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Atelier Pierre Brouillette – Joaillier: un trésor à Kamouraska!

 

Je flânais tout bonnement sur l’avenue Morel au Kamouraska, comme j’aime le faire de temps en temps, surtout en période estivale. Depuis longtemps, j’étais intriguée par cette maison aux allures ancestrales. Alors, comme happée par un élan de curiosité, j’ai ouvert la porte de la boutique de l’Atelier Pierre Brouillette – joaillier. Un véritable havre de trouvailles!   Dès mon entrée, je me fais accueillir par le sourire de la très sympathique Hélène Gosselin, la guide passionnée qui me révélera, l’un après l’autre, les secrets que renferme cet endroit.

Dans un premier lieu, puisqu’on parle de joaillerie, les présentoirs regorgent de bijoux tous aussi splendides les uns que les autres. Qui plus est, ils ont été confectionnés de la main de l’artisan Pierre Brouillette dont l’atelier se trouve à quelques lieux de la boutique, soit sur la rue du Quai. Des bagues, des joncs, des colliers, des boucles d’oreille en or et en argent, certains en bois ou avec insertions de bois. Certaines bagues sont dites hybrides puisqu’elles se transforment en dévissant les matrices qui les composent, ce qui en fait un bijou aux multiples apparences que vous pouvez transformer au gré de vos tenues… ou de vos humeurs!

20160423_133123Certaines collections, dont celle du designer joaillier Philippe Planas, ont été achetées par monsieur Brouillette. En devenant ainsi propriétaire de la collection, il détient les droits lui permettant de les fabriquer ici-même au Kamouraska. De plus, pendant la saison hivernale, ces bijoux se promènent entre Rimouski et Toronto pour différentes expositions. Certaines autres collections québécoises ornent les multiples comptoirs en verre de la boutique : des collections réalisées avec des pièces de poterie (par l’artiste Martine Buczkowski de St-Jean-de-Matha), d’autres réalisées avec du ciment, des bijoux signés Sylvie Lupien, Matsu et Robert Langlois. Sans oublier la magnifique Rosie, une miniature qui forme un pendentif que l’on replace, après utilisation, dans son univers. Sur la photo, elle est installée dans son mini salon de coiffure. Charmant, n’est-ce pas?20160423_134243

Des sculptures suscitent aussi ma curiosité! Un Einstein, un saxophoniste ainsi qu’un violoniste conçus avec de la broche, des créations sculpturales 3D de l’artiste Rudy Keckla. Ces magnifiques pièces sont également accompagnées d’un mobile dont les pièces reposent sur un minuscule point d’appui qui, en mouvement, imite l’ondulation d’un poisson qui nage. Impressionnant et fascinant!  Madame Gosselin me présente également les populaires oiseaux sculptés qui s’imbriquent dans leur bûche d’origine. Le casse-tête recréé lors de l’achat nous démontre la précision incroyable avec laquelle la sculpture est réalisée.

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Des bijoux créés au Kamouraska et au Québec, des sculptures géniales, la boutique de l’Atelier Pierre Brouillette – Joaillier vous propose également une magnifique sélection de sacs à main, de portes-monnaies et de stylos/plumes! Ne quittez pas Kamouraska sans y avoir jeté un œil… Osez franchir le seuil du 88 avenue Morel et laissez-vous captiver par ce merveilleux monde rempli de bijoux et d’œuvres d’art à contempler… ou, bien sûr, à emporter!  Pierre Brouillette Joaillier- un atelier, une boutique… mais aussi, un véritable musée!

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Au cœur de Sylvain Dionne…

13523746_10208183995508983_2033692408_oLe soleil de juillet brille. Me voilà bien installée dans ma chaise longue avec un verre de vin. L’instant est précieux, le temps est à la poésie. Qui plus est, je m’apprête à savourer le recueil À cœur ouvert du communicateur louperivois bien-aimé Sylvain Dionne. À première vue, ce carnet de 95 pages nous laisse entrevoir la possibilité d’une aventure en profondeur. La splendide œuvre originale Souvenirs dévoilés de l’artiste Rodrigue Laplante nous lance une invitation introspective sur l’univers de Sylvain Dionne, mais aussi une paisible impression de délivrance. L’auteur s’est ouvert le cœur, une intervention délicate, mais vouée au succès puisqu’avec un flot de mots découverts, il réussit à toucher le lecteur.

Perfectionniste rédacteur, Sylvain Dionne nous offre un plateau de mots dont la musicalité caresse l’oreille interne. Son écriture possède un rythme puissant où les images se succèdent pour créer une émotion qui nous imprègne. Le temps, l’attente, la souffrance, le désir, la dualité entre le jour et la nuit ne sont que quelques-unes des thématiques qu’il aborde afin d’évoquer ses tourments et plaisirs. Les éléments de la nature (mer, vents, rivières, vagues, etc.) sont omniprésents et traduisent, au fil des mots, la tristesse, la peur, l’abandon, l’éveil…

Les alizés s’éveillent

Rythment les vagues

La mer se berce

Chaleur naissante

Les mousses encore humides

S’étirent et s’étiolent

Les buissons s’ébrouent

Chassent quelques larmes

De rosée

 À cœur ouvert nous ouvre également la porte du cœur amoureux de Sylvain Dionne. Nous découvrons celui qui aime généreusement, entièrement, passionnément et délicieusement celle dont il recherche le regard. Celle qu’il protège de la superficialité du jour. Avec elle, il partage ses nuits où la liberté prend toute son aise, loin du jugement et des rumeurs. Et cette ouverture nous permet de savourer des écrits d’un érotisme envoûtant :

 

Je descends vers vos lèvres

Celles qui parlent le plus,

Même

Silencieuses

Qui esquissent un sourire coquin

Se laissant doucement baiser…

 

Savoir jouer avec les mots est un art tout en finesse que Sylvain Dionne maîtrise habilement. Par ce premier recueil, il nous propose une poésie enveloppante, chaleureuse, que l’on se plait à lire avec, en tête, cette voix grave et unique qui caractérise bien l’auteur. D’ailleurs, À cœur ouvert vous est également offert en version audio, avec la participation d’Alex Ann Villeneuve Simard à la narration.

 Le recueil a été lancé le 22 juin dernier et j’ai pris le temps de le savourer afin de vous en livrer mes impressions. C’est ainsi que j’aime lire la poésie: une page à la fois. Je vous invite donc à vous procurer votre exemplaire de cette oeuvre poétique et à vivre, vous aussi, cette traversée, toute en douceur, d’un univers émotionnel qui vous saisit du premier mot jusqu’au dernier soupir. Une incursion au cœur de ce poète sensiblement séducteur et authentique.

 À cœur ouvert de Sylvain Dionne est disponible dans plus de 10 points de vente au Bas-Saint-Laurent: Librairie J.A. Boucher et Librairie du Portage (Rivière-du-Loup), Euskara (Trois-Pistoles), L’Alphabet et Vénus (Rimouski), L’Option (La Pocatière), Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup), Maison culturelle Armand-Vaillancourt (Saint-André de Kamouraska), boutique Le Fil bleu (Kamouraska), bureau d’information touristique de Rivière-du-Loup et Tabagie Lunik (Saint-Pascal). Vous pouvez également le commander directement par message privé en communiquant avec Sylvain Dionne via sa page Facebook : http://www.facebook.com/SylvainDionneAuteur.

 Crédit-photos : © Patric Nadeau, photographe.

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Elle danse avec les couleurs!

Elle peint dans un mouvement qui lui inspire chaque couleur qu’elle dépose, tel un pas de danse, sur sa toile endimanchée. Hélène Hammond valse avec les paysages témiscouatains, son objet de prédilection qu’elle vous livre avec douceur ou vivacité, selon l’émotion qu’ils font jaillir en elle. Jusqu’au 14 juillet, elle vous invite à visiter son exposition La Danse des Couleurs où se regroupe un large éventail de ses œuvres représentatives de sa générosité artistique.

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À l’huile, à l’aquarelle ou à l’acrylique, elle exploite différents médiums afin de laisser libre-cours à sa créativité. L’inspiration du moment est son maître et la lumière crée le rythme. De chacune de ses œuvres émane cette passion pour les paysages de son coin de pays. Qu’elle vous présente sa vision du Parc Clair Soleil et son manteau hivernal, la rivière Caldwell, l’Ile Notre-Dame-du-Lac, le Parc National du Lac Témiscouata ou un superbe panorama campagnard de Dégelis, sa façon de jouer avec les couleurs atteint une délicatesse soigneusement imprégnée. 20160527_185042

Comme dans toute danse, le respect de son partenaire est essentiel et Hélène Hammond nous démontre merveilleusement cette relation que son œil d’artiste entretient avec la nature témiscouataine. Elle la fait danser, virevolter et créer le mouvement qui donne vie à ses œuvres. Elle explore sa passion avec beaucoup de curiosité et ses compositions nous dévoilent cette joie de vivre qui l’anime. D’ailleurs, elle a un sourire et une gentillesse qui s’harmonise avec cette transparence qui éclaire ses toiles.

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Prenez quelques instants de votre quotidien et laissez-vous charmer par ces variantes où l’eau est bien souvent présente. Que ce soit un lac (évidemment, le Lac Témiscouata), une rivière ou une chute, on sent qu’elle éprouve un léger penchant pour ces vagues inspirantes. Le soleil qui se lève, le bleu éclatant du ciel, la vivacité d’un cours d’eau en mouvement… Ses œuvres sont vivantes et captivantes, tellement qu’elles vous donnent envie de danser!

Rendez-vous au Beaulieu Culturel du Témiscouata où, jusqu’au 14 juillet, vous pourrez observer ces parcelles de natures de ce coin de pays. Jouez à la fois les touristes et les amateurs d’art et laissez-vous séduire par le talent raffiné de l’artiste Hélène Hammond.

Pour plus de détails: http://www.blct.ca.

 

 

 

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Art, musique et cie!

Animer. Rassembler. Inspirer. Voilà ce qui résume bien la mission de boutique ayant pignon sur rue à Témiscouata-sur-le-Lac depuis mai 2016: À la Petite Place Musi-Baz’Art! Cette entreprise familiale est née de l’initiative de deux Témisoucataines d’origine, Jocelyne et Gabrielle Lavoie, désireuses de créer un lieu de diffusion où les esprits artistiques pourront s’allier pour former un réseau générateur de nouvelles ouvertures!

image9 - Gabrielle et Jocelyne

C’est d’ailleurs le créneau dans lequel Jocelyne Lavoie a évolué pendant de nombreuses années, notamment en collaborant à l’organisation et en participant à différents événements artistiques dont Josce Arts et Musique à St-Eustache. Elle fait également partie de la troupe de musique Awamapapi grâce à laquelle elle a participé, il y a quelques années, aux Journées de la Culture d’Oka et au Rendez-vous des Coureurs des bois. Et cette expérience émane de la riche programmation estivale d’À la Petite Place Musi-Baz’Art. En effet, au menu en juillet et en août: tous les samedis, peinture en direct à l’extérieur, secteur Cabano, et, question d’animer la place, des prestations musicales accompagnent les pinceaux créatifs des artistes à l’œuvre. Hommage au violon, musique folklorique, accordéonistes, chansonniers et musique du monde seront à l’honneur cet été! Les artistes-peintres, amateurs ou professionnels, sont invités à se joindre à la fête!

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À la Petite Place Musi-Baz’Art, c’est aussi une boutique! D’abord, une friperie où vous trouverez des vêtements pour toute la famille, de jolies morceaux d’été ou de splendides robes de bal, à prix très abordable. Un présentoir fait également étalage des bijoux de Norad Créations et Créations Entre de Lune : bagues, porte-clés, colliers, bracelets, etc. Et, pour les artistes, en plus de trouver des fournitures artistiques (peinture acrylique, peinture à l’huile, pinceaux, toiles), vous pouvez louer un espace d’exposition pour y vendre vos œuvres. D’ailleurs, vous pouvez vous procurer sur place les superbes toiles de Gabrielle Lavoie ainsi que le recueil de poésie « Des aquarelles de mots » de l’auteur témiscouatain Albert Roy. Des ateliers d’initiation à l’art pour les tout-petits (3-4 ans) et des ateliers de peinture libre (pour adultes) sont aussi offerts. Ces sessions seront couronnées d’un vernissage où les artistes pourront présenter leurs réalisations aux visiteurs.

Le dicton « Dans les petits pots, les meilleurs onguents! » s’applique merveilleusement à cette petite place! Petite place en pieds carrés, mais grandiose par l’univers qu’elle désire transmettre à son public. Faire résonner la rue commerciale tous les week-ends de l’été, faire émerger une culture artistique bien existante au Témiscouata et la nourrir en créant des alliances entre ces artistes, voilà qui résume bien l’immense potentiel de l’endroit. À la Petite Place Musi-Baz’Art, c’est aussi Jocelyne et Gabrielle, mère et fille, qui se dévouent à dynamiser le centre-ville de Cabano avec leur bazar d’idées géniales qui sauront assurément rejoindre le cœur de la population!

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À la Petite Place Musi-Baz’Art est situé au 761-C, rue commerciale nord à Témiscouata-sur-le-Lac. Visitez leur page Facebook afin d’accéder à leur programmation complète. Informez-vous également sur leur carte de membre qui vous donne un rabais avantageux sur le matériel d’artiste.

Crédit-photos : À la Petite Place Musi-Baz’Art /Josée Marquis.

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Barbotine Café – atelier de céramique, café et boutique!

Le plaisir de créer, c’est (presque) universel! Que l’on ait 7 ou 77 ans, nous ne sommes jamais ni trop jeunes, ni trop vieux pour ressentir la fierté d’avoir réussi à réaliser quelque chose de joli, le temps d’un café ou… d’une vie! Alors, pourquoi ne pas s’arrêter dans le tumulte du quotidien pour faire une halte à l’un ou l’autre des ateliers de céramique Barbotine Café? Que vous optiez pour la succursale de La Pocatière située sur la 4e avenue ou encore, pour celle de St-Jean-Port-Joli sur l’avenue de Gaspé, vous découvrirez un univers coloré où vous pourrez oublier vos soucis!

Dès votre entrée, vous remarquerez les tables carrées où vous pourrez vous installer confortablement pour réaliser votre pièce. Sur les murs se promènent les mains multicolores des nombreux artistes qui y ont laissé leur empreinte! Sur des tablettes logent une grande variété de pièces en céramique brutes : des figurines (personnages, animaux), de la vaisselle (verres, tasses, assiettes, bols, repose-cuillère), des objets décoratifs (banque, vases, coffres à bijoux) ou encore, des personnages pour la crèche de Noël.

pièces non peintesLorsque votre objet est choisi, vous avez maintenant le loisir de peindre celui-ci! Vous bénéficierez, si désiré, des conseils du personnel sur place qui vous guidera dans la réalisation de votre œuvre. Vous la confiez ensuite aux mains expertes de Barbotine Café qui procèdera à l’émaillage ainsi qu’à la cuisson finale (24 heures à 1800° F.). Vous pourrez récupérer le tout une semaine plus tard. Le prix des pièces proposées varie entre 3 et 25 dollars. Vous ajoutez à ce tarif des frais d’atelier de 10 dollars (adultes) ou de 7 dollars (18 ans et moins). Ceci inclut : un temps d’atelier illimité, la peinture, le prêt du matériel, la glaçure, la cuisson ainsi qu’un breuvage pour vous désaltérer tout en maniant les pinceaux. Ce qui en fait une activité originale à tarif très abordable!

Barbotine Café vous propose aussi le concept de fêtes d’enfant qui vous permet d’organiser un anniversaire, avec ou sans thématique, à l’atelier où chaque enfant pourra créer sa propre pièce de céramique, dans un décor qui se prête merveilleusement bien à la fête! La propriétaire de l’endroit, Caroline Chamberland, effectue également des visites dans les écoles, les services de garde, camps de jour ou autres associations afin d’offrir sur place des ateliers de céramique. Avec son sourire chaleureux et son dynamisme contagieux, ces sorties remportent toujours un très grand succès auprès des participants!

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Laissez-vous prendre au jeu et découvrez le plaisir de créer une œuvre unique que vous pourrez conserver en souvenir ou encore, donner en cadeau! La succursale de La Pocatière comprend 20 places et celle de St-Jean-Port-Joli met à votre disposition 50 postes de création! À cette dernière, vous pouvez vous procurer : les peluches Les Chéris Minis que vous pouvez personnaliser à votre guise, les emballages pour futures mamans de Créations Loulou, les poupées personnalisées Fofuchas et bientôt, des colliers de dentition et des suces en bois. Visitez le site web barbotinecafe.wix/barbotinecafe ou suivez leurs actualités via leur page Facebook. Vous pourrez y consulter les nombreuses photographies inspirantes des pièces de céramique réalisées au Barbotine Café.

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La mémoire de la campagne…

Le temps passe, les paysages changent. Certains évoluent en beauté, d’autres disparaissent dans la nature. Et quelque part, demeure toujours un souvenir. Une image ancrée dans notre mémoire. Voilà ce à quoi l’artiste France Beaudry désire contribuer. Imprégner dans notre souvenir des maisons au cachet antique, des chemins de terre, un fleuve qui nous appelle, un panorama où les saisons défilent.

Vous avez jusqu’au 30 mai pour faire un arrêt à la salle d’exposition de l’Édifice Gérard-Dallaire de La Pocatière afin de visiter l’exposition de France Beaudry, « Souviens-toi toujours » qu’elle qualifie d’hommage au temps qui passe. Native de la Gaspésie, elle demeure présentement à Rivière-du-Loup où elle exprime sur toile, à l’huile ou à l’acrylique, les sentiments qui l’habitent. À travers des paysages qu’elle nous invite à regarder autrement…

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Ses œuvres transmettent aisément une atmosphère particulière. Une touche spontanée d’où émane des formes, un assemblage de couleurs qui crée l’image. Elle ne s’attarde point aux détails, mais plutôt à l’impression, à l’émotion. Elle transpose une réalité rurale qui met en valeur la nature. Une maison aux abords d’une rue de campagne, entourée d’arbres, une église au loin, des granges, des champs, des montagnes et des forêts en trame de fond. Ses maisons ont un cachet rustique qui nous ramène au passé. C’est dans ces éléments que l’histoire de ses paysages se dévoile. Sur d’autres œuvres, elle vous transporte sur les rives du fleuve ou encore, elle vous invite à prendre une pause sur le bord d’un ruisseau… Des beautés intemporelles.

Découvrez la passion de peindre de France Beaudry, une artiste originaire de la Gaspésie qui demeure maintenant à Rivière-du-Loup. Elle vous livre, à travers ses magnifiques toiles aux couleurs chaleureuses, un peu de son âme, de cette mémoire qu’elle tient à partager avec vous…

Visitez son site web : www.francebeaudry.com pour un aperçu.

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De l’art et des gens!

Le mois d’avril se terminait avec un événement printanier rempli de couleurs! Des couleurs d’acrylique, de pastel, d’huile ou d’aquarelle, des sourires où le soleil se reflétait, une ambiance à la fête… Bref, le Symposium de St-Arsène, c’est tout ça et encore plus!  C’est un rendez-vous avec l’art, mais aussi, un instant d’inspiration énergisant!  « Un vent de couleurs »!

Cette 10e édition de l’événement a réussi à accueillir de nombreux visiteurs qui, yeux émerveillés, ont pu admirer le talent artistique qui fleurit notre région. Des artistes-peintres et des sculpteurs de Rivière-du-Loup, et ses municipalités environnantes, faisaient partie des participants, mais aussi des artistes venus du Témiscouata, des Basques, du Kamouraska, de Rimouski… et même de la région de Montréal.

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En suivant le trajet qui nous transporte d’un univers artistique à un autre, on ne cesse de s’étonner devant la diversité des styles représentés. À chaque artiste ses couleurs! Art naïf, paysager ou animalier, abstrait ou impressionnisme, portrait ou art décoratif… de tout pour tous les goûts!  De plus, certains se sont prêtés au jeu du volet innovation, soit de produire une œuvre qui les sortait de leur zone de confort. Ce fût fort intéressant de rechercher le logo qui identifiait les oeuvres résultant de ce défi ludique!  Un volet mentorat permettait également aux élèves de l’École Desbiens de réaliser une œuvre en compagnie d’un artiste auquel ils étaient jumelés. Une expérience enrichissante, de part et d’autre!

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En plus du plaisir d’admirer les œuvres exposées et leurs créateurs en action, le Symposium de St-Arsène nous offre l’opportunité de discuter avec ces généreux artistes, ce qui ajoute à la convivialité de l’événement. Lors de ma visite, j’ai pu assister à une discussion entre la présidente d’honneur du Symposium, Micheline Parent, et quelques visiteurs où elle expliquait, avec un plaisir évident, sa méthode de travail par le biais de son œuvre en cours de réalisation.

C’est ce contact direct avec l’artiste qui donne au Symposium son aspect exploratoire. D’une œuvre à l’autre, d’une discussion à une autre, se révèle l’humanité derrière une toile, derrière une sculpture en exposition. Alors, longue vie au Symposium de St-Arsène qui, après 10 ans d’existence, grandit toujours en humanité! Cet événement est devenu, au fil des ans, un incontournable lieu de rencontre dans le paysage artistique de notre région!

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Des animaux imaginaires…en pédiatrie!

MJG3Oubliez l’allure morne des murs d’hôpital, le vert malade ou le blanc aseptisé! L’unité de pédiatrie du Centre hospitalier du Grand-Portage de Rivière-du-Loup a pris des airs de conte de fée pour les enfants qui doivent y séjourner. Les bobos sont moins difficiles à supporter lorsqu’un oiseau nous fait de l’œil, qu’un poisson tourne en rond ou qu’une montgolfière aux couleurs vives nous amène dans un monde où l’imaginaire est plus fort que la douleur !

La semaine passée, Le Journal de Québec publiait un intéressant article sur l’artiste louperivoise Marie-Josée Gagnon, auteure de ces œuvres qui animent les murs du département de la pédiatrie. Je ne vous répèterai donc pas le contenu de cet article que je vous invite à consulter en cliquant ici. Ce dont je veux vous parler, et ce que Marie-Josée tient à clamer haut et fort, c’est qu’il y a toute une équipe derrière ce magnifique travail !

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Il s’agit, en effet, d’un projet que Marie-Josée Gagnon a réalisé avec la collaboration de plusieurs bénévoles : Andrée Dubé, Maryse Thériault, Nicole Saindon, Diane Caron, Nancy Dumont, Alexandra Daudelin, Eloïse Cloutier, Laurence Michaud, Audrey Michaud, Valérie Chassé, Louise Dumont et Renée Lebel, sans oublier la collaboration de Jean-Philippe Nadeau, chef de service famille enfance jeunesse, et du personnel de la pédiatrie du centre hospitalier.

Cette équipe dynamique s’est dévouée à créer ces peintures à l’image du département. Elles ont d’ailleurs adoré réaliser ce projet et, bien entendu, travailler avec Marie-Josée. « C’est venu chercher notre côté enfantin, alors peut-être que ça nous a fait du bien à nous aussi ». En effet, ces dames souriantes ont réussi à opérer un changement qui est venu égayer le quotidien des enfants qui reçoivent des soins en pédiatrie. Et le personnel approuve en réitérant que cette initiative fait vraiment une différence qu’elles peuvent voir chaque jour dans les yeux émerveillés de ces enfants.

Les salles et les chambres ont été rebaptisées en fonction de ces dessins : la chambre des hiboux, la chambre des montgolfières, la salle du petit train… Tellement plus accueillant et distrayant! Alors, félicitations à l’équipe des pinceaux qui a su manœuvrer à travers le personnel occupé et bravo à Marie-Josée qui a su diriger cette équipe d’artistes bénévoles avec brio ! L’unité de pédiatrie peut maintenant être surnommée l’unité du Royaume enchanteur de Marie-Josée!

 

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Un 5 à 7 à la hauteur… des auteurs!

Je me fais un devoir d’y assister à chaque année puisqu’il s’agit d’un événement qui, chaque fois, se renouvèle avec le dynamisme de son organisatrice, Isabelle Moffet, qui se démène pour lui donner une saveur bien particulière ! Je parle ici de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui se tenait ce jeudi, 21 avril, à la Bibliothèque Françoise-Bédard. Il s’agit aussi du grand moment tant attendu pour les auteurs amateurs qui ont prêté leur plume au concours Lire au Loup puisqu’on assistait au dévoilement des grands gagnants. En formule 5 à 7, le charmant Monsieur Mô (le lapin-mascotte de la bibliothèque) s’était aussi endimanché pour accueillir ses nombreux invités!

20160421_181009D’abord, la fameuse « Mauvaise Troupe », menée par le « Père Fouettard » alias Richard Lévesque, nous présentait quelques variations littéraires portant sur la racine des mots, soit le thème des ateliers d’écritures qui se sont déroulés cette année. Ce fût suivi du lancement de nouveau recueil Lire au Loup regroupant tous les textes participants de l’édition 2015 du concours sur le thème « Un long fleuve tranquille » (dont je fus récipiendaire du premier prix l’an passé !). Vous pouvez d’ailleurs vous procurer ce recueil au comptoir du prêt de la bibliothèque pour la modique somme de 5 dollars.

À 18h00, nous avons pu assister à un agréable moment de folie en biblio ! Annie Landreville, une auteure ayant notamment œuvré comme journaliste culturelle à la radio de Radio-Canada pendant 17 ans et collaboré au journal le Mouton Noir, proclamait l’envol du Manifeste pour le droit d’auteur ! Après avoir lu ce texte inédit, spécialement créé pour l’occasion, les spectateurs, du haut de la mezzanine, procédèrent au lancement de dizaines d’avions de papier dans un geste à la fois poétique et très ludique, mais aussi criant de vérité sur la réalité du droit d’auteur au Québec où les auteurs peinent à vivre de leurs écrits. Il s’agit donc d’une invitation à se « Tenir Droit » pour la cause littéraire.

Ce fût ensuite le dévoilement des gagnants du concours Lire au Loup pour lequel je me suis faite muette de plume cette année, mais auquel j’ai participé en étant membre du jury (nous étions 5). J’ai donc eu le plaisir de lire toutes ces belles créations sur le thème « 2050 ». En tout, 9 textes d’adolescents (13-17 ans) et 15 textes d’adultes où le thème fût une année, une adresse, un nombre de fenêtres, un nombre de jours, une quantité… Bref, l’imagination était au rendez-vous… et j’avais bien hâte de pouvoir coller un nom, un visage sur ces écrits! Bien entendu, les textes m’ont été soumis sous le couvert de l’anonymat, donc j’ignorais l’identité de ces auteurs. Et, j’ai pu constater à quel point la vision du futur de nos jeunes est négative… L’environnement les préoccupe énormément et le flot d’information dont ils sont bombardés via les médias sociaux contribue certainement à créer cette vision quasi-apocalyptique de l’année 2050.

Les gagnants de l’édition 2016 sont, dans la catégorie ado :

1er prix : Myriam St-Pierre.

2e prix : Corrine Viau.

3e prix : Léo Moffet.

Et pour la catégorie adulte :

1er prix : Marianne Rainville.

2e prix : Michel Lagacé.

3e prix : Léane Soucy.

 Félicitations à ces lauréats ainsi qu’à tous ceux qui se sont prêtés au jeu de la création littéraire !

 P.S. Voici une anecdote en lien avec le concours : la gagnante du premier prix adulte a participé au concours grâce à la lecture de l’article paru à ce sujet sur mon blogue ! J’avoue… ça m’a fait un petit velours!

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Le monde d’Amélie Belzile

Faire un tour d’horizon, c’est discuter d’un sujet en explorant tous les aspects de celui-ci. L’artiste Amélie Belzile vous propose donc, dans son exposition Tour d’horizon, une présentation visuelle de la Terre en explorant chacun des continents. Des tableaux qui se dévoilent comme autant de lieux, d’animaux, de manifestations culturelles qui distinguent chacune de ces divisions continentales. Des richesses naturelles ou ethnologiques toutes en couleurs et dont le tracé topographique définit ce style pictural unique qui donne du mouvement à ses œuvres.

À partir de ses recherches d’images et d’inspiration, elle s’approprie ses sujets par le dessin qu’elle transpose sur ses toiles à l’encre de chine. Elle utilise ainsi une technique fine et gracieuse qui s’apparente à la calligraphie chinoise. Amélie compose ses œuvres par la définition de zones concentriques qui ensuite, par l’application de la couleur avec de la peinture, créeront profondeur et volume. Mais c’est sa sensibilité d’artiste qui donne autant de prestance aux sujets qu’elle choisit de représenter.

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En Afrique, la danse de la séduction du peuple Wodaabe, les lions et les huttes du Congo. En Antarctique, les manchots empereurs et les icebergs de la mer de Weddell. En Europe, le flamenco espagnol, les ruines du temple d’Appolonia et la Cathédrale Saint-Basile de Moscou. En Asie, dragon, calligraphie laotienne et fleur de lotus. En Amérique, un magnifique Ara Macao, un perroquet coloré, Times Square et l’Ile de Pâques. En Océanie, le kangourou, la Grande Barrière de Corail en Australie et le tatoo maori. Et finalement, en Arctique, un magnifique ours polaire de Boothia. Pour ne nommer que ceux-ci !

Ces quelques exemples ne sont qu’une introduction au vaste univers coloré et inspirant d’Amélie Belzile. Mieux vaut se rendre directement au Beaulieu Culturel du Témiscouata pour en visualiser de près toute la profondeur ! L’exposition Tour d’Horizon vous est présentée jusqu’au 26 mai. Vous pourrez la visiter une heure avant les représentations de spectacles au Café de l’endroit, ou encore, pendant le 5 à 7 du jeudi.