Créer un effet de craquelure sur une peinture, un meuble, une pièce de bois…

20151104_084913Les craquelures créent un effet intéressant sur une peinture. Elles viennent donner du relief à un tableau abstrait en créant de la texture. Ou encore, elles sont parfaites pour conférer un aspect vieillot ou vintage à une toile, un meuble ou une pièce de bois que l’on désire peindre. Sur le marché, il existe plusieurs produits destinés à créer un effet de craquelures. Parmi ceux-ci, le Kroma Crackle, que j’ai essayé.

Cette substance a l’apparence d’un gel que l’on applique sur une surface déjà peinte à l’acrylique. Cette couleur sera celle qui apparaitra dans l’espace qui se crée entre les fissures. Le produit peut également être coloré à l’aide de peinture acrylique qui lui sera mélangée avant l’application, à raison de 5% de peinture acrylique et 95% de Kroma Crackle. Le Kroma Crackle doit sécher pendant 3 jours. Par la suite, s’il n’a pas été coloré avant l’application, on le recouvre d’une peinture acrylique d’une autre couleur, en glacis (de la peinture mélangée à du médium) ou en brossage à sec (un pinceau que vous trempé dans la peinture et que vous avez essuyé jusqu’à ce qu’il soit presque sec].20151103_175916

Pour assurer la durabilité, on vernit la pièce. J’ai réalisé quelques toiles avec le gel de craquelure et le résultat est intéressant. Avec le Kroma Crackle, il y a un inconvénient pour les artistes impatients : le temps de séchage est long. Par ailleurs, il est possible de se procurer du médium de craquelure d’autres marques dont le temps de séchages sera beaucoup moins long. Mais l’effet obtenu par le Kroma Crackle se distingue franchement des autres produits. Les craquelures sont plus nettes, moins diffuses.

Bref, si vous désirez connaître les applications possibles de ce produit, vous pouvez visiter le site internet kromacrackle.com. Et laissez-vous inspirer!

Les Pastels

20151101_151731J’ai décidé de voir la vie en pastels!  Dernièrement, j’ai fait l’acquisition d’un guide à cet effet, non pas pour devenir une pastelliste en tant que telle, mais bien pour explorer un nouveau médium et découvrir une nouvelle approche de la couleur. J’ai choisi un livre très abordable, seulement 13.95$, de la collection «Et si j’apprenais » intitulé : « Et si j’apprenais… le Pastel ».   Au fil des pages, l’on devient plus familier avec le vocabulaire entourant l’usage du pastel, mais aussi, on apprend maitriser le pastel sec avec plus de doigté.

20151101_151242Vous pouvez constater sur les photos qui accompagnent cette chronique une légère progression… J’avoue que j’ai jeté plusieurs essais et que j’ai été surprise de voir à quel point le pastel n’est pas facile à maitriser. Le guide semble parfois oublier que nous sommes débutants, mais par contre, les exercices pas à pas sont réalisables pour la plupart, donc pour la néophyte que je suis! 20151101_151044

Je me suis donc procuré le matériel de base : des pastels secs, des pastels à l’huile, des estompes, une gomme mie de pain (pour effacer), du fixatif et j’ai appris à me salir les doigts!  Parce que oui, le pastel est très salissant!  Le support utilisé : du papier à pastel noir et de couleur ainsi que du papier multi-technique. Mieux vaut savoir que le papier de couleur est plutôt difficile à trouver, mais sur le web, on peut tout trouver!

20151101_151051Le pastel s’utilise à la fois en dessin et en peinture, mais pour obtenir un résultat à la hauteur de vos espérances, mieux vaut se munir de pastels de bonne qualité qui sont plutôt onéreuses. À titre d’exemple, une boîte de  15 pastels secs Rembrandt (la marque utilisée dans le livre) se vend environ 35$. De mon côté, je m’étais procurée une boîte de 12 pastels secs de marque Mungyo à 6.49$, ce qui est parfait pour une initiation au pastel, mais sans plus. J’investirai probablement un jour sur des Rembrandt…  question de vérifier si elles en valent bien le prix.

Mon premier panneau d’adresse!

Il y a déjà quelques mois que ce panneau d’adresse traîne dans mon atelier. Il était dédié à notre propre résidence, évidemment, mais je n’arrivais pas à me lancer dans cette première réalisation d’un panneau d’adresse. Ça m’arrive des fois de manquer de confiance comme ça! La nouveauté m’inspire, mais elle me fait peur également! À chaque essai, c’est un peu comme si j’avais peur de me réveiller en plein milieu d’un rêve en criant : je ne suis pas une artiste! Quel cauchemar…20151021_181910

Mais bon, revenons à la réalité de ce fameux panneau qui trainait…  La semaine passée, je l’ai pris d’assaut. Une couche de gesso pour préparer la surface, première étape.  Je savais déjà avec quelle représentation je désirais l’orner : un geai bleu. On voit régulièrement des panneaux d’adresse avec des fleurs. Ça aurait été très joli… mais moi, je suis la seule schtroumphette dans cette maison remplie de testostérone…  Disons que les fleurs bleues n’auraient pas nécessairement bien représenté l’âme de ce foyer!

4083611463_0122c16f58_bJ’optai donc pour un oiseau… bleu comme un garçon. Et pas n’importe lequel : un geai bleu… un « Blue Jays » pour les 5 amateurs de baseball qui habitent derrière la porte numéro 54.  Je me suis inspirée de cette photo prise au hasard sur le net et j’avoue que, pour un premier essai, je suis quand même fière du résultat.

D’ailleurs, le geai bleu est détenteur d’une symbolique particulière aux yeux des Amérindiens. On dit qu’il est porteur de clarté dans les situations sombres, qu’il amène la lumière et la joie. N’est-ce pas le meilleur totem pour une maison où vivent 4 grands garçons?

Essai libre: le panneau de coulage

Les expériences autour du Mixed Media sont très tendances dans le monde de l’art décoratif.  Premièrement, ces réalisations ne nécessitent pas de connaissances particulières. Deuxièmement, elle demande peu de ressources matérielles . Et troisièmement, le résultat est très aléatoire et unique à chacun. Et c’est là que se trouve le plaisir de la chose!  Lorsque vous commencez ce projet, vous ne savez pas du tout vers où ça vous mènera!  Laissez parler votre instinct et amusez-vous!

panneaucoulagedeserreLe matériel nécessaire : du gesso blanc (apprêt), un contenant de 59 ml de peinture acrylique noire, un pinceau, du ruban à cacher, un panneau de coulage (format de votre choix), 3 à 5 couleurs de peinture vitrail (ou plus si vous le désirez), du médium éclaircissant vitrail (facultatif), des pipettes (facultatif), des bâtonnets de bois (à café), des gants protecteurs et du papier journal (facultatif). À noter que vous pouvez utiliser les peintures Vitrail de Fantasy Moon ou Fantasy Prisme qui donneront des effets intéressants à votre œuvre.20151012_163911

D’abord, vous appliquez du gesso pour couvrir le panneau de coulage (le fond et le contour). Laissez sécher. Appliquez du ruban à cacher dans le fond du panneau afin de ne pas colorer celui-ci lorsque vous peindrez le cadre. Peindre le cadre avec la peinture acrylique noire. Retirer le ruban et laissez sécher.

Enfilez les gants protecteurs (la peinture vitrail est très, très collante). Mélangez chaque pot de peinture vitrail avec un bâtonnet de bois (et non en secouant le pot pour ne pas créer de bulles). Versez les couleurs sur le panneau de coulage en alternant les couleurs pour recouvrir toute la surface. Et à partir de ce moment, vous y allez selon votre créativité!

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Vous pouvez utiliser les pipettes pour verser des petites quantités de peinture et des flaques de médium éclaircissant pour éclaircir la couleur et créer des zone20151014_174052s plus pâles que d’autres, vous pouvez chiffonner un papier journal et le déposer sur le panneau pour le retirer immédiatement. Vous créerez ainsi un effet moins uniforme. Vous pouvez également vous promener d’une couleur à l’autre avec un bâtonnet de bois…  Lorsque vous êtes satisfait du résultat, laissez sécher le tout. Vous pouvez également revenir verser des spots de couleurs après deux heures de séchage si vous désirez accentuer l’effet d’une couleur en particulier.  20151014_175258

Le panneau prendra un bon 24 heures à sécher. Très important, le laisser sécher sur une surface plane et dans une pièce bien ventilée. L’odeur de la peinture vitrail est assez forte…   De mon côté, j’ai utilisé un panneau de coulage de 9 X 12 pouces. Les couleurs utilisées sont  dans la série Fantasy Moon: turquoise #36, et lilas #22;  dans la série Fantasy Prisme : rose bleutée #28 et pour la peinture Vitrail :   Apple Green #34, Bleu ciel #36, Nacre #39. Plus vous en utilisez, plus le projet devient onéreux (entre 5 et 6 dollars chaque couleur)…

Vous désirez en voir plus?  Consultez les différents projets Mixed Media publiés sur le site web de la compagnie Pébéo ou leur page Facebook.

Toile galerie ou régulière?

Le support sur lequel on peint doit nous inspirer, bien entendu. Pour l’acrylique (le médium que j’utilise), il existe beaucoup (et de plus en plus) de possibilités. Panneau de bois, toiles avec cadre déco intégré, toiles avec ou sans gesso (apprêt), toile galerie ou régulière, sans oublier tous les objets décoratifs que l’on trouve en boutique sur lesquels nous pouvons apposer notre touche personnalisée.

Pour cette chronique, je m’attarde à la question suivante : que choisir entre toile galerie et toile régulière?  D’abord, il importe d’établir la différence entre les deux qui se trouve dans l’épaisseur du cadre. La toile galerie est une toile montée d’une épaisseur de 1 ½  pouce et la toile régulière, une toile montée de ¾ pouce d’épaisseur. D’ailleurs, nous retrouvons également sur le marché des toiles galerie de 2 ½ pouces d’épaisseur.

01 - photo 1De mon côté, j’opte la plupart du temps pour la toile galerie (1 ½ pouces). C’est une question de préférence, tout simplement. Je peins le faux-cadre en noir (ou une autre couleur foncée – voir exemple à gauche), ce qui lui donne une apparence plus raffinée ou plus « finie » sans avoir recours à l’encadrement, ce qui en fait une option économique en premier lieu. La toile galerie repose sur un faux-cadre plus massif, ce qui lui confère une plus grande solidité, donc un choix préférable pour peindre sur grands formats.  Par contre, une toile galerie (si on peint le contour) nécessite l’utilisation d’une plus grande quantité de peinture.  Elles sont également plus dispendieuses que les toiles régulières. Il est également important de savoir que, souvent, dans les symposiums, les toiles non-encadrées doivent obligatoirement être peintes sur toiles galeries. Pour les adeptes de l’encadrement, la toile régulière est à privilégier.01 photo 2

Pour ce qui est des prix, à titre d’exemple, sur le site deserres.ca, une toile de marque Apollon de 16 X 20 pouces se vend 5.50$ dans le format régulier et 9.50$ dans le format galerie.  Donc, on parle quand même d’une valeur presque double pour le format galerie. Ce qui est à considérer pour les artistes qui sont hyper productifs. Dans mon cas, j’adapte le prix de mes œuvres en fonction du format choisi par le client.  À la boutique Chez Susan, je me suis procurée dernièrement une toile régulière qui se vend avec un cadre flottant inclus (21.68$ pour un format 12 X 16 pouces). Dans l’exemple (à droite), j’ai utilisé une toile régulière à laquelle j’ai peint une illusion de cadre en peignant la bordure de couleur « midnight blue » ainsi qu’un demi-centimètre tout autour de l’image de bord de mer.

J’ai également déjà fait l’essai du panneau de bois qui s’avère une option différente et qui joue dans les mêmes tarifs. À titre comparatif : sur deserres.ca, le panneau de bois Apollon, format 16 X 20 galerie se détaille à 10.49$. Curieusement, pour le panneau régulier (épaisseur d’un pouce), le prix est le même. Sa surface plus brute amène une autre façon d’aborder la toile, mais elle se prête merveilleusement à une foule de projets avec, en prime, une solidité avantageuse. Celui-ci permet également l’utilisation de teinture pour la finition (les côtés du panneau), pour un coup d’œil distinctif.  Il peut s’utiliser tant pour la peinture que pour le faux-vitrail. Dans l’exemple illustré ci-dessous, j’ai utilisé un panneau de bois sur lequel j’ai collé (avec de la colle époxy) 3 petites toiles régulières pour créer un effet 3D.

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J’aime essayer différents supports et formats, mais en bout de ligne, le choix d’un tel ou tel autre support varie en fonction du sujet de l’œuvre et de l’ambiance que l’on désire créer, du budget alloué pour la création, de l’objectif du projet (exposition, symposium ou projet déco) mais surtout, c’est bien souvent, une simple question de préférence personnelle propre à chaque artiste.