caché ses ambitions professionnelles et j’ai remis une plume sur son pupitre (pas un clavier, mais un vrai de vrai crayon). J’ai aussi rangé sous clef sa liste d’objections et je lui ai redonné un micro pour faire crier cette voix qu’elle n’aimait pas. Tous ces petits rêves qu’elle caressait au moment où une multitude de chemins s’offraient devant elle, je les lui ai remémorés. Et, depuis cet instant précieux, je me sens revivre.

Je me suis rappelée que j’avais déjà aimé dessiner!  En 5e et en 6e année du primaire, j’avais remporté le concours de dessin annuel de la Caisse Desjardins dans mon école!  J’avais remporté, la première fois, une petite malle remplie de crayons, de feutres et de peinture… Wow!  La deuxième fois, j’avais gagné un petit appareil pour graver le bois. J’étais tellement fière!  Je me rappelle également que, durant nos cours d’arts plastiques, nous avions le mandat de dessiner les personnages d’Astérix pour décorer l’école, parce qu’il s’agissait de la thématique des examens du Ministère. Astérix, Obélix, Panoramix, Falbala… Je n’arrêtais plus de dessiner, par Toutatis!

Je me suis rappelée que j’adorais écrire des histoires!  Je jouais à la maîtresse d’école avec mes cousines Manon et Valérie. Moi et mon amie France, on se concoctait des cahiers d’exercices et on se corrigeait mutuellement. Et, quand c’était la fête d’un ami de ma classe, je lui fabriquais un vrai livre: des feuilles brochées avec une couverture en carton et une histoire originale que je composais moi-même.  J’illustrais mon chef-d’œuvre également. Et que dire de ces poèmes que j’offrais à mon père où j’alignais les rimes… parfois de façon un peu maladroite: « Papa, qui que tu sois, je n’aimerai toujours que toi! »  Il m’en parle encore!  J’étais la poète de la famille!

Je me suis rappelée également que j’aimais imiter Cyndi Lauper devant mon miroir! J’essayais d’imiter à la perfection sa lèvre supérieure grimaçante lorsqu’elle chantait…  et je faisais trembler les tuiles de la cuisine (ma chambre était à l’étage, juste au-dessus de la tête de mes parents!). Je rêvais de chanter comme mon amie Kathie Dubé, dont la voix mélodieuse brillait sur les chansons de Chantal Pary. Je passais des heures et des heures à pratiquer…  J’écoutais les disques de Nicole Martin et j’écrivais les paroles. Écoute, stop, écris. Écoute, stop, écris. Et j’écrivais bel et bien ce que j’entendais… On n’avait pas Google dans ce temps-là pour trouver les vraies paroles de chansons.

J’avais oublié cette petite fille-là, pleine de rêves et de créativité! Elle m’est revenue lorsque j’ai osé m’inscrire à un atelier d’art abstrait. J’ai aussi osé participer à un concours littéraire (et  j’ai remporté le premier prix!). Et, depuis 2-3 ans, je monte à Québec une fois par mois ou aux deux mois pour m’épivarder sur les rythmes alternatif de mon groupe de musique, un groupe dont fait également partie mon frérot (Rich Mellow).  Non, je ne brille pas sur la scène internationale parce que je suis allée au bout de mes rêves. Mais j’ai du plaisir à la tonne! Je peins, j’écris, je chante…  à 40 ans. Je remercie la petite fille de 10 ans d’avoir refait surface dans ma vie. Elle me manquait terriblement et, en passant, mon fils la trouve pas mal cool!

Beauté tordue…

Souvent, ce sont les hormones. Parfois c’est une question de stress. Et d’autres fois, c’est juste parce que. Mais, il nous arrive toutes, par un bon matin. de nous river le nez sur le reflet de notre matinal minois et de fondre en larmes parce que la beauté en question n’est pas au rendez-vous. Pas belle à cause d’un teint brouillé. Pas belle à cause d’une sournoise attaque d’acné. Pas belle à cause d’une poussée d’eczéma. Pas belle parce que la balance menace de nous éclater en plein figure. Pas belle parce qu’on vieillit. Pas belle parce qu’on n’a pas les moyens de faire appel au bistouri, au laser ou aux crèmes miracles… Pas belle, tout court. Pas belle du tout. Pas belle, et surtout ce matin-là.

Soupir. Soupir. Et re-soupir, tiens donc! Coup de poing dans le miroir, coup de pied sur la balance. Et on évite du regard le portrait photoshoppé qu’arbore le dernier magazine qu’on a laissé traîner sur la table de chevet en se promettant une bonne dose de shopping pour se consoler de ce coup de blues. Blues, blues… Achetons-nous du bleu, du rêve, un peu de ciel! Voilà donc pourquoi j’aime tant les vernis à ongles. Peu importe la couleur choisie, peu importe le prix du vernis,  il remplit ses promesses. Il ne me promet pas d’être plus belle, ni moins laide, ni moins vieille, ni moins fade. Il brille, point final. Et il est accessible (trop!).

La beauté, comment se mesure-t-elle? Il fût un âge où je lui conférais la valeur des regards masculins. Il fût un autre âge où je la définissais par un chiffre sur la balance. Et aujourd’hui, qu’en est-il de cette si précieuse image? À 40 ans (presque 41), je ressens la beauté comme un état. Sans fard. On se sent ou on ne se sent pas belle. C’est une confiance qui s’installe ou qui trébuche l’espace d’une journée. C’est une poignée de main solide, c’est un sourire sincère, c’est un rayonnement qui éblouit la galerie. Bien au-delà des standards et des tendances.

La raison qui nous pousse à préserver, à cajoler, à chouchouter cette précieuse image de soi est souvent bien ancrée en nous. La petite fille qui s’habille comme une princesse et l’adolescente qui se chamaille avec son spray-net ne sont jamais enfouis bien loin lorsqu’on se retrouve face à  notre miroir.  Et que dire de ces photographies dont nous sommes bombardées à l’ère des médias sociaux?  À se faire identifier sur trop de clichés qui ne nous avantagent guère…. et qui viennent bouleverser l’image mentale que l’on a de soi.

Parce que, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à chaque fois que je me vois sur une photo, je ne ressemble tellement pas à l’image que je me fais de moi. Voyons… je ne suis pas grosse comme ça!  Voyons… je ne fais pas cette face-là?  Voyons… j’ai pas de double-menton, moi! C’est la même sensation que lorsque j’entends un enregistrement de ma voix… Le son ne ressemble en rien à ce que j’entends de moi.  Une impression d’irréel, de faux. Qui se joue de moi le plus?  Le miroir, l’appareil-photo, la vidéo ou… mon cerveau?

Nostalgique assumée! – partie 2

Depuis quelques années, j’ai un dada complètement kitsch! Je collectionne les DVD de films des années 80. Je me promène innocemment sur Ebay et… je trouve (trop souvent) réponse à mes pulsions nostalgiques! J’aime les années 80, j’ai un faible pour la naïveté et la simplicité des productions que nous écoutions sans chichi. Peu d’effets spéciaux, des scénarios sans prétention, des vedettes aux cheveux gaufrés, crêpés et de la musique « full synthétiseur »!

bmx-bandits-nicole-kidman12J’ai réussi à me procurer quelques spécimens typiquement 80’s… Il y a, bien sûr, les classiques : Grease, Dirty Dancing, Top Gun et Flashdance qui n’ont pas besoin de présentation. Il y a aussi les premiers pas de certaines vedettes aujourd’hui bien établies… Nicole Kidman, adolescente, dans BMX Bandits (La gang des BMX). Mon fils a adoré ce film, même s’il date un peu! J’ai aussi le fameux Bachelor Pary où Tom Hanks joue le rôle d’un futur marié qui se fait organiser un enterrement de vie de garçon complètement déjanté! Et pour Sarah Jessica Parker, c’est le fameux film de danse Girls just want to have fun, où elle incarne une adolescente qui participe à un concours de danse malgré l’interdiction de son père. Et, le duo Michael Douglas/Kathleen Turner dans À la poursuite du diamant vert et Le diamant du Nil, toujours aussi intéressants à écouter aujourd’hui.années 80n 1

Du côté des souvenirs familiaux, il y a le premier film qu’on a loué lorsque papa a acheté notre tout premier magnétoscope VHS : La folle histoire du monde de Mel Brooks, une comédie hilarante du même réalisateur que  Space Balls-La Folle histoire de l’espace, qui nous explique les grands moments de l’histoire de l’humanité avec humour et absurdités. Par exemple, nous « découvrons » comment  les 15 commandements sont devenus les 10 commandements et comment a été inventé le mariage au temps des hommes des cavernes! Aussi, le film Splash que mon frère écoutait à TOUS les matins pendant un bon mois et dont les yeux s’écarquillaient lorsque la sirène sortait toute nue d’un buisson pour rejoindre un Tom Hanks… sans voix devant la belle Darryl Hannah. J’ai également retrouvé le film Harry chez les Hendersons où une famille adopte un attendrissant Big Foot – on en voulait tous un comme Harry!

films années 80 4Du côté des films incontournables de l’époque : la série Karaté Kid, l’anthologie Back to the Future et When Harry met Sally (un classique des comédies sentimentales)! Il y a aussi les films de Molly Ringwald, la jolie rousse qui volait la vedette des teen movies des 80’s : Le dragueur, Breakfast Club, Rose bonbon, L’amour à 16 ans… En passant, saviez-vous qu’elle a refusé de jouer le rôle que tenait Demi Moore dans Ghost? Elle s’en est sûrement mordu les doigts! Rappelez-vous également du fameux café lors de l’examen de conduite de License to drive… qui ne devait pas renverser sous peine d’échec, et de la fameuse lettre d’amour qui fait des dégâts dans Une amie qui vous veut du bien (Secret Admirer).sans-titre

Et je n’ai pas parlé des séries télévisées… L’amour en héritage, Lace, Angélique, La Vengeance à deux visages… ni de l’argent investi dans cette quête des images de mon adolescence. Mais je ne suis certainement pas seule au monde à baigner dans cette folie!  On ne compte plus le nombre de classiques des années 80 qui ont été repris dans les dernières années : Foothloose, Fame, Poltergeist, Endless Love… Sans oublier le succès québécois des films 1981 et 1987 de Ricardo Troggi (que j’ai adoré, il va de soi!) qui nous rappellent tellement notre adolescence à nous aussi…

Les années 80: que de bons souvenirs… si on oublie les couleurs fluo, le Final Net et la coupe Longueuil, bien entendu!  Au fait, saviez-vous qu’avant les années 80, la nostalgie était considérée comme une maladie neurologique? Heureusement, les temps ne sont plus ce qu’ils étaient…  Quel paradoxe que de le constater!

Nostalgique assumée! – Partie 1

Que trouve-t-on dans un vide-grenier? Plein d’objets hétéroclites qui tentent de se trouver un deuxième foyer, mais aussi des objets qui ont une saveur de souvenirs irrésistible! Et voilà ce que j’y ai trouvé ce week-end : une collection de 18 magnifiques livres roses (dont un seul était abîmé) pour la modique somme de 10 dollars. Rien à se taper sur les cuisses, me direz-vous? Je vous le concède. Et à voir le visage de la personne à qui j’ai fait l’achat, ma pâmoison devant les livres de la Comtesse de Ségur ne fait pas l’unanimité! Mais bon… Pour moi, ça sent les souvenirs, ça me replonge dans mes premières lectures, celles qui ont fait de moi une passionnée des mots.

Mardi photo 2Et cette histoire d’amour entre moi et les livres de la dite comtesse, elle a une origine bien spéciale. J’avais peut-être 9 ou 10 ans et nous allions souper chez ma grand-mère maternelle à Dégelis. Souvent, nous trouvions le temps un peu long, parce qu’elle n’avait pas de jouet et qu’elle n’avait pas le câble. Elle habitait dans un 4 1/2, un HLM où il n’y avait pas d’enfant non plus. Mais cette fois-ci, elle me réservait une surprise de taille. Elle avait reçu une grande boîte remplie de livres. La plupart étaient des romans Harlequin, mais j’ai pu dénicher, dans cette romanesque avalanche, une série de livres roses qu’elle se fit un plaisir de me donner! Les petites filles modèles, Les malheurs de Sophie, Les deux nigauds, etc. J’étais folle de bonheur!

Dès mon arrivée à la maison, je les installai un par un dans la bibliothèque de ma cMardi photo 3hambre que mon père m’avait confectionnée : trois planches de mélamines soutenues par des blocs de ciment. Je ne me rappelle pas ce qu’il est advenu de ces livres lors de notre déménagement, mais je sais que j’ai perdu la trace de ces petites histoires que j’affectionnais tant. Sans doute que l’intérêt n’y était plus non plus rendue à l’adolescence.

Mais voilà que ces dernières années, je fouinais Ebay afin de trouver quelques exemplaires de cette collection. Les frais de transport sont souvent dissuasifs pour ce type d’achat… Alors, vous comprenez ma satisfaction lorsque je suis tombée face à face avec cette boîte qui les contenait tous! Je vais sûrement m’offrir une lecture nostalgique prochainement…

Nostalgique? Oui, je l’avoue… Je vis parfois dans le passé. Mais j’ai décidé de ne conserver que le meilleur de celui-ci. Merci mamie pour cette découverte qui m’a plongée dans l’amour des livres. Je les relirai à ta mémoire, assurément!